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En 2024, l’Europe a fait figure d’exception dans le monde de l’automobile. L’année dernière, les ventes de voitures électriques y ont reculé.
Si les voitures 100 % électriques sont toujours le troisième choix des Européens, derrière l’essence et l’hybride simple mais devant le diesel et l’hybride rechargeable, l’année 2024 n’a pas été glorieuse.
Entre janvier et décembre, dans l’Union européenne, leur part de marché s’est établie à 13,6 % de l’ensemble du mix. En 2023, elles pointaient à 14,6 %. Forcément, c’est une déception. Dans cette zone, les ventes ont reculé de 5,9 % à 1,45 million de voitures.
Si on élargit à l’Europe dans son ensemble, avec deux gros marchés de l’électrique que sont le Royaume-Uni et la Norvège, la part de l’électrique est plus flatteuse, à 15,4 %. Mais c’était un peu plus en 2023, et les ventes ont reculé de 1,3 %.
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Oui, il y a eu une grosse hausse des ventes de voitures électriques dans le monde en 2024Certains pays s’en sortent mieux que d’autres. En Belgique, la part des électriques est par exemple passée de 19,6 % en 2023 à 28,5 % cette année. Le Danemark aussi fait fort : de 36,3 % à 51,5 % en 2024. Sans le bonus, l’Allemagne est probablement le moins bon élève. La part de la watture est passée de 18,4 % à 13,5 %.
Comme l’électrique, l’hybride rechargeable (PHEV) a vu son volume de vente reculer de 3,9 % par rapport à 2023 pour l’ensemble du Vieux Continent. Comme nous avons pu le constater grâce aux chiffres de l’ACEA, il y a des disparités en fonction des pays, mais un constat s’impose : les voitures électrifiées ont eu du mal à séduire les consommateurs en Europe.
En parallèle, l’hybride simple (HEV) continue de renforcer sa deuxième position, avec une part de marché de 31,4 % (contre 26,5 % l’année dernière). Cela englobe toutefois les hybrides légers.
Si on prend un peu de hauteur, on constate que l’industrie automobile européenne s’en sort finalement plutôt bien. En effet, toutes motorisations confondues, les immatriculations de voitures neuves ont progressé de 0,9 % en 2024 (13 millions d’unités). L’Espagne est en forme avec une croissance de 7,1 %. En revanche, des baisses ont été observées en France (- 3,2 %), en Allemagne (- 1 %) et en Italie, avec un léger recul de 0,5 %.
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Absolument pas d’accord. Il faut au contraire accélérer sur le pur électrique pour faire des volumes qui permettent d’abaisser le prix.
Ça aura un impact non négligeable sur notre conso de pétrole qui je le rappelle est un abonnement au déficit commercial.
Les éléments qui constituent une batterie même s’ils étaient tous importé c’est 1 fois. Et en plus c’est quasi réutilisable a l’infini contrairement au pétrole qui brûle pollue et plus utilisable. Sans parler des 30% de rendement du moteur thermique contre plus de 90% en électrique
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Le souci est que si on laisse le choix aux constructeurs automobiles ils n'investiront pas dans le VE et continueront de prendre du retard. Ils ont déjà quasiment disparu du premier marché mondiale.
Il faut au contraire accélérer la transition pour donner des volumes à nos constructeurs avant qu'il ne soit trop tard (c'est peut être déjà trop tard).
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Le développement du bev en Europe n'est pas essentiellement lié au problème de pouvoir d'achat ni à la question de la charge. Le prix moyen d'achat d'un véhicule neuf en France en 2024 est de 35.000 euros. Donc une bonne partie de notre population est en mesure d'acheter un bev. Bien plus que les 14 % actuel. Cette même partie est d'ailleurs souvent propriétaire d'une maison, donc capable de recharger aisement. Je vous laisse imaginer le tableau en Allemagne...c'est du délire...si on ne pousse pas les gens concernés à se sortir les doigts du c.l on y arrivera jamais...Le vrai problème est l'aveuglement vis à vis de la problématique climatique. C'est un problème d'éducation...
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