Essai Cupra Raval VZ : une citadine électrique efficace, l’esprit rebelle en plus

Sommaire

La suite de votre contenu après cette annonce

Essai Cupra Raval VZ
Essai Cupra Raval VZ

Cupra lève le voile sur sa nouvelle voiture électrique à destination des villes, mais pas que. Derrière un style toujours aussi radical et caractériel, la citadine promet compacité, polyvalence, et « esprit rebelle » de bout en bout. C’est parti pour notre essai complet de la Cupra Raval VZ.

Du nouveau chez Cupra ! Le spécialiste de la rébellion du groupe Volkswagen lance sa citadine électrique aux ambitions polyvalentes. Pour la première fois, l’ADN de la marque espagnole animera donc un modèle sur ce segment concurrentiel. Au programme : un style 100% Cupra dans un format urbain, une autonomie capable de prétentions routières, et un espace optimal à bord. Le tout à la sauce Cupra, entre look dynamique et approche sportive, en passant par une dotation high-tech complète à bord. Direction Barcelone et ses environs pour cet essai de la nouvelle Cupra Raval VZ, à partir de 25 995 €.

La Cupra Raval côté look : baby Tavascan

Audacieux et émotionnel, dynamique et sportif, résolument rebelle. Une fois n’est pas coutume, ce sont les termes qui caractérisent Cupra depuis sa prise d’indépendance de Seat. Sans surprise, la nouvelle citadine électrique de la marque applique donc la même recette. Véritable mini Tavascan dans sa silhouette, la Cupra Raval VZ a belle allure. Les lignes tendues commencent dès la face avant, avec un regard affûté et un bouclier musclé.

À lire aussi
Cupra veut laisser cet élément de style à Ferrari !

Signature LED et logo rétro-éclairé en partie haute, rideaux d’air stylés en partie basse, le « Shark Nose » donne le ton. Une appellation que l’on trouve plus adaptée ici qu’à la Mercedes CLA, qui reprend les mêmes termes. Le design se poursuit vers un profil minimaliste « inspiré d’un casque », dont le travail aéro passe par les poignées affleurantes (illuminées !).

Un style toujours aussi affirmé pour la Cupra Raval VZ
Un profil inspiré d'un casque
Une poupe relevée façon Cupra Tavascan
Une version plus agressive de la cousine ID Polo !
Une première incursion sur le segment des citadines électriques pour la ville

Profil permettant d’apprécier la compacité de la citadine, avec des porte-à-faux courts et une ceinture de caisse haute. Allure engagée sur l’avant oblige, l’arrière de cette Cupra Raval est plus haut perché. On y retrouve l’incontournable bandeau transversal avec son logo illuminé, et une signature en triangle dans les feux arrière. Le détail qui nous interpelle ? Cet énorme diffuseur à la base du hayon, aussi exagéré que pleinement assumé par la citadine.

À l’instar de l’ID.Polo, l’Espagnole reste aussi plus compacte que ses muscles ne laissent imaginer. Ses dimensions : 4,04 m de long, pour 1,78 m de large, et 1,51 m de haut. L’empattement atteint 2,60 m, et la Raval repose sur des jantes de 17 à 19 pouces. Enfin, les atouts pratiques ne sont pas en reste, avec un généreux coffre allant de 441 à 1 240 l. Un bel argument en faveur de la polyvalence du modèle.

Des boucliers très déformables pour minimiser les coûts en cas d'accident
Signature LED dans les projecteurs
Bandeau lumineux en partie haute...
...énorme diffuseur en partie basse !
Un traitement dynamique pour la Cupra Raval VZ

À bord : plus confort qu’elle en a l’air

La Cupra Raval nous accueille dans un environnement on ne peut plus… Cupra ! Les amateurs de la marque seront servis, entre touches cuivrées, éclairage d’ambiance (et projection d’animations sur les portières !), et surfaces texturées du mobilier. Si les matériaux recyclés sont importants, on regrette l’épais revêtement de la planche de bord, très chaud exposé soleil. La console flottante, moins spectaculaire que dans la Tavascan, va donc au plus simple : deux porte-gobelets, les feux de détresse, la centralisation, le chargeur à induction ventilé devant.

L’espace libéré en dessous est généreux et pratique, avec deux ports USB-C. Côté techno, on apprécie l’intégration du combiné de 10,25 pouces, aux affichages complets et lisibles. L’écran central de 12,9 pouces, s’il est plutôt rapide et réactif au toucher, reprend les slide bar tactiles. Là, on aurait aimé le retour de quelques boutons physiques comme la Volkswagen ID.3 Neo.

Habitacle très Cupra pour la citadine
Un poste de conduite équipé et moderne
Environnement familier à bord
Des commandes physiques au volant, on valide !
Environnement techno de la Cupra Raval VZ

Enfin, la citadine aurait pu soigner les plastiques peu flatteurs des poignées intérieures, très creux et rugueux au toucher. Passés ces détails de qualité perçue, la Cupra Raval VZ nous surprend agréablement par son confort. Les sièges baquets sont épais et moelleux, avec le juste équilibre entre confort de tous les jours et maintien en donnant du rythme. À l’arrière, les passagers sont eux aussi très bien installés et profitent d’une belle habitabilité.

Les sièges avant empiètent légèrement sur l’espace aux genoux, mais cela reste très correct. Sur ce point, la Volkswagen ID.Polo s’en sort un petit peu mieux. De même, la garde au toit est appréciable et le confort assez remarquable pour la catégorie. Seul l’espace aux coudes peut être un poil limité à trois occupants, mais pour deux adultes c’est parfait. N’oublions pas le plancher plat, et des genoux pas si hauts grâce à une banquette inclinée juste ce qu’il faut.

Des places avant très confortables avec les sièges VZ
Un second rang très accueillant aux places latérales
Grand écran central de 12,9 pouces
Combiné de 10,25 pouces
Plusieurs affichages derrière le volant de la Cupra Raval VZ

Conduite et performances : efficace et rigoureuse

La Cupra Raval repose sur la nouvelle plateforme MEB+ du groupe, et offre quatre niveaux de puissance. Selon la version, le moteur électrique APP290 (« Axial Parallel Position, 290 Nm de couple) délivre 85 kW (116 ch), 99 kW (135 ch), 155 kW (211 ch), ou 166 kW (226 ch). Notre Cupra Raval VZ développe ainsi 226 ch, associés à un couple immédiat largement suffisant pour gommer les 1 610 kg de la citadine.

Au volant, nous privilégions le mode Range pour une conduite douce et agréable en conditions urbaines. La réponse à la pédale de droite est parfaitement calibrée et progressive. Même constat en monde Comfort, parfait même en donnant du rythme, toujours dans un silence absolu. L’isolation acoustique est remarquable, et l’ensemble se montre très efficace en attaque. Ceci grâce à la suspension pilotée DCC Sport, qui raffermit l’amortissement et limite les mouvements de caisse.

Sous le capot de la Cupra Raval VZ
4 niveaux de puissance pour la citadine électrique, 226 ch en VZ ici
Plateforme MEB+ et moteur APP290
Des jantes de 17 à 19 pouces
Pneus Bridgestone Potenza Sport en 235 mm de large pour notre Cupra Raval VZ

La direction est quant à elle vive et progressive, nous mettant à l’aise dès les premiers tours de roues. Pour autant, la Cupra Raval VZ reste perfectible sur deux points. Premièrement, le freinage. L’attaque très brutale en effleurant la pédale de frein rend le freinage assez délicat à doser, et l’on privilégiera les modes de récupération d’énergie pour rendre la conduite plus smooth. Deuxièmement, nous préférerons le mode Performance ou Individual (paramétrable), au très caricatural mode Cupra.

Là, le combo ambiance sonore gutturale façon BMW i5 (en moins agréable) et accélération on/off ne rendent service ni à l’auto, ni au conducteur, ni à ses occupants. Une approche qui flattera davantage (et très temporairement) l’ego du conducteur qu’elle n’est réellement exploitable. Pour le reste, les ADAS sont très bien calibrés (maintien dans la voie, suivi de courbe, régulateur adaptatif), mais le freinage d’urgence en ville (détection piéton et circulation) reste sensible.

Au volant de la Cupra Raval VZ
Un mode Cupra trop caricatural
Le mode Comfort est idéal au quotidien
Caméra de recul de très bonne facture
Coffre de 441 à 1 240 l pour la Cupra Raval VZ

Consommation et autonomie : jusqu’à 400 km ?

L’alimentation de la citadine électrique est assurée par deux batteries : 37 kWh LFP, ou 52 kWh NMC. C’est cette dernière qui équipe notre Cupra Raval VZ, pour une autonomie annoncée jusqu’à 440 km WLTP. Ce qui implique une consommation moyenne de 11,8 kWh/100 km. Dans la pratique et en conduite économique (mode Range, régulateur adaptatif), nous sommes autour de 12,5 kWh/100 en ville, soit 416 km d’autonomie réaliste.

En conduite mixte urbain/périurbain (Comfort, One Pedal), on se stabilise à 14 kWh/100, soit 371 km atteignables. Enfin, nos parcours autoroutiers entre 100 et 120 km/h affichent de 16 à 17 kWh/100 km. Soit une autonomie moyenne de 315 km en conditions réelles, entre urbain et voie rapide. En conduite sportive pleine de virages en montées de cols, on ne dépasse pas les 19 kWh/100 km.

Des consommations maîtrisées même en conduite sportive
Ambiances lumineuses à bord de la citadine électrique
Des projections lumineuses émanent de la planche de bord !
Les amateurs du genre seront servis !
Jantes avec insert aéro pour optimiser l'autonomie

Des valeurs très respectables pour cette citadine, dont les consommations maîtrisées rendent l’usage polyvalent. L’utilisation des palettes de récupération d’énergie permet d’optimiser le gain en décélération. Côté recharge, la puissance évolue en fonction de la batterie et de la motorisation. En 37 kWh LFP, ce sera 50 kW pour la « Raval » 85 kW / 116 ch, soit 33 minutes pour le 10 à 80 %. Les 88 kW de la « Plus » 99 kW / 135 ch réduisent ce temps à 23 minutes.

Pour la 52 kWh NMC des « Endurance » 155 kW / 211 ch et « VZ » 166 kW / 226 ch, ce sera 105 kW et 24 minutes. Toutes les versions reçoivent un chargeur embarqué 11 kW AC de série. Des temps de charge en accord avec les ambitions urbaines de la Cupra Raval VZ, et que nous vérifierons à l’occasion d’essais plus longs au quotidien. Comme toujours, le compromis idéal eût été, selon nous, une Raval Plus en 52 kWh. Vous ne trouvez pas ?

Une console centrale flottante moins radicale que le Tavascan
Une peinture changeante à la lumière, entre reflets verts...
...et renvois violacés !
Jusqu'à 105 kW en recharge rapide, et 11 kW AC de série

Cupra Raval : à partir de 25 995€

Une citadine électrique en traction, sur une nouvelle plateforme et un châssis rigoureux, posés sur des pneus de 235 mm de large notables pour la catégorie. Efficace en conduite urbaine, agréable en donnant du rythme, rassurante sur voie rapide. Finalement, il ne manque pas grand-chose à la Cupra Raval VZ pour faire un sans-faute, si l’on met de côté les gimmicks subjectifs de son et lumière. Logeable et plus polyvalente qu’elle en a l’air, la citadine se présente comme une alternative plus lookée à la cousine technique ID Polo.

À lire aussi
Comment Cupra voit-il son avenir électrique ?

Ceci pour 1 000 € de plus en finition d’entrée, la Raval démarrant à 25 995 €. Disponible à l’été 2026, elle sera aussi proposée à moins de 250 €/mois en location. Reste à connaître les tarifs des différentes versions, la marque ne communique pour l’heure que sur les éditions de lancement jusqu’au 19 mai, et les premières versions disponibles après cette date :

  • Dynamic (211 ch) : 34 870 €
  • Dynamic Plus (211 ch) : 38 960 €
  • Avnier (211 ch, 420 exemplaires, uniquement en France) : 40 460 €
  • VZ Extreme (226 ch) : 45 520 €

Puis :

  • Endurance 52 kWh : 36 100 €
  • VZ 52 kWh : 42 100 €

VZ Extreme, les amateurs bénéficieront d’une panoplie complète, entre sièges Cup-Buckets, jantes, et peinture spécifiques. Des arguments suffisants pour justifier un tel prix ? Aux intéressés d’en juger. Seront également disponibles en option la pompe à chaleur, l’attelage, et le toit ouvrant panoramique avec store intérieur. Et vous, qu’en pensez-vous ?

Cet article vous a plu ? Rejoignez la discussion !

Accéder au forum
Bofil y a 27 minutes

Après l'abandon de la propulsion de la plateforme MEB originelle, au profit de la traction, pour des raisons d'économie ( comme chez Kia/Hundai avec la GMP simplifiée), je demande à voir comment le couple des 2 versions les + puissantes va passer , alors que précisément, c'était un point fort de cette plateforme initiale ( non " simplifiée " ).
La capacité batterie possible, comparée à l'EV3, n'est pas extraordinaire, même si es conso semblent maitrisées.
Avoir un VE suffisamment court, permettant un usage facilité en ville, n'empêche pas de pouvoir utiliser les VE pour des trajets plus longs (, déplacements travail, week-end, vacances etc ...), et une option LR serait un plus, plutôt que la plus grosse motorisation ( 200 CV étant déjà suffisants ) .

Nos guides