L’Égypte se met au vert et prévoit de convertir 100 000 véhicules thermiques en électriques

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Photographie : Unsplash

Le gouvernement égyptien va collaborer avec les start-ups Shift EV et BluEV pour accélérer la transition de son parc automobile vers l’électrique. En Égypte, 100 000 véhicules thermiques vont être convertis en électriques sur cinq ans.

Toutes les deux basées au Caire, ces deux jeunes pousses égyptiennes sont spécialisées dans les solutions de e-mobilité. Le lundi 5 juin 2023, le gouvernement leur a donné le feu vert pour leurs projets respectifs. Shift EV prévoit donc de convertir 100 000 véhicules à combustion interne (le même projet que Phoenix Mobility en France) dont 80 000 camionnettes et 20 000 monospaces.

De son côté, BluEV envisage la conversion des véhicules à deux et trois roues. La start-up veut mettre en place un système de leasing sur les batteries et promet à ses futurs clients de faire des économies sur le carburant. En parallèle de ces deux initiatives, l’Égypte compte déployer une stratégie pour structurer la production nationale de véhicules électriques.

Il y a quelque temps, le gouvernement égyptien a notamment conclu des accords avec Foton et Geely pour produire des bus et des voitures électriques en Égypte. El Nasr, l’entreprise de construction automobile historique du pays, a aussi signé un accord avec la société chinoise Dongfeng Motor pour fabriquer des voitures électriques en Égypte.

En octobre 2022, le Sénat égyptien a approuvé un projet de loi visant à créer un « Conseil suprême de la construction automobile ». Son rôle est de favoriser le développement de l’e-mobilité en Égypte.

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Avis de l'auteur

L’Égypte sonne la charge pour passer à l'électrique à grande échelle. Le Président Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré en marge de la COP 27 que « nous travaillons très dur pour accélérer la transition verte en élargissant le recours aux énergies renouvelables et aux transports propres ». Il y a, depuis trois ans, une volonté gouvernementale de faire passer le pays dans une nouvelle ère de la mobilité. L'accord signé entre le constructeur El-Nasr et la société chinoise Dongfeng en est un exemple parfait. C'est une très bonne nouvelle de voir une économie émergente s'investir autant pour favoriser la transition de son parc automobile vers l'électrique.

Valentin Cimino

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Bernard42il y a 3 ans

Exact !

Et par grand froid, ce n'est pas bon non plus car il y a le phénomène de "Lithium plating".
C'est pour ça que la recharge est bridée par temps froid. C'est pour éviter de tuer la batterie.

Gearheadil y a 3 ans

Le test a été effectué entre 45 et 48 degrés.
En dessous de 45 ça allait encore mais au-delà la batterie fondait.
Pour la recharge le constructeur imposait une température max de 35 degrés et à l’ombre.
L’électrique n’est pas encore prêt pour les climats extrêmes.

Bernard42il y a 3 ans

Même les panneaux solaires n'aiment pas trop la chaleur en réalité... A partir de 50°C, ça les dégrade... Comme les batteries.

En été, en pleine canicule, on réalise une diminution de la production pour éviter de faire chauffer encore plus les panneaux avec l'effet joule du courant. Donc contrairement à ce qu'on peut penser, en plein soleil d'été, les panneaux produisent... Rien.

Donc dans des pays comme l'Egypte, c'est encore plus hardcore. Il vaut mieux des fours solaires. C'est plus malin.
Plutôt que de poser des panneaux photovoltaïques qui vont tenir 8-10 ans max...

Ou sinon, il faut une installation de panneaux solaires avec un système de refroidissement hydraulique. Et là, c'est parfait, production maximale

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