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Voilà plus de 10 ans déjà que les petites motorisations turbocompressées ont commencé à envahir le catalogue des constructeurs automobiles. Mieux connue sous le nom de « downsizing », cette stratégie vise à réduire la consommation des voitures tout en conservant des performances élevées.
En 2001, Renault fût un des premiers à ouvrir le bal en présentant un bloc 1.5 dCi sous le capot de la clio, en remplaçant du vieux bloc atmosphérique 1.9 D. Depuis, tous les constructeurs ou presque s’y sont mis. Le dernier exemple en date concerne Honda : après avoir longtemps limité son offre Diesel maison à un « gros » 2.2 i-CTDi de 140 ch, le constructeur nippon propose désormais un tout nouveau 1.6 i-DTEC de 120 ch sous le capot de la nouvelle Civic.
Plutôt que de vous parler de l’envolée spectaculaire de la puissance au litre et des performances de ces nouveaux moteurs, j’ai choisi de vous faire partager l’immense frustration qui est la mienne face à cette stratégie du downsizing. Car si l’intention de départ est plutôt bonne, force est de constater qu’avec le recul, le downsizing est loin, très loin d’avoir tenu toutes ses promesses.
Ce n’est plus un secret pour personne, les consommations conventionnelles annoncées par les constructeurs n’ont jamais été aussi éloignées que les valeurs officielles actuelles. Les causes sont connues1 mais il y en a une qui n’est pas assez souvent citée : la faible popularité de l’éco-conduite.
Malgré un prix du carburant que beaucoup jugent trop élevé, l’éco-conduite reste très peu répandue. Un constat d’autant plus regrettable que les moteurs downsizés sont potentiellement très économes pour qui pratique assidûment l’éco-conduite. Car si le downsizing permet des économies, celles-ci ne sont au rendez-vous qu’à faible charge.
Inversement, une conduite dynamique peut rapidement faire exploser la consommation, notamment sur les moteurs à essence turbocompressé qui fonctionnement toujours à la stœchiométrie. C’est par l’exemple le cas du petit bicylindre « Twin-air » disponible sous le capot de la Fiat 500, qui selon l’usage et la conduite, peut rapidement se transformer en vilain petit canard capable de rejeter plus de 140 g. CO2/km contre 92 g. CO2/km selon les valeurs officielles…
Si dans l’ensemble, le downsizing a permis de réduire les consommations en carburant des véhicules, on ne peut hélas pas en dire autant du coût global à l’usage pour l’utilisateur. Ultra-sophistiquées (notamment en version Diesel), beaucoup de ces mécaniques downsizées pâtissent d’une fiabilité très inférieure à celle qui fit la réputation de nombreux blocs atmosphériques, essence comme Diesel.
Lorsque le montant des réparations atteint plusieurs milliers d’euros (turbo, injecteurs, pompe d’injection, volant moteur, vanne EGR, etc…) bien avant d’avoir franchi la barre des 200 000 kilomètres, on peut légitiment s’interroger sur le bilan écologique et économique global de ces motorisations de pointe ?
Plutôt que de persévérer dans la voie du « toujours de », il est temps que les constructeurs automobiles redécouvrent les vertus du bon sens, de la simplicité et de l’économie dans tous les sens du terme, à l’instar de ce qui guida le concepteur du projet « TPV » il y a déjà 75 ans de cela ! Un concept minimaliste qui quelques années plus tard donnait naissance à celle qui reste la plus populaire des voitures françaises jamais produites : la Citröen 2CV !
À l’heure où la chasse aux kilos superflus semble être de nouveau une priorité pour tous les constructeurs automobiles, espérons que celle-ci contribue à remettre au goût du jour des concepts minimalistes qui s’attachent à faire mieux avec moins ! ;-)
Vive le futur sobre et intelligent !
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Bonjour
Je suis extremment etonné des reactions sur cette article qui ne tourne qu'autour de la consommation tout comme l'article qui occulte tout aspect techniques et ecologique du theme abordé.
Si il y a vait une relation unique entre consommation et cylindrée il y a longtemps que l'affaire serait close non?
C'est beaucoup plus complexe que cela et en schematisant petit moteur petit poids faible encombrement faible emmission de NOx faible consommation et gros moteur plus gros poids plus grosse consommation dans l'absolu plus d'emmision de NOx et surtout encombrement plus important.
l'encombrement augmente la dimension de la voiture donc son poids donc sa consommation.
La cylindrée agit directement sur les rejets de CO2 pas sur la consommation relative.
Plus la cylindrée est elevée plus la puissance est elevée et pour abaisser la consommation on allonge les rapports de boite.
Donc si l'on regarde cela de plus pres il n'y a aucun avantage a continuer d'augmenter la cylindrée des moteurs car quitte a consommer la meme quantité d'essence autant rejeter moins de NOx avoir des voitures plus spacieuces et moins lourdes ce qui est deja le cas de beaucoup de voiture francaise.
3008 ethp 130 1250 KG 117g/km
Mazda CX5 165 cv 1350 KG 139g/km boite longue et plus mauvaise reprises mais meilleur acceleration.
Conduisez les deux et vous verrez le vrai interet du dowsizing.
Olivier
Les "modes" devraient permettre à l'automobiliste de changer sa conduite sans qu'il ait à changer sa manière de conduire.
Sur mon ancienne voiture (pas non plus vieille mais de 1999) j'avais des modes sport/ville/glace.
Quelque soit ma manière de conduire la voiture changeait son comportement et était réellement économique en mode ville grâce à un comportement intelligent.
Dommage que sur ma nouvelle j'ai uniquement normal (tempérament sportif) et une option ... sport encore plus sportive lol.
Il n'y a qu'à voir la différence de conso (même en ville) entre le régulateur de vitesse et le pieds maintenu, les véhicules ne savent pas encore (peut-être les voitures neuves mais c'est un autre marché) filtrer intelligemment l'appuis sur l'accélérateur.
C'est peut-être une des meilleures réussite du downsizing, parmi les rares qui sont vraiment convaincantes.
J'ai eu une smart roadster coupée, à but moins économique qu'une fortwo mais tellement plus agréable et fun !! et j'arrivais à avoir une consommation de moins de 4l en extra-urbain, et de 6l en urbain pour une conduite sport/plaisir, peu de véhicule peuvent se permettre autant (en dehors de certaines citadines gpl).
Actuellement je suis passé à une voiture récente à petit moteur, j'avais un V6 2.5 190cv parmi les plus merveilleux au monde mais avec une consommation de 20l/100km en conduite souple sur mon trajet travail et maintenant une astra cabriolet de 2007 en 1.6l turbo de 180cv.
Je suis à peu près à 10-11l de consommation, pour une puissance délivrée et ressentie très proche (moins de plaisir bien sûr, c'est impossible avec les moteurs actuels), c'est à peu près ce que j'ai consommé avec la plupart de mes véhicules (même les moins puissants) à cause d'un trajet court ville/côtes très difficile.
Je trouve donc que bien exploité un moteur essence turbo peut-être efficace et je vais justement le passer au gpl pour parfaire son efficacité :).