AccueilBrèvesVoiture à prolongateur d'autonomie : Subaru étudie une idée étonnante

Voiture à prolongateur d'autonomie : Subaru étudie une idée étonnante

La suite de votre contenu après cette annonce

Concept Chrysler Turbine en 1963

Le développement du prolongateur d’autonomie ouvre les perspectives à d’autres solutions techniques qu’un simple moteur à pistons. Au nombre des pistes explorées par les constructeurs et équipementiers, il y a la turbine.

La turbine a connu son heure de gloire dans les années 1960. Après son développement dans le monde aéronautique, quelques constructeurs imaginent son utilisation à bord de voitures. Ford, Chrysler, GM (avec ses fameux concepts Thunderbird), Fiat, Renault (Étoile Filante)… C’est Rover qui mènera l’expérimentation la plus loin, en engageant une voiture avec BRM aux 24 Heures du Mans en 1963 et 1964. Mais cette technologie pourrait faire son retour en tant que générateur à bord d’un véhicule électrique.

À lire aussi
750 km d’autonomie, recharge ultra-rapide : voici les premières infos sur les futures Renault électriques

La start-up chinoise Techrules avait déjà envisagé cette solution il y a quelques années, tout comme Ariel. C’est à présent Subaru, aux liens directs avec l’industrie aéronautique, qui étudie cette voie. Dans cet usage, la turbine a bien des avantages à opposer au classique moteur à pistons. Elle est tout d’abord bien plus efficiente pour un usage de générateur d’électricité fonctionnant à régime constant. Elle serait potentiellement plus légère et plus compacte, avec donc des intérêts non négligeables dans son intégration à bord.

Mais si le niveau de vibrations est bien plus faible, il faut parvenir à contenir le sifflement à haute fréquence qu’elle émet. Si un 3 ou 4 cylindres habituel fonctionne entre 2000 et 4000 tr/min, une turbine dépasse allègrement les 20 000 tr/min. Dans ses derniers brevets, Subaru s’est penché sur un des autres défauts, la latence. Son démarrage est en effet bien plus long que celui d’un moteur classique qui s’active presque de manière instantanée.

Mais l’obstacle majeur pour l’implantation d’une turbine dans une voiture sera évidemment le coût. Elle a en effet un coût de production et d’entretien beaucoup plus élevé qu’un moteur à essence dont la production est parfaitement maîtrisée et optimisée par les constructeurs automobiles depuis des décennies.

Peu crédible pour la production de masse, une turbine pourrait néanmoins être une solution élégante pour des véhicules à hautes performances. Chez Subaru, on pense à l’avenir électrifié de STI.

Nos guides