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Une nouvelle étude montre que les Français connaissent mieux l’existence des ZFE… et qu’ils sont moins nombreux à y être favorables.
L’institut CSA a interrogé pour la deuxième année consécutive plus de 10.000 Français à propos des ZFE, les Zones à Faibles Emissions. Une étude résumée ainsi : « plus le niveau de connaissance progresse, plus la défiance s’installe. »
Ainsi, le niveau de connaissance global a bien augmenté : 51 % des sondés ont donné la bonne définition d’une ZFE, soit un progrès de 14 points en un an. Logiquement, les mieux informés sont les plus concernés. Et ils sont de plus en plus nombreux, avec l’installation progressive de ZFE mais aussi le durcissement des règles dans celles mises en place il y a déjà quelques années.
En Ile-de-France, 60 % des franciliens connaissent la ZFE du Grand-Paris. Du côté de Lyon, le taux grimpe même à 70 %. Cependant, les Français estiment ne pas avoir assez d’informations : 37 % seulement déclarent être suffisamment informés sur les ZFE. D’ailleurs, à peine un tiers des sondés ont su désigner la bonne vignette qui correspond à leur véhicule !
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Zone à Faibles Emissions (ZFE) : comment ça marche ?Il y a donc une conséquence à la progression de la connaissance : une augmentation des critiques ! Cette année, 51 % des Français sont favorables aux ZFE, soit une baisse de 6 points par rapport à 2022. Forcément, le rejet est plus marqué chez ceux qui ont un vieux véhicule : 62 % d’opinions défavorables chez les détenteurs de voitures Crit’Air 4,5 ou non classés. 36 % des personnes sondées continueraient toutefois à utiliser leur véhicule, quitte à être verbalisées.
Une bonne moitié est quand même déjà prête à changer ses habitudes. 33 % envisagent des solutions de mobilité partagées, comme le covoiturage. Mais seulement 17 % pensent changer de voiture. L’argent est le nerf de la guerre : un tiers des personnes concernées par l’interdiction de circuler n’ont pas le budget pour acheter un véhicule, qu’il soit neuf ou d’occasion.
Voilà autant de résultats qui vont être regardés de près par les collectivités locales, en charge de mettre en place les ZFE. Initialement, 43 agglomérations de plus de 150 000 habitants devaient avoir leur ZFE d’ici début 2025. Conscient de l’émergence d’un nouveau front de contestation, le gouvernement a lâché du lest en assouplissant les conditions de mise en oeuvre, si les seuils d’alerte ne sont pas dépassés.
Une souplesse que les Français attendent comme le montre l’étude avec l’exemple de la métropôle de Saint-Nazaire, où la qualité de l’air est conforme aux objectifs fixés par le gouvernement pour le dioxyde d’azote. 85 % des habitants des Pays de la Loire considèrent que la mise en place de la ZFE n’est plus nécessaire dans le calendrier et les modalités prévues.
Face à la grogne locale, certains commencent à faire marche arrière, comme Lyon, qui va détendre son calendrier d’interdictions.
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Vous avez tout à fait raison, les politiques par incompétence technique, ignorance ou déni de réalité prennent des décisions absurdes.
La crise énergétique devrait servir de leçon aux politiques, mais non, les différents protagonistes défendent leur bilan et leurs choix stratégiques décidés uniquement à sur des arrangements politiques qui ont mené à cette situation.
Le choix du tout électrique en est un autre exemple. La solution est pertinente, mais il faut à minima sécuriser la production d’énergie, les ressources indispensables et anticiper les changements sociaux que cela va entraîner.
Aujourd’hui l’UE déploie le tapis rouge à la Chine au détriment de nos emplois et notre économie tout en dégradant l’environnement.
Sur le plan théorique, votre position est plutôt pertinente. Mais elle ne repond en aucune façonn à ma question : dans la vraie vie bien concrète, si on veut interdire dans les grandes agglomérations une grande partie des voitures via la mise en place de ZFE d'ici 2-3 ans, comment fait-t'on pour augmenter d'au minimum 50 % en un laps de temps aussi court l'offre de TC, alors que les reseaux actuels ont mis plus de 30 ans à être construits ? Il ne s'agit pas d'etre critique sur l'objectif, mais de montrer les limites de la 'pensée magique' politicienne : moi maire de X j'ai décidé de mettre en place une ZFE dans 3 ans, donc il est evident que d'ici là les TCs auront remplacé les voitures crit'air 3 ou moins. Les politiciens sont en train de découvrir, médusés, que ça ne marche pas comme cela. Que l'intendance ne suit pas leur bon vouloir. A la base, c'est un problème d'incompétence, voire de mépris, de la part des decideurs publics vis-à-vis des sujets 'techniques' au sens large (urbanisme etc).
Est-il préférable de subventionner l’achat de véhicules par les particuliers et continuer à vivre dans les bouchons ou s’orienter vers une solution plus durable sur le long terme?
Les politiques préfèrent jouer le court terme évidement.
La durée de vie d’un véhicule étant entre 10 et 15 ans (si la batterie survie et sans accidents), remplacer perpétuellement des véhicules nécessite beaucoup de ressources qui vont toujours générer plus de pollution et de destruction.
Il est préférable d’investir dans les TC