Pascal Beauséjour est un Tesla gentleman driver. Chaque jour plus satisfait de sa Model S, il a loué en mai dernier, et pendant 2 jours, une Tesla Model 3 afin de conjuguer le plaisir de voyager avec son épouse et la découverte d’un modèle qui commence tout juste à arriver au Québec où il réside. Interview d’un passionné.

Un esprit ouvert à la découverte

La firme canadienne de génie-conseil Cima+ a décroché une nouvelle fois en 2018 le niveau « Platine » des « Employeurs de choix », une distinction obtenue à la suite du sondage annuel effectué par Aon Hewitt auprès des collaborateurs.

« En tant qu‘employeur de choix, notre objectif est de veiller à maintenir une relation à long terme avec nos employés en leur offrant un milieu de travail motivant, axé sur la reconnaissance de la performance et sur leur bien-être. Parce que nos employés sont heureux au travail, ils sont déterminés à offrir la meilleure prestation de service à nos clients », affirme sur le site Web de Cima+, François Plourde, président et chef de la direction de l’entreprise. C’est là que Pascal Beauséjour, Québécois de 42 ans, rempli quotidiennement sa mission d’ingénieur, dans un environnement de travail qui ouvre l’esprit à la découverte.

Une Model S depuis 3 ans

« J’ai eu un véritable coup de cœur pour la Tesla Model S. C’était une voiture avant-gardiste en 2015. Le constructeur a toujours une longueur d’avance, mais pour combien de temps face à des constructeurs qui ont plus de moyens ? N’oublions pas qu’il n’y aurait pas de Jaguar I-Pace aujourd’hui si Tesla n’avait pas montré le chemin il y a environ 10 ans ! L’engouement pour Tesla est toujours bien là, même s’il y a eu des désistements pour l’achat de Model 3 », fait remarquer Pascal Beauséjour.

« La Model S apporte un côté écologique avec une autonomie intéressante. Je m’étais d’abord dit qu’elle était hors budget pour moi. Et finalement… J’avais habitude d’acheter une voiture neuve tous les 4-5 ans, mais en conservant une Model S 8 ans, j’économisais quelque 25.000 dollars canadiens (environ 16.000 euros), soit le quart du prix de ma Model S en 2015 », explique notre interlocuteur.

Quand la rouille privilégie la Model S

« A l’hiver, les gravillons des routes ricochent sur les véhicules, et le sel employé comme abrasif s’y incruste. Ce ‘combo’ crée des conditions idéales pour la rouille ; aussitôt que le métal est mis à nu, le processus d’oxydation commence ! Cet assaut finit à la longue par écourter la durée de vie utile du véhicule et réduit sa valeur de beaucoup », peut-on lire sur le site de CAA-Québec, l’association canadienne des automobilistes.

« C’est à cause de cette rouille que j’avais pris l’habitude de changer relativement souvent de voitures, contre une neuve. Avec sa caisse en aluminium, je sais que je vais pouvoir conserver la Model S 8 ans. Entre les économies sur le carburant, et une seule voiture neuve à acheter sur cette période contre 2 auparavant, la Tesla m’est apparue accessible », confirme Pascal Beauséjour.

Crédit photo : richardmcdonald.ca

La force du modèle Tesla

« Auparavant, j’éprouvais beaucoup de plaisir quand j’achetais une nouvelle voiture, mais ça finissait par s’estomper avec le temps. Pour ma Model S, c’est différent : je l’aime de plus en plus, d’année en année », avoue Pascal Beauséjour. Comment expliquer cela ? Parmi les éléments de réponse, notre interlocuteur insiste sur le sentiment « d’avoir toujours une nouvelle voiture ».

Pourquoi ? « Sur de longs trajets, je découvre encore de nouvelles fonctionnalités. Et le plus extraordinaire, c’est que grâce aux mises à jour effectuées par Tesla la nuit, et dont je bénéficie toujours gratuitement, je dispose de nouveautés régulièrement. Quand le matin je découvre une nouvelle présentation de l’affichage au tableau de bord, c’est comme si on venait de me livrer une voiture neuve. Ce sont parfois des modifications mineures, comme l’ajout d’une trotteuse à l’horloge ou la possibilité d’obtenir la pression des pneus en PSI. Tout est programmable sur la Model S. Plusieurs interfaces communiquent ensemble, sans aucun conflit d’accès », détaille Pascal Beauséjour qui souligne : « Tesla est vraiment près de ses clients, transmettant nombre de recommandations régulièrement ».

Louer une Model 3

« Quand la Model 3 est sortie, on en a parlé à la maison. La question s’est posée pour mon épouse d’en avoir une. En tout cas, on voulait pouvoir en voir un exemplaire et l’essayer. Ici, au Canada, les Model 3 commencent tout juste à arriver. La première a été livrée à Toronto il y a 3 semaines seulement », révèle l’ingénieur québécois.

« Comme Airbnb pour la location de logements, il existe aux Etats-Unis et au Canada Turo pour louer de particulier à particulier des voitures. C’est ainsi que nous sommes entrés en contact en mai dernier avec un propriétaire de Model 3 qui venait de recevoir sa voiture et qui compte la financer en la louant. Le prix demandé était de 169 dollars US par jour (environ 146 euros). C’était le plus bas pour une Model 3 quand nous avons regardé sur Internet. On aurait pu avoir une voiture plus luxueuse pour cette somme. D’autres propriétaires proposaient le même modèle avec le même niveau de finition jusqu’à 269 dollars US la journée », rend compte le sympathique électromobilien.

Prise en main à Las Vegas

« Nous avons réceptionné la Model 3 à Las Vegas. Un modèle ‘Long Range’ rouge avec l’intérieur en cuir noir, le toit panoramique en verre, et l’Autopilot actif. Nous avons eu un très bon contact avec son propriétaire qui a pris le temps de nous expliquer le fonctionnement de la voiture », se réjouit a posteriori Pascal Beauséjour.

Petit bémol concernant l’équipement : « Honnêtement, j’ai des doutes quant à cette ‘clé’ sous forme de carte qui doit être sur la console et que j’ai oublié 3 fois en peu de temps », écrit-il en commentaire de sa vidéo disponible sur Youtube. Des propos qu’il modère aussitôt : « Probablement une question d’habitude ! ». A l’attention des lecteurs d’Automobile Propre, il précise : « Personnellement, je préfère les clefs des Model S et Model X, d’autant plus que la carte, -format carte de crédit -, de la Model 3, doit être sur la console centrale pour la démarrer ! Au moment de restituer le véhicule et la clef à leur propriétaire, la carte était tombée entre le siège et la console centrale. Avis aux futurs propriétaires de Model 3 : si vous cherchez cette carte, regardez d’abord à cet endroit, car je crois qu’elle s’y retrouvera plus d’une fois ! ».

Circuit de 500 km

Première étape pour le couple Beauséjour : Le parc naturel d’Etat de la Vallée du Feu, accessible en suivant d’abord une autoroute, puis les routes I-93 et I-15 en direction du Nord. Habituellement, une heure suffit à atteindre le fabuleux site.

En commentaire d’un passage bordé d’un côté par un ravin, notre interlocuteur indique sur sa vidéo : « Comportement à merveille de la TM3 sur les routes sinueuses des montagnes ! ». Les images du film de 14 minutes montrent un décor extraordinaire qui doit s’apprécier un maximum avec le toit panoramique en verre et le silence d’évolution de la Model 3. Le périple, ponctué de pauses et poses pour les photos, mène l’équipage au lac Mead et au barrage Hoover qui, sur le fleuve Colorado, marque une frontière entre le Nevada et l’Arizona.

Un peu d’histoire sur les ouvrages

Pascal Beauséjour a glissé sur sa vidéo quelques commentaires qui trahissent sa formation d’ingénieur en structures et ponts. Au sujet du barrage : « Construit de 1931 à 1936 et complété 2 ans avant la date prévue. Des milliers d’ouvriers y ont travaillé dans des conditions difficiles (causant 112 décès) ». Plus loin : « Hauteurs 220 m. C’était la plus grande structure en béton à l’époque ». Puis un petit focus sur le pont en aval du barrage : « Inauguré en 2010, il est parmi les plus hauts du monde ».

Autopilot

En route vers le site de Seven Magic Mountains, le passionné de Tesla s’accorde le plaisir de tester l’Autopilot de la Model 3, plus évolué que la version dont il dispose sur sa Model S. « Stabilité impressionnante », écrit-il en commentaires sur la vidéo. « C’est sur les Tesla que les changements de voies se font le plus en douceur avec un dispositif d’aide à la conduite », estime-t-il lors de notre échange téléphonique. Il hésite à s’offrir le pack additionnel afin d’équiper sa Model S.

« Pour aller au travail, je n’ai que 30 kilomètres à parcourir, l’Autopilot ne me serait pas bien utile. Mais lorsque je vais chez mes parents, à 250 km, ce serait reposant pour les muscles des bras, même si l’on doit conserver les mains sur le volant », estime-t-il. « Au bout du 3e message de rappel, si les mains ne sont toujours pas sur le volant, la voiture s’arrête : j’ai pu le tester avec ma Model S », rend-il compte. « J’ai pu aussi comparer il y a quelque temps les réactions de l’Autopilot sur une route entre une Model 3 et une Model S équipée de la dernière version du dispositif : c’est bluffant de voir les 2 voitures réagir exactement de la même façon aux mêmes endroits », rapporte-t-il.

Les plus belles journées de voyage

La deuxième journée du périple, le couple Beauséjour a pris plus de temps à visiter Las Vegas en Model 3, avant et après une échappée au Grand Canyon. Si notre interviewé qualifie cette escapade de « plus belles journées de voyage », c’est en particulier parce que son épouse n’apprécie pas particulièrement les promenades en voiture.

« Avec la Model 3, nous nous sommes sentis en vacances à bord d’une voiture merveilleuse, et je recommanderais à tous de vivre une telle expérience », nous dit-il, enthousiaste. « L’autonomie de ce modèle ‘Long Range’ est similaire à celle d’une Model S 100D », assure-t-il.

Une voiture à part entière

« La Tesla Model 3 n’est pas une mini Model S : c’est une voiture à part entière, comme une BMW Série 3 par rapport à une Série 5 », prévient notre interlocuteur. « Au niveau du confort et de la tenue de route, elle est très bien. L’intérieur est très épuré. L’absence de tableau de bord devant le volant donne une visibilité exceptionnelle et inégalée. Mais je suis peut-être un peu conventionnel : ça me manquait de ne pas avoir la vitesse affichée devant moi ! Je suppose que l’on doit pouvoir s’y faire », réfléchit-il. «  J’ai trouvé la représentation GPS moins précise, et le fait qu’il soit placé à l’horizontal impose d’effectuer de grands mouvements de balayage des yeux ».

Fraternité entre propriétaires de Tesla

« J’apprécie beaucoup ce lien fraternel que l’on rencontre en général chez les propriétaires de Tesla. Peu après avoir pris livraison de la Model 3, j’ai recherché un Supercharger qui n’était pas évident à trouver. Ce qu’a perçu un propriétaire de Tesla local qui m’a indiqué comment m’y rendre. Dans cette communauté, on s’échange des informations, des découvertes, on attire l’attention sur des choses à ne pas faire. J’aime cette fraternité, ce lien presque familial ! », témoigne Pascal Beauséjour.

En anecdote et illustration, il se souvient de la solidarité des propriétaires de Tesla qui, à l’occasion d’un mariage, avait tous affiché, sur la console centrale, une image numérique spécialement réalisée pour l’occasion, avec le nom des futurs mariés. Ce geste, les invités branchés y tenaient tout particulièrement. Il a une valeur symbolique, que nous ne détaillerons pas, par discrétion.

Image réalisée par cGad Elmoznino et Pascal Beausejour du Club Tesla Québec

Automobile Propre et moi-même remercions vivement Pascal Beauséjour pour sa disponibilité, sa sympathie, et le temps pris à nous adresser les photos d’illustration.

Essai : road-trip en Tesla Model 3 dans le Nevada
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