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Une récente étude montre que le virage politique d’Elon Musk pourrait avoir un impact sur l’adoption des voitures électriques aux États-Unis. En parallèle, la fidélité à sa marque, Tesla, s’est complètement ébranlée depuis son rapprochement avec Donald Trump.
Publiée dans la revue Humanities & Social Sciences Communications, une étude révèle que les prises de position politiques d’Elon Musk ont refroidi aussi bien les libéraux que les conservateurs. Historiquement acquis à la cause des véhicules électriques pour des raisons environnementales, les électeurs de gauche voient désormais Tesla comme un symbole politique clivant. À l’inverse, les conservateurs n’ont pas été séduits par le « virage à droite » de Musk et leur hostilité envers l’électrique étant resté intacte.
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Enfin honnête ? Elon Musk admet que Tesla devrait connaître une longue période difficileAlexandra Flores, à l’origine de l’étude en question, souligne que l’image de Musk est devenue « indissociable de celle des véhicules électriques aux États-Unis ». Sa personnalité polarisante a ainsi brouillé les lignes, au point de dénaturer l’attrait initial de la mobilité électrique auprès des progressistes. Ce phénomène, qualifié tout simplement « d’effet Musk », démontre qu’un simple acteur individuel peut « façonner, voire déformer, la perception d’un secteur tout entier ». Et ce n’est pas anodin.
En parallèle, la fidélité à la marque Tesla, qui comptait depuis des années plus de clients fidèles aux États-Unis que toute autre grande marque automobile, s’effrite. Selon une analyse de S&P Global Mobility relayée par Reuters, le taux de ré-achat par les propriétaires de Tesla, qui culminait à 73 % en juin 2024, a plongé à moins de 50 % en mars 2025. Un niveau équivalent à la moyenne du marché. Cette dégringolade coïncide également avec les prises de position politiques de Musk et son soutien à Donald Trump.
Selon Garrett Nelson, analyste chez CFRA Research, l’activisme politique du milliardaire est arrivé à un « très mauvais moment » pour Tesla. Elon Musk a fait le choix de soutenir Trump dans sa campagne pour la Maison-Blanche alors que son entreprise était confrontée à une concurrence de plus en plus forte de la part des firmes chinoises et des marques historiques. Pour cet expert du marché, Tesla va avoir beaucoup de mal à récupérer les parts de marché perdues au cours des derniers mois.
Et le phénomène ne se limite pas aux États-Unis. En Europe, Tesla a vu ses ventes chuter de 33 % au premier semestre 2025, signe d’un désaveu marqué du public. La marque, qui était autrefois synonyme d’innovation et de progrès, est désormais associée aux controverses de son dirigeant. Face à une concurrence de plus en plus agressive et à une offre de véhicules électriques en pleine expansion, Tesla pourrait perdre son statut de pionnier si elle ne parvient pas (vite) à redorer son image.
À force de brouiller les codes, Elon Musk pourrait bien avoir ralenti la démocratisation de la voiture électrique elle-même. Lorsqu’il a rejoint Tesla en 2004, le magnat de la tech avait pourtant d’autres ambitions. C’est une démonstration qui prouve que même les hommes les plus puissants au monde ne sont pas maîtres de la portée de leurs actes.
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Aucun autre parton de GAFAM est monté sur scène à côté de Trump,n'a mis autant d'argent dans la campagne, et n'est apparu en live à un metting de l'AfD en Allemagne.
Les autres suivent le vent, Musk veut l'influencer.
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Ca n'a rien à voir.
Financer une campagne est une chose.
Rentrer au gouvernement, renier ses engagements sociétaux et environnementaux, soutenir les partis étrangers extrémistes, diffuser de la propagande, trahir un pays allié en guerre, licencier des centaines de milliers de personnes sur des motifs douteux, protéger les haineux d'Internet en refusant certaines modérations mais en imposant les siennes, truquer des élections en achetant des votants ... c'est tout autre chose.
Et c'est juste le sommet de l'iceberg.
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Pour boycotter Apple, il faut sponsoriser soit Microsoft, soit Google voire éventuellement les deux !
On peut certes utiliser Linux sur son PC, mais en ce qui concerne le téléphone, je ne vois pas bien lequel il faudrait prendre; même si, en théorie, pas de smartphone serait une réponse tentante !!! Il y a bien des version d'Androïd en open-source, mais ce n'est pas à la portée de tout le monde non plus.
Bref, le business model de chacun n'est pas le même :
- Google et Facebook tirent leurs revenus de vos données personnelles -> très facile de s'en passer
- Microsoft tire le sien des services payants qu'il propose et peut-être aussi de vos données -> beaucoup s'en passent très bien
- Apple vend du matériel et des services accompagnés de la promesse de protéger votre vie personnelle. S'ils vont trop loin contre cette promesse, ils perdent leur revenu principal.
- Tesla vend principalement du hardware, il est donc facile de s'en passer, et c'est ce qui se passe en ce moment. Ce qui les sauve encore un peu, c'est les qualités du produit et du réseau qui ont peu d'équivalents chez la concurrence.
Se mettre la moitié de la population à dos, surtout la moitié qui est plus favorable à ses produits n'était peut-être pas la meilleure idée qu'il ait eu pour promouvoir Tesla.
Intellectuellement, j'aimerais boycotter :
- tout ce qui est produit loin
- tout ce qui est produit dans des pays qui ne respecte pas les droits de l'homme (et de la femme)
- tout ce qui ne respecte pas ma vie privée
- tout ce qui nécessite du travail d'enfants
- tout de qui dégage du CO2
- tout ce qui pollue
- ...
Je reconnais que je n'y arrive pas, donc je sélectionne ceux qui me paraissent le moins problématiques, je diminue mes besoins en énergie et j'essaie de me renseigner sur les marques.
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