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D'un Volkswagen Touran au Tesla Model Y : après 27 000 km, Benjamin ne retournerait plus au thermique

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Tesla Model Y Dual Motor Grande Autonomie : le témoignage de Benjamin
Benjamin a parcouru près de 30 000 km au volant de son Tesla Model Y. Voici son verdict !

Benjamin a remplacé son Volkswagen Touran diesel par un Tesla Model Y Long Range en mai 2024. Dix-huit mois et près de 30 000 kilomètres plus tard, ce père de deux enfants dresse un premier bilan positif de son expérience au volant du SUV électrique de la marque américaine. 

Parfois, il ne faut pas chercher bien loin pour trouver nos interviewés… Profitant de la proximité des équipes de Chargemap (l’entreprise est rattachée au même groupe que la société éditrice d’Automobile Propre), nous avons pu interroger Benjamin Grard. Directeur commercial chez Chargemap Business, il a troqué son vieux Volkswagen Touran contre un Tesla Model Y dual motor version grande autonomie.

Le Tesla Model Y au quotidien : un changement radical après le diesel

Après 5 ans et 100 000 km parcourus au volant d’un Volkswagen Touran diesel acheté d’occasion, Benjamin a franchi le cap de l’électrique en mai 2024. À 40 ans, ce père de deux enfants cherchait un véhicule spacieux, pratique et adapté à un usage familial intensif. Le choix s’est rapidement orienté vers le Tesla Model Y Long Range. Une décision mûrement réfléchie après avoir pesé le pour et le contre avec la Tesla Model 3.

« Les enfants voulaient plutôt la Model 3 parce qu’il y avait un écran à l’arrière au moment du restylage », se souvient Benjamin. Mais pour lui, les critères étaient ailleurs. La hauteur du SUV, l’ouverture large du coffre et la polyvalence l’ont convaincu de plutôt s’orienter vers le SUV électrique de la marque américaine.

Sur la configuration, Benjamin n’a pas fait de folies. La couleur bleue a été la seule option ajoutée au véhicule. « Je l’ai choisie en bleu pour changer du blanc et du noir qui étaient classiques », justifie-t-il. L’intérieur noir résulte d’un choix beaucoup plus pragmatique : avec deux enfants à bord, le blanc aurait été une source d’inquiétude permanente.

L’intérieur du Tesla Model Y se distingue par son minimalisme. Benjamin a conservé cette philosophie en n’ajoutant qu’un seul accessoire : un support téléphone qu’il utilise régulièrement pour utiliser Waze pour ses trajets. « L’application Tesla est de plus en plus fiable en terme de signalisation… Mais elle n’est pas aussi interactive que Waze à l’heure actuelle », note-t-il.

À l’arrière, Benjamin a installé un support pour tablette, une concession aux enfants qui réclamaient un écran comme sur la nouvelle Tesla Model 3. « Quand on a de longs trajets, on lâche un petit peu sur la partie tablette… » reconnait le père de famille. L’espace arrière accueille confortablement ses deux enfants de 4 et 9 ans. Une troisième personne peut aussi s’y glisser sans difficulté.

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Des points forts qui font la différence

Une conduite apaisante et fluide

Habitué au diesel et à son lot de vibrations et de bruits mécaniques, a pu découvrir avec le Model Y l’agrément de conduite d’un véhicule 100 % électrique. « La fluidité est un véritable bonheur », confie-t-il, découvrant au passage les joies du freinage régénératif. « Je ne fais quasiment que de la conduite à une pédale » .

Couplée au silence de roulement, cette conduite « one pedal »  transforme chaque trajet en moment apaisant. « Le bruit, il y en a peu ou pas. C’est appréciable pour pouvoir être apaisé et se concentrer vraiment sur la route », souligne-t-il.

Un coffre XXL idéal pour les familles

Comme évoqué en début d’interview, le coffre du Model Y a été un argument décisif dans le choix de Benjamin. Avec 854 litres de volume en configuration normale et jusqu’à 2041 litres sièges rabattus, le SUV électrique offre une capacité de chargement impressionnante qui évite le recours à un coffre de toit.

Sous le capot avant, le frunk complète intelligemment l’espace de rangement. Benjamin y stocke les câbles de recharge, évitant ainsi d’encombrer le coffre arrière. « C’est mieux de l’avoir là-bas, notamment si le coffre est rempli », précise-t-il.

Un seul pépin en 18 mois d’utilisation

En 18 mois et plus de 27 000 kilomètres parcourus, Benjamin n’a rencontré qu’un seul problème technique sur son Tesla Model Y : un bandeau LED défectueux qui s’allumait et s’éteignait de manière aléatoire. Une intervention rapide du service Tesla a permis de remplacer l’ensemble de l’optique, et le problème a été réglé sans délai.

« C’est le seul pépin que j’ai eu aujourd’hui sur le véhicule », assure-t-il.

Des trajets longue distance indolores avec une bonne organisation

Benjamin a multiplié les longs trajets depuis l’acquisition de son Tesla Model Y. Strasbourg-Lille, Strasbourg-Marseille, Strasbourg-Paris : autant de parcours qui ont permis de tester l’autonomie et la stratégie de recharge en conditions réelles. Le verdict est sans appel : avec une bonne organisation, les trajets longue distance ne posent aucun problème.

Pour monter à Lille voir sa famille, Benjamin part avec 80 % de charge. Il fait une halte à mi-parcours au Luxembourg pour déjeuner. Le temps pour les enfants de manger un morceau, de faire une pause-pipi et la voiture affiche déjà suffisamment d’autonomie pour repartir.

Autonomie réelle du Model Y Long Range : entre promesses et réalité du terrain

Sur le papier, le Tesla Model Y Long Range affiche une autonomie WLTP de 510 à 515 kilomètres avec une charge à 100 %. Dans la réalité, Benjamin constate un écart significatif. « Je vais plutôt tourner à 410-415 km effectifs», chiffre-t-il. Une différence d’environ 20 % qu’il justifie en grande partie par les consommations annexes.

« Si je laisse 24 h de Sentinelle, ça va me prendre 7 % de batterie », calcule Benjamin. Le préconditionnement du matin, les gadgets et autres fonctionnalités connectées viennent s’ajouter à cette liste.

Sur autoroute, l’autonomie se réduit encore davantage. À 120-130 km/h, les 410 kilomètres effectifs descendent à environ 350 kilomètres. « Je trouve que c’est un peu trompeur », regrette-t-il.

Consommation : les chiffres réels après 27 200 km

Après 27 200 kilomètres parcourus en dix-huit mois, Benjamin a accumulé suffisamment de données pour évaluer la consommation réelle de son Model Y. La moyenne affichée sur l’ordinateur de bord est de 17,8 kWh/100 km, pour un total de 4847 kWh consommés depuis l’acquisition.

Ecran à l’appui, Benjamin nous partage les chiffres de consommation réelle de son Tesla Model Y

La recharge : pas de borne à domicile, et alors ?

Contrairement à beaucoup de propriétaires de véhicules électriques, Benjamin n’a pas installé de borne de recharge à son domicile. Et cela ne lui pose aucun problème. Il s’appuie sur deux solutions principales : la recharge au bureau et l’itinérance.

« Au bureau, je me branche et repars le soir à 17 h », détaille-t-il. Pour les déplacements en itinérance, Benjamin utilise la carte Chargemap qui lui ouvre l’accès à un vaste réseau de bornes. « Avec l’ensemble des bornes disponibles et l’application, je n’ai aucun souci », assure-t-il.

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Quelques points à améliorer

Le coffre électrique : attention à la hauteur

Le hayon électrique du Model Y a causé quelques désagréments à Benjamin. « Il va s’ouvrir tout seul, mais il ne va pas prendre en compte la hauteur disponible », raconte Benjamin. « Il m’est arrivé une ou deux fois que le haut du coffre vienne taper », complète-t-il.

Autre point d’amélioration : l’angle de braquage du Model Y. « Pour réaliser des demi-tours ou négocier certains virages serrés, il faut anticiper et attaquer large pour pouvoir ensuite bien rentrer et prendre le virage correctement ». Un aspect qui peut surprendre au début, surtout pour ceux qui viennent de véhicules plus manœuvrables en milieu urbain.

L’aide au maintien de voie : une fonction à utiliser avec discernement

L’aide au maintien dans la voie est une fonctionnalité que Benjamin active principalement sur les longs trajets autoroutiers.

Le système peut toutefois se montrer intrusif, sonnant au moindre écart et réagissant parfois de manière imprévisible. « Il peut faire de petits écarts ou mal interpréter le comportement d’un autre véhicule », explique Benjamin qui préfère désactiver l’Autopilot lorsqu’il n’est pas seul dans la voiture. « Quand tu as du monde dans la voiture, ça peut vite inquiéter », note-t-il.

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Et demain ? Rester chez Tesla ou explorer d’autres marques ?

Quand on lui demande s’il envisagerait de retourner au thermique, la réponse de Benjamin est catégorique : « Retourner à du diesel ou un thermique ? C’est non ! ».

Et s’il devait demain acquérir une autre voiture électrique, resterait-il fidèle à Tesla ? La réponse est plus nuancée. Surtout, deux critères guident sa réflexion : conserver un gabarit SUV haut, et maintenir un habitacle épuré…

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