embouteillages

Le gouvernement Français s’intéresse de près à la mutation possible de l’automobile dans notre vie de tous les jours. C’est pour cette raison qu’un rapport a été remis au Premier Ministre fin décembre 2010, contenant les évolutions souhaitables des usages de l’automobile dans une perspective de mobilité durable.

Ce rapport a été réalisé par les équipes de Vincent Chirqui (DG du Centre d’Analyse stratégique auprès du Premier Ministre) ainsi que d’Olivier Paul-Dubois-Taine (Président du groupe de travail). Pour obtenir les informations originales vous pouvez vous rendre sur www.strategie.gouv.fr.



L’automobile, dès aujourd’hui, doit se plier à des contraintes environnementales (consommation de ressources d’énergies carbonées, non renouvelables et polluantes), sociale (mobilité pour tous) et territorial (développement urbain).

Ce rapport présente au gouvernement cinq leviers d’action pour permettre aux pouvoirs publics d’accompagner cette transition nécessaire.

Constat : les 5 ruptures avec l’automobile :

  1. Pour les jeunes générations la possession d’une automobile ne semble plus être une priorité. Elle devient une « commodité » et non plus un plaisir ni une fierté. Elle est un outil de déplacement qu’incarne de plus en plus l’autopartage et le covoiturage.
  2. Les smart devices arrivent grâce aux smartphones géolocalisés. Les informations liées à la mobilité seront disponibles en temps réels via des dispositifs web et mobiles.
  3. Les offres de véhicules électriques et hybrides vont se généraliser chez tous les constructeurs.
  4. L’économie tend à se transformer en passant d’une économie de bien à une économie de services où la mobilité sera proposée en bouquet multimodal (connexion entre l’autopartage, la covoiturage, les itinéraires cyclables avec le vélib, le bus, le tram, le métro, train, les parkings relais…) complété de services grâce au web mobile.
  5. Les initiatives locales (Collectivités Territoriales) seront le moteur du changement, avec le soutien du gouvernement.

Les 5 leviers d’actions du gouvernement identifiés dans ce rapport sont :

  1. Accompagner le développement des véhicules propres,
  2. Donner aux autorités organisatrices des transports les compétences leur permettant le développement de ces nouvelles mobilités,
  3. Repenser la hiérarchie de l’espace public et le partage de la voirie,
  4. Faciliter l’arrivée de nouveaux services et opérateurs de mobilité,
  5. Faciliter le développement de services d’information adaptés aux nouvelles mobilités et à la société numérique.

D’un point de vu personnel, j’adhère pleinement à cette théorie. Mais pour que la théorie devienne réalité, c’est principalement une question de moyens financiers. Par exemple si une compétence de plus est donnée aux Collectivités Locale il faut qu’elles puissent en avoir les moyens financiers.

Le prix des voitures électriques est rédhibitoire, malgré les aides de l’État, le train devient hors de prix, et je ne me rappelle pas ces derniers 6 mois être parti et arrivé à l’heure…

Et qu’est ce que la communauté d’Automobile-Propre en pense ? Si vous aviez été consulté dans le cadre de l’élaboration de ce rapport pour le Premier Ministre, qu’est ce que vous auriez aimé lui dire ? Qu’est ce qui vous semble important pour inventer la mobilité de demain engagée dans le développement durable ?