Le prix des voitures électriques commence (enfin) à baisser

La suite de votre contenu après cette annonce

Comme chaque année, l’Institut des Mobilités en Transition publie son baromètre sur l’évolution du prix des véhicules neufs en France. Une mine d’informations essentielle pour comprendre les grandes tendances du marché. On découvre dans cette nouvelle édition que les prix des voitures baissent enfin, et notamment du côté de électriques. Tour d’horizon pour tout comprendre.

Après plusieurs années marquées par une envolée des tarifs sur le marché des véhicules neufs en France, le baromètre 2025 de l’Institut des Mobilités en Transition apporte un premier signe d’accalmie. Les prix amorcent une baisse, même sur l’électrique !

Le prix des voitures neuves amorce enfin sa décrue

L’évolution est modeste, mais elle marque une rupture. En 2025, le prix moyen d’un véhicule neuf vendu en France a reculé de 2 % par rapport à 2024. Il est passé de 35 200 à 34 600 euros. Ce mouvement ne gomme évidemment pas la flambée observée depuis la crise sanitaire : entre 2019 et 2025, le prix moyen a tout de même progressé de 29 %, passant de 26 900 à 34 600 euros. Autrement dit, le marché respire un peu, mais les voitures neuves restent nettement plus chères qu’avant…

À lire aussi
Voici combien les gros rouleurs peuvent économiser en passant à la voiture électrique

Cette inflexion s’explique d’abord par un changement de composition du marché. Les acheteurs se sont légèrement détournés des modèles les plus haut de gamme. Cette « redescente en gamme » contribue mécaniquement à faire baisser le prix moyen. Elle traduit aussi une réalité évidente : après plusieurs années de hausse, le budget automobile est devenu un critère de plus en plus déterminant. De quoi inciter les vendeurs à se faire plus généreux, avec des stocks bien garnis. Après avoir maximisé la rentabilité, des marques repartent à la conquête des volumes.

Une tendance encore plus marquée sur l’électrique

Mais le signal le plus intéressant concerne les voitures électriques. Pour la première fois depuis 2019, leur prix moyen baisse. On parle d’un recul de 4 % en 2025 par rapport à 2024. Sur cette motorisation, le tarif moyen est passé de 40 700 € en 2024 à 39 000 € en 2025. Sur l’ensemble de la période étudiée (2019-2025), l’augmentation n’est « que » de 7 %, quand elle est de 29 % sur l’essence, 32 % sur le GPL et de 18 % sur le diesel… Le tout-électrique ne s’en sort donc finalement pas si mal !

L’écart se réduit avec le thermique

Cette évolution est importante, car le tarif des wattures fait toujours partie des freins à une démocratisation générale. Certes, le prix moyen de vente des électriques est aussi tiré vers le bas par l’arrivée de modèles moins chers. Mais si on regarde par catégorie, le baromètre montre que l’écart avec les modèles thermiques comparables se réduit.

Sur le segment B, celui des citadines polyvalentes, la différence serait passée de 7 700 euros en 2024 à 4 300 euros en 2025. Sur le segment C, elle tomberait même à 2 300 euros. Sur le segment D, le 100 % électrique est carrément moins cher que le thermique. Le plus gros écart en faveur du thermique est sur le segment A.

Plusieurs facteurs expliquent ce rapprochement. D’abord, les constructeurs ajustent leurs prix pour vendre davantage de modèles électriques et respecter leurs objectifs européens de réduction des émissions de CO2. Ensuite il y a la baisse du coût des batteries, notamment avec la montée en puissance du LFP. À cela s’ajoute l’effet des aides publiques, qui rendent certains modèles électriques plus compétitifs face à leurs équivalents thermiques, en particulier pour les ménages éligibles.

Un marché automobile encore sous tension ?

Il faut toutefois nuancer le tableau. Cette légère baisse des prix ne signifie pas que la voiture neuve redevient abordable pour tous. Le marché reste fragilisé, avec des volumes toujours inférieurs à ceux de 2019 et une part des ménages modestes en recul dans les achats de véhicules neufs. On ne peut donc pas parler d’un retour à la normale. En revanche, cette décrue arrive au bon moment pour l’électrique. L’année 2025 pourrait marquer le début d’un changement de cycle. On le voit déjà depuis quelques mois…

Cet article vous a plu ? Lancez la discussion

Accéder au forum

Nos guides