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Le cap du millionième véhicule électrique vendu sur le marché français vient d’être franchi. Et les ventes se sont fortement accélérées ces derniers mois.
Nouvelle année record pour le véhicule électrique en France. En 2023, 328.512 voitures particulières et utilitaires électriques ont été immatriculés dans l’Hexagone selon le pointage de l’Avere. Soit une hausse de 45 % par rapport à 2022 !
Grâce à ce gros score, les modèles branchés ont passé un cap symbolique : fin 2023, le millionième véhicule branché a été immatriculé en France. Preuve de l’explosion des ventes, le total a doublé en deux ans, puisqu’on était à 470.000 fin 2021. Et en 2017, on était à un peu moins de 100.000.
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Voici le top 20 des voitures électriques les plus vendues en 2023 en FranceAlors que certains pensaient que l’électrique avait atteint un plafond en 2023, autour de 13 % des ventes, la part de marché a atteint des niveaux records en fin d’année, avec 20 % en novembre et décembre, soit un véhicule sur cinq. Il y a certes eu un effet d’accélération des immatriculations avant la fin du bonus pour plusieurs véhicules. Mais ce résultat prouve que la voiture électrique fait de plus en plus d’adeptes, plus vite qu’on ne l’aurait pensé.
L’offre s’est fortement élargie ces derniers mois, avec des modèles capables de s’affranchir des points de blocage, à savoir une meilleure autonomie et des prix plus accessibles. Sur ce dernier point, 2024 sera une étape majeure, avec l’arrivée d’une nouvelle génération de citadines aux tarifs attractifs (Citroën ë-C3, Renault R5…), tandis que la guerre des tarifs va s’intensifier chez les modèles familiaux.
S’il a fallu plus de dix ans pour atteindre la barre du million d’électriques (Nissan a lancé sa Leaf en 2011, Renault sa Zoé en 2013), il est clair que ce sera nettement plus rapide pour le deuxième million. Cela pourrait arriver en deux ans.
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Bien sur que chaque est particulier. J'ai pris sciemment un exemple un peu provocateur de grosse voiture circulant en ville. Avec une petite citadine à essence genre C1 ou 106, c'est plutôt un réservoir de 50 litres et une consommation de 6 à 7 litres aux cent km.
Dans votre cas ( vous habitez en ville et vous travaillez à 50 km de votre lieu de résidence, mais je ne crois pas que ce soit la majorité des cas, généralement on habite en ville et on travaille en ville ou on habite à la campagne et on travaille en ville), aucun problème pour utilisez un VE comme ceux que j'ai cités ( ZOE, 208 et les futurs R5 ou C3) : il serait surprenant que vous n'ayez sur votre trajet de 50 km des bornes ou des stations de recharge permettant de récupérer en quelques minutes une bonne autonomie. Par exemple, une recharge rapide de 10% à 50%, pour optimiser la puissance de charge, avec une batterie de 50 kWh, une consommation de 14 kWh aux cent km ( c'est celle da ma TWINGO ZE sur le même genre de trajet) et une borne de 100 kW, vous récuperez 20 kWh, soit 130 km, en 12 minutes de branchement. Pour vos 90 km quotidiens, une dizaine de minutes par jour peuvent suffire ( ou 30 à 40 minutes tous les 3 jours). Evidemment, c'est une contrainte, mais ce n'est pas sûr qu'elle soit équivalente à celle d'une recharge dans la rue en ville : trouver une borne au retour du travail, se brancher, revenir à pied à sa maison de ville ou à son appartement, retourner à la voiture au milieu de la nuit pour la débrancher ( il y a des frais pour branchement recharge terminée...), trouver à nouveau une place de stationnement, retourner à son domicile...
N'oubliez pas les problèmes de bornes déjà occupées, des bornes squattées par des VT ou des VE charge terminée, des bornes en panne...
Autre possibilité, beaucoup plus pratique et moins onéreuse : la recharge à destination. Vous n'avez pas la possibilité de charger chez vous en ville, mais pourquoi pas sur votre lieu de travail? C'est ce que fait ma fille avec sa DACIA SPRING, pour ses 90 km AR, avec l'accord de son employeur. Recharge gratuite et pas de perte de temps. C'est ce que j'ai fait dans les années 2000 avec mon premier VE, une 105 électrique avec batterie à plomb..., mais là je payais mon électricité à mon employeur ( 15 euros par mois., pour mes 90 km quotidiens, la recharge à destination était obligatoire, car l'autonomie de la 105 était de 75 km en faisant attention...).
C'est bien pourquoi je maintiens qu'acheter un VE quand on n'a pas une possibilité de recharge à domicile ou sur son lieu de travail est aujourd'hui un choix pas vraiment judicieux. Le jour où l'autonomie réelle des VE sera de l'ordre de 600 à 800 km, pourquoi pas, mais il faut attendre un peu...Cette autonomie était de l'ordre de 80 à 150 km en 2010 ( C Zéro, première ZOE, Nissan LEAF), elle est de 300 à 400 km aujourd'hui en 2024, 600 km à ce rythme en 2040?
Pardonnez-moi, mais je vais être direct: votre réponse est à côté de la plaque.
Premier point: vous prenez l'exemple d'une grosse cylindrée (pour consommer 8l aux 100km en ville on parle d'une très grosse voiture) avec un réservoir minuscule de 40l. Un tel véhicule doit bien exister, mais statistiquement c'est non significatif.
Second point: vous partez du principe qu'habiter en ville signifie nécessairement travailler et conduire en ville. Là encore, vous vous trompez lourdement. Dans les petites villes rurales comme la mienne où l'emploi est rare (pas "d'emplois de bureaux" ici), devoir prendre sa voiture pour travailler dans un rayon de 40 à 50km est extrêmement courant. Sans voiture, pas de taf. Et je peux vous assure que la file d'attente au péage de la barrière d'autoroute, assez longue matin et soir, confirme mes dires.
Un aperçu de ma situation (qui est assez courante dans ma petite ville de province): 90km par jour de trajet domicile+travail, dont 60km d'autoroute, 20km de route et 10km de ville/périurbain. De manière plus générale, l'autoroute repréente 50 à 60% de mes 20 000 km annuels, l'urbain 10% maximum (je ne suis pas assez stupide pour rouler principalement en ville dans un mazout). Ma Megane diésel consomme avec une régularité de de métronome 5.3l aux 100km en moyenne annuelle, soit avec son réservoir de 60l, autour de 1100km d'autonomie (juste le double de votre estimation au doigt mouillé, en passant). Entendons-nous bien: je ne parcours évidemment jamais 1100km d'une traite, ni même 500km. Il se s'agit évidemment pas de fantasmer sur un VE avec 1000km d'autonomie. Un VE avec 300-400km d'autonomie me conviendrait parfaitement (en fait, ça dépasse mes moyens financiers actuels, mais le problème n'est même pas là). Ce qu'il faut retenir, c'est que effectivement je n'ai à faire qu'un plein de 5mn tous les 10 jours. Avec un VE, à une moyenne de 16-17kWh aux 100km (c'est ce que je fais avec la Zoé de ma soeur sur mon trajet quotidien, et encore sans clim ni chauffage), il me faudra autour de 14-15kWh par jour rien que pour le travail: ce sera une recharge tous les 3 jours avec un VE équipé d'une batterie convenable (au minimum 45-50kWh utile), tous les 2 jours sinon. Alors pour une recharge tous les 15 jours, vous repasserez, hein. De manière générale, une recharge tous les 15 jours, avec un VE doté d'une batterie moyenne, c'est pour les tous petits rouleurs - retraité, ou salarié qui travaille très près de son domicile et qui du coup ferait mieux de prendre le vélo ou les TC -.
Et il se trouve que, dans ma petite ville un peu rurale et déshéritée, nous sommes pluieurs centaines dans une situation analogues (longue navette quotidienne, habitat dans des résidences anciennes sans parking). Donc non, les bornes dans les parkings souterrains (d'ailleurs inexistant ici, les parkings souterrains c'est un truc de grande ville) ne suffiront jamais. Il faudra des bornes de voirie. En nombre, Il n'y a pas d'autre solution pour passer au VE (ce qui est nécessaire et inévitable). Ou alors les vieux VT continueront à rouler longtemps. Ou alors il faudra bien indemniser l'inactivité, puisqu'ici sans mobilité, pas de boulot (et avec un chômage de plus de 10% on est déjà bien pourvus en inactifs).
Mais votre post a ceci d'intéressant qu'il est révélateur d'une certaine méconnaissance des contraintes quotidiennes d'un grand nombre de nos concitoyens qui vivent en-dehors des grands bassins d'emplois, méconnaissance partagée par de nombreux décideurs publics.
Que pense le français moyen du véhicule électrique: