La France se dote d'une feuille de route ambitieuse pour son industrie automobile

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Le gouvernement et les principaux acteurs de la filière automobile nationale viennent de signer un nouveau contrat stratégique afin de soutenir la transition énergétique du parc automobile français.

Le contrat stratégique de la filière automobile (CSF) a été officiellement signé en ce mois de mai 2024, après plusieurs mois de travaux, pilotés par la Plateforme de la Filière Automobile (PFA) pour l’industrie, et l’organisation professionnelle Mobilians, représentant les métiers de la distribution et des services de l’automobile dans l’Hexagone.

Des objectifs ambitieux

Avec la signature de ce contrat, le gouvernement confirme à nouveau son engagement en matière de décarbonation du parc automobile français pour la période 2023-2027. Compte tenu de l’ambition d’atteindre la neutralité carbone en 2050, et de la fin de la commercialisation des véhicules légers thermiques neufs, à compter de 2035, imposée par le « Green Deal » européen, les pouvoirs publics français fixent un objectif de production de 2 millions de véhicules électrifiés en France d’ici à la fin de la décennie. Pour ce faire, l’État « s’engage à poursuivre les dispositifs de soutien à l’achat et à location de longue durée (bonus, leasing électrique, suramortissement pour les professionnels, soutien spécifique pour les poids lourds) jusqu’en 2027 », tout en rappelant « la nécessité d’un cadre incitatif au verdissement des flottes d’entreprises », précise le communiqué officiel.

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De nouvelles dimensions incluses au contrat

Par ailleurs, à l’initiative de Mobilians, le nouveau CSF promeut davantage de mesures en faveur de la décarbonation du parc roulant, à l’image d’actions en faveur de l’éco-entretien, de l’écoconduite, de l’industrialisation du rétrofit, ou encore du recours à du carburant décarbonés pour les véhicules thermiques et hybrides. Par ailleurs, la filière ambitionne de développer le recours à l’économie circulaire grâce aux pièces détachées de réemploi, en menant notamment des actions de sensibilisation auprès des réseaux de réparation, ou en favorisant des mesures incitatives telles que la TVA à taux réduit par exemple. Enfin, les signataires entendent développer les nouvelles mobilités et la mobilité partagée à travers le covoiturage ou le renforcement du Forfait Mobilités Durables, en élargissant son périmètre (location, recharge électrique…) et en faisant mieux connaître le dispositif à destination des entreprises.

Mobilians, acteur clé de la transition

Précisons toutefois que le contrat stratégique de la filière automobile, fraichement signé, ne présente pas de volet budgétaire spécifique. Il n’en reste pas moins que « Mobilians accompagnera lors des prochains mois l’instauration et le suivi des projets structurants définis dans ce contrat stratégique, pour accompagner la mutation des services de l’automobile, en contribuant à la fois à la transformation et à la compétitivité des entreprises », indique l’organisation professionnelle.

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JMV59910il y a 2 ans

Aucun investisseur de "bornes de recharge de proximité" ne prendra le risque de se les faire bruler lors de futures émeutes urbaines (et à fortiori dans les "zones sensibles" là ou elles seraient pourtant les plus utiles pour ceux qui habitent en immeuble et ne peuvent pas dérouler 100m de câble jusqu'à leur parking en surface). Et c'est pour cela qu'on les installe sur les Autoroutes (Ionity, Allego, Mobility...) ou près des Hôtels de luxe (Tesla), loin des risques de Vandalisme (se rappeler le pourquoi du fiasco Autolib à Paris, par ex...). Je crains, dès lors, que le BEV reste un produit de salariés/retraités en Maison individuelle ou de VRP/Manager en déplacements pro majoritairement Autoroute-Hotel...

JMV59910il y a 2 ans

De rappeler (source statbel.fgov.be) le "RFR" 2021 par habitant , Flandre 21776€ , Wallonie 19192€ , Bruxelles 16068€ (il est là le paradoxe que c'est la région la plus densément peuplée qui ne pourra pas suivre la politique du "tout VAE").En IdF le mème paradoxe se poserait entre "Paris et Hauts de Seine(75+92 : 28800€) et Autres départements petite couronne (91+93+94 : 20400€).

Polarisil y a 2 ans

En effet, le développement des infrastructures de recharge de proximité de voirie - notamment en zone urbaine - est actuellement beaucoup trop squelettique pour qu'une part importante des 30 % d'automobilistes français qui ne possèdent pas de parking et se garent sur la voie publique, puisse sérieusement envisager de passer au VE.

L'autre problème à traiter rapidement va etre le coût de la recharge sur ces bornes publiques 7/11kW, qui a littéralement flambé avec la généralisation de la facturation partielle au temps passé : si 40 ou 50cts le kWh est acceptable pour des recharges occasionnelles sur des bornes Haute Puissance lors des grands trajets, ce niveau de tarif est clairement hors de portée pour les automobilistes qui n'ont pas la chance de pouvoir recharger à domicile et qui devront s'y brancher de manière habituelle.

Cette problématique est pour le moment complètement négligée par les pouvoirs publics.

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