AccueilArticlesMarché automobile en Europe : une voiture sur cinq vendue en février était électrique

Marché automobile en Europe : une voiture sur cinq vendue en février était électrique

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Les mois se suivent et se ressemblent pour les voitures électriques. Plus le temps passe, plus leur part progresse dans le mix. En février 2026, les immatriculations ont progressé de 15,8 % en Europe. Elles représentent quasiment 20 % de l’ensemble des ventes. On fait le point sur les chiffres de ce début d’année.

La part des voitures électriques atteint 19,5 %

Mois après mois, la voiture électrique confirme sa progression en Europe. Malgré un marché global en léger recul (-1,2 %), les modèles à batterie continuent de gagner du terrain. En février 2026, leur part frôle désormais les 20 % des ventes.

Février 2026 est donc un bon cru pour la voiture électrique. Le mois dernier, 190 683 unités du genre ont été immatriculées en Europe (Union européenne, EFTA et Royaume-Uni confondus). Soit une progression de 15,8 % par rapport aux 164 628 modèles livrés à la même période l’an dernier.

Certains pays tirent leur épingle du jeu. C’est le cas de l’Allemagne, premier consommateur de véhicules électriques sur le Vieux continent avec 46 275 unités livrées (+28,7 %). Mais aussi de la France, qui arrive en deuxième position avec 32 370 immatriculations (+27,8 %), loin devant le Royaume-Uni (10 563 ventes et -12,9 %). Leur part représente désormais 19,5 % de l’ensemble des ventes.

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Du Danemark à l’Italie, le grand écart

Et cette progression ne doit rien au hasard. Elle s’explique d’abord par l’arrivée progressive de modèles électriques plus accessibles, qui viennent élargir la clientèle au-delà des premiers acheteurs. Longtemps positionnées sur des segments premium, les voitures électriques investissent désormais le cœur du marché avec des citadines et des compactes affichées à des tarifs plus compétitifs, parfois sous la barre des 25 000 euros. Cette démocratisation s’accompagne aussi d’une amélioration continue des autonomies et des temps de recharge, deux freins historiques à l’achat qui tendent à disparaître.

Certains pays européens font même carton plein ! C’est le cas du Danemark, où 81,6 % des ventes sont à présent représentées par les modèles 100 % électriques. Même chose en Finlande (44,2 %), en Suède (39,6 %), en Belgique (31,5 %), aux Pays-Bas (30,4 %) et évidemment en Norvège (98 %), le champion incontestable sur l’électrique.

La France s’en sort plutôt bien aussi. Chez nous, les voitures électriques ont pesé 26,8 % de l’ensemble des ventes en février, avec les effets du dernier leasing social. C’est beaucoup mieux que les 17,9 % de l’année dernière… Mais de fortes disparités persistent : l’Italie (5 %), la Lituanie (4 %), la Roumanie (6,1 %) ou encore l’Espagne (6,8 %) sont encore largement à la traîne.

Les motorisations hybrides progressent aussi

En parallèle, l’hybride et l’hybride rechargeable continuent de progresser au détriment des carburants fossiles. Les motorisations HEV et MHEV (représentées dans une seule et même catégorie dans les calculs de l’ACEA) représentaient 38,4 % des ventes en février 2026 avec 375 862 unités livrées (+10,4 %).

De son côté, le PHEV pèse pour 96 252 immatriculations sur l’ensemble du Vieux continent (+33 %). Et sans surprise, les ventes de voitures thermiques reculent. Seules 224 754 voitures à essence ont été livrées sur la période (-17 %), et 73 451 diesel (-13,5 %). Respectivement, ces deux motorisations ne représentent plus que 22,9 et 7,5 % contre 28,1 et 8,8 % au mois de février 2025…

Bref, la transition du parc automobile européen semble désormais bien engagée. Et cela pourrait encore s’accélérer avec l’arrivée probable d’un futur bonus européen pour des voitures électriques « made in Europe ».

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