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Pionnière dans le segment des électriques, la Nissan Leaf peut être une bonne porte d’entrée. Mais attention à bien faire le tri avant de vous lancer.
Au salon de Tokyo en 2010, Nissan ne s’attendait peut-être pas à ouvrir une nouvelle page dans l’histoire de l’automobile en présentant la Leaf. Première voiture électrique de grande série et capable de sortir du quartier, la compacte japonaise a rencontré un franc succès dans un segment alors inoccupé. Mais si elle a régulièrement été mise à jour au cours de sa longue carrière, la compacte électrique n’a jamais pu se mettre au niveau de la concurrence moderne en raison de sa base technique datée. Désormais dépassée par la concurrence en neuf, la Leaf ne profite pas de la meilleur image. Ce qui a un impact sur sa cote, permettant de passer à l’électrique à moindre frais. Un choix intéressant, à condition de choisir la bonne version selon les usages.
Aujourd’hui, aucune compacte électrique ne se situe sous la barre des 30 000 €, MG 4 Standard mise à part (29 990 €). Avec une longueur de 4,45 m (4,48 m pour la 2) équivalente à celle d’un SUV compact, la Leaf offre une belle habitabilité et un coffre de 330 l (porté à 435 l sur la dernière mouture), pour des prix bien plus abordables. De plus, si ce n’est pas le cas avec les premiers modèles, la seconde génération est toujours dans le coup avec sa dotation technologique : on y retrouve le système de conduite semi-autonome ProPilot, ainsi que la e-Pedal, la vraie, qui emmène la voiture jusqu’à l’arrêt. Sur ces dernières, les moteurs de 150 ch (40 kWh) ou de 217 ch (62 kWh) offrent de belle prestations, alors que le confort de conduite est à souligner malgré une suspension un plutôt sèche. Enfin, les modèles les plus récents sont toujours couvert par la garantie 8 ans ou 160 000 km.
Comptant parmi les premières générations d’électriques, la Nissan Leaf n’est pas un modèle de technologie. Encore plus aujourd’hui face à la concurrence bien mieux armée. Ainsi, les premières batteries n’offrent pas des autonomies confortables. Elles se montreront suffisantes au quotidien, mais guère plus. Surtout, le volet recharge souffre de la critique. D’une part, le chargeur embarqué AC de 3,3 kW est bien trop faible pour regagner de l’autonomie rapidement, surtout qu’elle devra passer par la case recharge assez souvent. Le bilan s’améliore avec le système de 6,6 kW d’abord proposé en option, puis en série. D’autre part, le port CHAdeMO par lequel peut transiter une puissance de 50 kW est rare sur la voie publique, et il ne faudra pas non plus compter sur les bornes Nissan de la première heure laissées à l’abandon (Auchan, Ikea, …). Sur l’autoroute, en revanche, il est désormais possible de s’en sortir aussi bien qu’en Twingo e-Tech. Reste que dans ce cas là, les montées en température des batteries à refroidissement passif peuvent très rapidement se révéler problématiques. Dommage ! Enfin, la finition intérieure peut faire hésiter, notamment avec les premières générations surannées.



Avec le développement très rapide des technologies, la Nissan Leaf apparaît désuète par bien des aspects. Et c’est notamment le cas avec ses technologies électriques franchement peu évoluées ou ses modes de recharge. Mais une fois le mode d’emploi assimilé, elle offre alors l’habitabilité d’une compacte telle qu’on les connaît à des prix abordables. Avec une carrière aussi longue, elle a largement eu le temps de se bonifier. Bien sûr, les premières versions sont ainsi à privilégier pour les budgets les plus serrés. Mais la Leaf 2 apparait nettement plus recommandable avec des prestations encore d’actualité. Il faudra juste penser à bien anticiper les ravitaillements en visant les bornes CHAdeMO avant de s’éloigner, ce qui n’a absolument rien d’impossible toutefois.
De rares spécialistes proposent de mettre à niveau des Nissan leaf avec des batteries de plus grande capacité, mais surtout dotée d’un meilleur système de refroidissement. C’est notamment le cas de l’entreprise hollandaise Muxsan, qui va même jusqu’à proposer l’installation d’une batterie supplémentaire dans le coffre, ou un chargeur embarqué plus puissant. Outre les aspects liées à l’homologation, les Range Extender se montrent bien trop onéreux pour le gain apporté (6 490 € pour une batterie de 11 kWh supplémentaire). Mais la grille tarifaire a aussi de quoi refroidir du côté des chargeurs : il faut compter 3 490 € pour un chargeur triphasé de 11 kW et 5 490 € pour un système de 22 kW. Sans compter que, dans tous les cas, vous devrez apporter votre voiture au Pays-Bas. C’est cher et inutile.
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Il parait que Elon Musk a exigé de ses ingénieurs un rétro-engeneering complet de la e-208 afin de percer les secrets de Stellantis. Il ne parvient pas à comprendre comment cette voiture peut être aussi performante et efficiente.
La e-C3 n'est pas encore sortie. Et j'attendrais de voir le Supertest avant de savoir si c'est une bonne affaire ou pas. La Spring était annoncée comme l'affaire du siècle avant sa sortie et on voit bien aujourd'hui la supercherie.
La e-208 d'occaz à 17k€ par contre, c'est sûr que c'est une bonne affaire.
C'est simple, c'est le VE polyvalent le moins cher trouvable sur le marché.
Par polyvalent, j'entends :
Les gens qui lisent AP vont acheter une e-C3 neuve et ils ont bien raison. Le reste, c'est trop cher ou dépassé, et souvent trop cher et dépassé.