L’engin n’est pas un simple concept de salon : il sera produit à partir de l’année prochaine, en une série de 130 exemplaires qu’il est déjà possible de commander via Internet ou le réseau mondial de 220 concessionnaires.

4 WD

Equipée de la motricité intégrale, la Lotus Evija disposerait d’une autonomie de 400 kilomètres, selon le cycle mixte WLTP, qu’elle tire d’un pack lithium-ion de 70 kWh de capacité énergétique. Installé à mi-hauteur, et collé aux 2 sièges, il est placé de telle sorte à être visible par une vitre conçue à cet effet, et pour être échangé en cours de compétition avec un autre jeu d’accumulateurs chargés.

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Maintenu à une température optimale par un système de refroidissement à 4 radiateurs, il est potentiellement rechargeable en 9 minutes à 800 kW de puissance au maximum… quand des appareils CCS compatibles seront disponibles. A 350 kW, l’opération prendra 12 minutes jusqu’à 80%, et 18 minutes à 100%.

Le pack alimente 4 moteurs électriques d’une puissance totale légèrement supérieure à 1.470 kW, pour un couple maximal vectoriel de 1.700 Nm.

300 km/h en moins de 9 secondes

Le mouvement généré par les 4 appareils parvient aux arbres de transmission via autant de réducteurs planétaires à engrenages hélicoïdaux, extrêmement compacts, légers et efficients. De quoi expédier l’engin de 1.680 kilos à 100 km/h en moins de 3 secondes, et même à 300 km/h en à peine 9 s.

Lotus précise que l’Evija est dotée du groupe motopropulseur électrique « à la fois le plus léger et le plus dense en énergie installé dans une voiture de route ».

L’engin 100% électrique se pilote en choisissant l’un des 5 modes : Range (autonomie privilégiée), City (usage en zones urbaines), Tour (route), Sport (puissantes accélérations) et Track (revêtements instables abordables avec un rayon de braquage réduit).

La plus puissante voiture de série ?

« Tout simplement, la Lotus Evija est la plus puissante voiture de série jamais construite », commente le constructeur. Jusqu’à quand ? Le futur roadster Tesla promis pour 2020 pourrait/devrait se placer devant assez rapidement.

Le groupe motopropulseur, d’une efficacité pouvant approcher les 98%, a été développé par Williams Advanced Engineering auquel la Formule E doit la réalisation des GMP de ses monoplaces pour les 4 premières saisons. La vitesse maximale de la Lotus Evija s’élève même au-delà de 320 km/h.

L’empreinte au sol du bolide électrique s’inscrit dans un rectangle de 4,459 x 2 mètres. A comparer aux dimensions de la BMW i8 : 4,689 x 1,942 m. Ou d’une Tesla Model 3 (on ne connaît pas encore précisément celles du future roadster) : 4,694 x 1,85 m.

Evija

Son nom, à prononcer « E-vi-ya », signifie « La vivante » ou « La première dans son monde ». Et justement, le mot « première » prend de multiples sens avec elle. C’est la première Lotus entièrement nouvelle conçue depuis que le groupe chinois Geely préside à la destinée de la marque (septembre 2017).

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C’est aussi la première hypercar, le premier bolide électrique, le premier véhicule de série à utiliser un éclairage laser sous des optiques très compacts, et la première voiture de route de Lotus à proposer un châssis monocoque moulé en une seule pièce en fibre de carbone. C’est le spécialiste italien CPC qui fournit cette architecture d’un poids total inférieur à 130 kg.

Tout semble symbole avec cette voiture, jusqu’à son nom de projet, Type 130, qui détermine le nombre d’exemplaires dans lequel elle sera commercialisée dès 2020.

Tunnel Venturi

Le style de l’Evija apparaît en rupture par rapport au reste de la gamme actuellement composée des modèles Elise, Exige et Evora. Il est plus proche d’une Ferrari 488 Pista. La Lotus doit cependant beaucoup, dans sa présentation, à un ensemble d’éléments en tunnel Venturi qui la traversent.

« Nous avons étudié la manière dont les voitures de course du Mans utilisent le flux d’air de manière créative pour passer au-dessus, sous et autour du véhicule, mais également pour le traverser. Ce concept de ‘porosité’ est la clé de l’Evija et nous a permis de créer un design intemporel avec des appuis exceptionnels », explique Russell Carr, directeur du design de Lotus Cars.

Chaque ouverture pour le tunnel Venturi, à l’arrière, est encadrée et illuminée à l’intérieur par un éclairage led rouge censé évoquer la postcombustion des réacteurs d’avion de chasse.

Rétrovision numérique

Pour une meilleure pénétration dans l’air, les bolides emploient de plus en plus systématiquement des caméras en lieu et place des rétroviseurs classiques. C’est le cas de la Lotus Evija.

Elle dispose ainsi, sur chaque aile avant, d’un appareil escamotable au verrouillage de l’engin, et d’un troisième intégré au toit, assurant une rétrovision centrale. Les images sont accessibles au pilote via 3 écrans numériques embarqués dans l’habitacle.

Pour accéder à ce dernier, 2 portes en forme de dièdre à activer avec le boîtier d’accès : aucune poignée n’est présente, afin de préserver la pureté de la ligne de carrosserie.

Connectée au nuage

La Lotus Evija exploite le Cloud afin de communiquer au conducteur une suite complète d’informations multimédia. Les différentes applications embarquées bénéficieront de mises à jour logicielles reçues par télétransmission.

« Un puissant modem intégré permet la communication vers le Cloud et le pilote peut interagir avec ces données via une application pour smartphone Lotus », explique le constructeur. Le conducteur peut ainsi vérifier le niveau de charge de la batterie et l’autonomie estimée depuis n’importe où dans le monde.

A distance, il pourra aussi programmer la température intérieure qu’il souhaitera trouver en montant à bord. Bref, des services déjà proposés dans nombre de voitures électriques beaucoup plus sages.

1,88 millions

Construite en Grande-Bretagne, la Lotus Evija est affichée à partir de 1,88 millions d’euros… auxquels il faudra encore ajouter les taxes et différents droits pour circuler, en fonction des pays.

Outre les options, ce sont les différentes possibilités de personnalisation qui feront grimper le montant du chèque à signer pour acquérir son exemplaire.

Les commandes sont déjà ouvertes sur le site www.lotuscars.com. Un dépôt d’environ 275.000 euros sera exigé pour finaliser l’opération.

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