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Coentreprise fondée par Renault et Geely, Horse Powertrain dévoile un prolongateur d’autonomie fonctionnant au méthanol. Compact et très efficient, ce nouveau groupe motopropulseur pourrait offrir une alternative à l’essence. Mais est-il vraiment plus écologique ?
Les voitures électriques à prolongateur d’autonomie pourraient-elles bientôt délaisser l’essence au profit du méthanol ? Horse Powertrain, la coentreprise créée par Renault et Geely, semble sérieusement explorer cette piste avec le HORSE D20 Methanol. Déjà présenté au salon de Pékin 2026, ce groupe motopropulseur développe 105 kW. Il associe un moteur électrique à un bloc quatre cylindres turbocompressé de 2,0 litres conçu pour fonctionner au méthanol.
La principale innovation du D20 Methanol ne concerne pas uniquement son carburant. Elle réside aussi dans l’architecture de son générateur électrique. Horse Powertrain utilise un moteur à flux axial directement monté sur le vilebrequin. Contrairement à un moteur électrique classique à flux radial, son rotor et son stator sont disposés sous la forme de disques empilés.
Selon Horse Powertrain, cette configuration réduirait l’encombrement de 46 % tout en augmentant la densité de puissance de 63 % par rapport à un moteur radial équivalent. Le rendement électrique annoncé atteint 96,4 % pour un poids de 170 kilos.
Comme tous les prolongateurs d’autonomie, le D20 n’entraîne pas directement les roues. Le moteur thermique sert uniquement à produire de l’électricité afin de recharger la batterie pendant le trajet. Horse Powertrain annonce un rendement de 47 %. Il faudrait ainsi environ 2,1 kWh de méthanol pour produire 1 kWh d’électricité.
D’après les données communiquées par l’entreprise, la recharge complète d’une batterie de 40 kWh nécessiterait environ 19,6 litres de méthanol.
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Son bilan environnemental dépend toutefois entièrement de son mode de fabrication. Aujourd’hui, une large partie du méthanol produit en Chine provient encore du charbon ou du gaz naturel. Seule une fraction est issue de ressources renouvelables ou de procédés utilisant du CO2 capté. Sans procédé de fabrication bas carbone, l’intérêt environnemental de cette technologie resterait donc limité d’un point de vue écologique. Reste un avantage en matière de souveraineté énergétique puisqu’il permet de limiter le recours aux importations de pétrole.
Si ce prolongateur au méthanol parait relativement nouveau en Europe, son développement s’inscrit dans une stratégie plus large menée par Geely depuis 2005 en Chine. Le constructeur a déjà commercialisé plusieurs véhicules compatibles avec le méthanol, dont des versions hybrides de l’Emgrand M100, et investi en parallèle dans la production de méthanol renouvelable.
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https://wiki.marcluerssen.de/index.php/Fuel_Energy_Density
Methanol 4.3 kWh/L donc 19.6 litres = 84.28 kWh.donc oui ça colle.
Après il reste de savoir combien de kWh il faut pour produire un kWh de méthanol et voire si ça serait pas plus intéressant de produire de l'électricité a la place.
Je le comprends plutôt comme ça : il faut 20 litres de methanol à ce moteur pour parcourir 280 km (7km/kW).
Soit un magnifique rendement de ... 7 litres/100 km.
II y a pire. Mais il y a mieux.
Mais il y a surtout la question de la fiabilité.
Déjà que la partie électrique peut réserver des surprises.
Alors avec tout un moteur thermique à coté ...