AccueilArticlesLes voitures électriques, un « désastre » selon un syndicat de Hyundai

Les voitures électriques, un « désastre » selon un syndicat de Hyundai

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L’assemblage des véhicules électriques nécessite généralement moins de personnel que pour les modèles thermiques. Conséquence : selon le plus grand syndicat de salariés de Hyundai, 70% d’entre eux pourraient perdre leur emploi.

« Diaboliques », seraient les véhicules électriques selon Ha Bu-Yong, le leader du plus puissant syndicat de Hyundai en Corée. Le chef les qualifie même de « désastre » pour mettre en lumière les faibles effectifs nécessaires à leur fabrication. L’assemblage d’une voiture électrique requiert en effet moins d’employés qu’un véhicule thermique.

30 000 travailleurs pourraient perdre leur emploi

« Les voitures électriques sont une catastrophe. […] Elles sont mauvaises. » a déclaré Ha Bu-Yong qui reconnaît être « très anxieux» et « sentir une crise [arriver]». Selon le chef syndical, qui s’est confié à Reuters, jusqu’à 70% des travailleurs pourraient ainsi perdre leur emploi au cours de la transition. 30 000 des 50 000 salariés membres du syndicat seraient ainsi menacés au cour des 15 prochaines années d’après le responsable. Une réaction qui semble cependant assez démesurée, Hyundai ne prévoit en effet de vendre que 10% de véhicules électriques d’ici 2025.

Des voitures électriques livrées au compte-goutte

Le constructeur, qui a lancé en 2016 sa gamme Ioniq déclinée en deux modèles hybrides et un 100% électrique, va livrer dès l’été 2018 un nouveau modèle tout-électrique : le Kona. Des véhicules qui sont toutefois assemblés au compte-goutte, n’honorent pas la demande et sont encore très loin de faire de l’ombre aux modèles thermiques du constructeur.

Si l’inquiétude du syndicat sur les pertes d’emplois est légitime, désigner les véhicules électriques comme responsables est plutôt surprenant. L’automatisation des processus de fabrication occupe une place de plus en plus importante dans les usines quel que soit la technologie embarquée par les véhicules. De plus, contrairement aux voitures thermiques, les modèles électriques ont le potentiel de créer de nouvelles filières autour de leur orbite et donc de nouveaux emplois.

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JLNil y a 7 ans

Et la version "racing" du KONA ce sera le KONA-R ?

JLNil y a 7 ans

Ziegler tu devrais aller te reposer...

uma31il y a 8 ans

Reprends tes informations, t'es à côté de la plaque...

En 2007, Goodyear Amiens (la CGT) a refusé toute réorganisation. C'est cette usine qui a fermé en 2014, avec Wamen qui a cherché à se défausser sur la Direction de sa responsabilité d'avoir refusé de signer. De la part d'un CGTiste, on ne pouvait pas s'attendre à ce qu'il assume ses erreurs.

De l'autre côté de la route, chez Dunlop (pourtant le même groupe) le délégué syndical de la CGT a signé l'accord. Il s'est d'ailleurs fait lourder de son syndicat pour ça. Résultat, en 2018 l'usine tourne toujours et il y a 2 mois (le 7 juin) la Direction a présenté un plan de réorganisation pour passer de 4x 8 en 5 x 8 et fabriquer 600 000 pneus supplémentaires par an. Pour les ouvriers, c'est un passage de 35 h à un peu moins de 32 h par semaine, sans perte de salaire. C'est aussi des créations d'emplois.

Même Sud est à priori favorable à quelques détails restant à négocier près...

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