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Que vaut le nouveau SUV électrique signé Mercedes-Benz ? La promesse est la suivante : de la polyvalence, de belles performances électriques, et une grande autonomie pour prendre la route. Notre essai du Mercedes GLB 250+ AMG Line avec technologie EQ.
Il n’y avait pas que la nouvelle CLA Shooting Brake électrique dans les Baléares. Après notre essai du break Mercedes CLA 350 4Matic, nous avons pris le volant d’une autre nouveauté majeure : le GLB électrique. Pas de transmission intégrale cette fois-ci, mais la motorisation intermédiaire en propulsion, déjà bien suffisante. Au programme donc : toujours une autonomie très rassurante, des performances électriques bien exécutées, une recharge ultra-rapide… Le tout avec le style premium et l’approche high-tech d’une Mercedes moderne, dans la polyvalence d’un SUV électrique 5 ou 7 places. Voici notre essai complet du nouveau Mercedes GLB 250+ AMG Line depuis Majorque.
Membre important du gros renouvellement de la gamme Mercedes, le GLB électrique a beaucoup de cases à cocher. Et, tendance oblige, cela passe par le style. Il s’agit donc d’un SUV (pas coupé, ouf !) à la silhouette très semblable au Smart #5, mais traité à la Mercedes. Nous retrouvons ainsi une face avant plus musclée que sur le break, avec sa grande calandre aux 94 étoiles LED, et bien sûr le feux reliés par le bandeau lumineux au bout du capot.
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Essai Mercedes CLA Shooting Brake : encore mieux en break électrique !Mais c’est surtout de profil et de l’arrière que la ressemblance avec le Smart est frappante. Des lignes plutôt cubiques, une custode arrière qui remonte subtilement, de larges ouvrants à l’arrière également, et des poignées affleurantes rétractables pour notre Mercedes GLB 250+ en finition AMG Line. Rappelons qu’en Progressive Line, ce sont des poignées classiques. Même comparaison pour l’arrière et ses feux descendant sur les côtés.
Le GLB électrique a tout de même pour lui ses arches de roues anguleuses et ses étoiles dans les feux. N’oublions pas le pack Sport Black ici, avec ses éléments noir brillant (rétroviseurs, verre teinté foncé, barres décoratives). Le format est quant à lui en accord avec la promesse de polyvalence et est identique au modèle hybride. Ses dimensions : 4,72 m de long, pour 1,86 m de large, et 1,69 m de haut. L’empattement est généreux avec ses 2,89 m, et le Mercedes GLB 250+ repose sur des roues de 19 ou 20 pouces.
Le coffre affiche quant à lui de 540 à 1 715 l sur toutes les versions. Un volume comparable à celui du SUV hybride rechargeable Lynk & Co 08 par exemple. Enfin, un frunk de 127 litres permet d’accueillir deux bagages cabine sous le capot. Sans surprise, les assemblages et finitions du SUV sont impeccables, et la qualité perçue est au rendez-vous.
Le Mercedes GLB 250+ nous accueille dans un habitacle spacieux et résolument premium, à commencer par la dotation technologique. Nous avons droit au MBUX Superscreen complet : combiné de 10,25 pouces derrière le volant, écran central de 14 pouces, écran passager de 14 pouces également. La même que dans le Mercedes VLE que l’on découvrait récemment. L’interface complète et très riche (parfois trop, comme sur l’écran de navigation GPS entre caméra contextuelle et réalité augmentée) brille par sa réactivité.
C’est fluide, véloce, rien à redire. Si le volant est très réussi, on regrettera certaines commandes tactiles trop sensibles, déclenchées par inadvertance. De même, le choix de deux commandes de vitres pour quatre vitres nous fait tiquer, mais c’est un détail. Pour le reste, l’ergonomie va au plus simple. On s’installe, on passe en D, on démarre. Console centrale, rangements, et commandes multimédia en accès direct sont accessibles.
Moins visible que sur la CLA Shooting Brake, le toit panoramique de série a un réel intérêt à bord. Déjà, parce qu’il maximise la garde au toit, avec plus d’espace pour la tête d’avant en arrière. Mais aussi parce qu’il est occultant façon Renault Solarbay, parfait pour profiter de la lumière, ou bloquer la chaleur tapante. La « Mercedes touch » ? Le Magic Sky et ses 158 étoiles intégrées au verre, pour une prolongation inédite de l’éclairage d’ambiance.
L’habitabilité arrière profite du grand empattement : bel espace aux jambes et aux coudes, les genoux moins haut que dans la CLA, et un passager du milieu un petit peu mieux installé malgré le dossier (accoudoir) raide. N’oublions pas la possibilité d’ajouter un troisième rang pour passer à 7 places (+1 350€). Nous y privilégierons les enfants pour des raisons évidentes, mais le soin apporté aux sièges n’a rien à envier au Volvo XC90.
Basé sur la plateforme MMA, le GLB électrique reprend les motorisations de la CLA : GLB 200 (propulsion, 165 kW / 224 ch / 335 Nm), GLB 250+ (propulsion, 200 kW / 272 ch / 335 Nm), et GLB 350 4Matic (transmission intégrale, 260 kW / 354 ch / 515 Nm). Les 0 à 100 km/h sont donnés à 8,2, 7,4, et 5,5 s, pour une vitesse maximale de 210 km/h. Pour cet essai, nous avons opté pour la motorisation intermédiaire, amplement suffisante pour un usage du quotidien.
En ville et autour, l’accélération progressive du Mercedes GLB 250+ et son fonctionnement silencieux sont particulièrement appréciables. Seuls les bruits pneumatiques se font entendre, grâce à une isolation acoustique remarquable (sans vitrage acoustique !). On profite ainsi pleinement des qualités d’une conduite 100 % électrique : douceur constante, vivacité instantanée au besoin, sans jamais se faire peur. Une « force tranquille » qui répond parfaitement aux attentes.
En dehors de la ville et sur les routes permettant de donner un peu de rythme, le SUV électrique surprend agréablement. Et ce, pas tant par ses performances pures, que par ses qualités dynamiques. Malgré son format et ses 2 195 kg, le Mercedes GLB 250+ bénéficie d’un bon maintien de caisse même dans les virages appuyés. Forcément, il faudra mieux anticiper le freinage et ses effets sur les transferts de charge, mais on s’y plaît plutôt bien.
Si la version GLB 240 4Matic sécurise davantage, la propulsion permet un brin de fun, même si c’est loin d’être le terrain de prédilection du familial électrique. Le typage privilégie tout de même le confort de voyage à la fermeté dynamique, pour un GLB très équilibré dans l’ensemble. Quant au changement de rapport de boîte (2 vitesses), il est très rarement perceptible et ne dérange jamais dans l’absolu.
Pour finir avec le freinage, celui-ci est presque entièrement effectué par récupération, avec une puissance allant jusqu’à 200 kW. Concrètement : il y a beaucoup de frein moteur avant d’attraper les étriers et sentir le freinage hydraulique. Pour maximiser son effet, quatre niveaux de régen’ ajustés au commode droit : aucune (roue libre), normale, forte, et automatique. Ce dernier s’appuie sur les données en temps réel (capteurs, route, conduite, GPS) pour ajuster intelligemment la récupération d’énergie.
Quant au mode le plus puissant, il est… vraiment puissant. Une conduite One Pedal très efficace jusqu’à l’arrêt complet, mais attention au bien-être de vos passagers. Comme pour la CLA Shooting Brake, j’aurais aimé une palette façon Cadillac Lyriq pour exploiter la regen avec précision au fil de mes trajets. Enfin, l’alimentation électrique du Mercedes GLB 250+ repose sur une grosse batterie NMC de 85 kWh nets.
Avec une consommation mixte WLTP indiquée entre 15,8 et 18,3 kWh/100 km, elle autoriserait entre 464 et 537 km d’autonomie. Pour notre Mercedes GLB 250+, l’autonomie urbaine optimale est donnée de 673 à 802 km. De notre côté, un premier parcours urbain/péri-urbain sur 50 km indique 15,7 kWh/100 en conduite douce. 100 kilomètres plus tard entre virages et montées, sans spécialement conduire économiquement, on se stabilise à 17 kWh/100 km.
Enfin, avec mode Eco et régulateur adaptatif Distronic engagé entre départementales et autoroute, nous relevons 18,3 kWh/100 km. Soit des valeurs cohérentes avec la promesse WLTP ! L’architecture 800 V et la charge rapide à 320 kW autorisent quant à elles de récupérer jusqu’à 320 km en seulement 10 minutes. À noter qu’un convertisseur est proposé en option, pour la compatibilité avec les bornes 400 V. Enfin, compter 22 kW en AC. Le V2L sera également disponible pour le GLB électrique.
Belle surprise que ce GLB électrique ! De son packaging premium à ses performances électriques, c’est bien dans sa motorisation intermédiaire que le SUV allemand nous séduit. Plus puissant et polyvalent que le GLB 200, moins cher que le GLB 350 4Matic, le Mercedes GLB 250+ semble être la version à choisir. Comme la CLA Shooting Brake, il n’est pas donné. Mais, à partir de 46 950 € pour un premium électrique allemand en GLB 200 Progressive Line, il se défend plutôt bien selon nous. Quant au plus puissant GLB 350 4Matic en transmission intégrale, il démarre à 61 100 €. Un surcoût loin d’être rédhibitoire pour qui souhaitera la puissance maximale.
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Le design est vraiment très lourd , du mauvais Mercedes j'ai envie de dire . Ca fait presque chinois l’arrière et caricature de Mercedes la face avant .
Pour le reste ce SUV a l'ait très bien , efficience , confort , finition , que des qualités .
Dommage de ne pas avoir testé la version GLB 200 de 224cv , un 0 a 100 en 8.2s c'est deja excellent .Ces entrées de gamme ont les mêmes moteurs que les milieu de gamme bridés artificiellement en cv mais disposent exactement du même couple , je suis pret a parier que l'agrement doit etre extremement proche et pire qu'une majorité de conducteur n'y verait aucune difference d'utilisation . Surtout pour un suv familiale .
Bref c'est peut être bien ce GLB 200 équipé de jantes raisonnables qui serait la bonne version ce d'autant plus qu'il va bénéficier de la prime CEE ce qui va mettre a 43.5 k€ un SUV Mercedes architecture 800V , efficience ok , taille de batterie ultra suffisante et fabrication Europe .
Et la c'est très compétitif , les chinois sont largués en efficience et le tesla n'a pas le 800V . Donc objectivement c'est mieux qu'un G6 ou qu'un Y LR prop
Après reste la politique d'option mercedes et la on rentre dans la quatrième dimension et mieux vaut ne plus comparer avec le G6 ...
vu les 1m69 de haut attends toi à un massacre à 130kmh. Déjà en WLTP <500km pour 85kWh comparé à une ID7 optimisée faisant un très suffisant 1m54 !
1,69 m de haut !! en effet ça pénalise l'autonomie qui (même selon le très lent cycle WLTP) à moins de 500km malgré la grosse batterie de 85 kWh... Sur autoroute les pauses seront fréquentes mais rapides (800V). JE préfère la philosophie 400V optimisées d'une ID7 haute de 1m54 !!