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Mercedes ne sacrifiera pas son plan sur la voiture électrique pour les carburants de synthèse. La récente décision de l’Europe ne change rien, selon Ola Källenius.
Récemment, l’Europe a ouvert la porte pour une dérogation à l’électrification obligatoire des voitures en 2035. Sous l’impulsion de l’Allemagne, l’UE a validé l’utilisation de carburants de synthèse après cette date.
Certains constructeurs ont déjà annoncé des dates d’abandon du moteur thermique bien avant 2035. Pour eux, il sera difficile de faire machine arrière, d’autant que les investissements nécessaires ont souvent débuté.
C’est le cas de Mercedes, qui a révélé son refus de sacrifier son nouveau plan de route sur l’autel de cette décision. Le PDG Ola Källenius prévoit, comme il l’avait déjà annoncé, de lancer sa marque à 100 % sur la voiture électrique.
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Carburants de synthèse : Stellantis teste sur 28 moteurs différents« Mercedes a une stratégie qui repose clairement sur la propulsion électrique. Nous ne changerons pas fondamentalement de stratégie à cause des décisions sur les carburants synthétiques », a déclaré Källenius. « À partir de 2025, nous alignerons toutes nos nouvelles architectures de véhicules uniquement sur la propulsion électrique. »
Källenius salue l’efficience des moteurs électriques, par rapport à celle des moteurs thermiques. Ces derniers dépassent difficilement 50 % d’efficience, dans le cas de moteurs de F1 notamment, tandis que les blocs propulseurs électriques parviennent à convertir bien plus de leur énergie en puissance.
« L’électricité produite par une éolienne, par exemple, arrive à 70 % sur la route sous forme de force motrice dans une voiture électrique, alors que c’est nettement moins dans le cas d’un moteur à combustion. L’efficacité est tout simplement sensationnelle. »
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Reste à voir la quantité de e-carburant que seront capable de produire les systèmes solaires. Et on ne règle pas le problème de la pollution de ces moteurs fonctionnant avec cette essence synthétique, apparemment aussi nocifs que ceux fonctionnant à l'essence pétrolier.
Il y a peut être la piste de l’hydrogène blanc comme alternative au tout électrique.
Je dis peut être parce que le transport et le stockage de cette énergie reste une énigme pour moi.
Pas sûr, car vous prenez-là l’exemple du pur VT. Mais ces carburants, comme les agrocarburants, ne serviront que pour les PHEV, le temps que les batteries soient vraiment performantes en densité énergétique. Revoyons vos arguments soi-disant incontournables :
1_ S’il faut vraiment 20kWh pour faire 1L, rien ne dit qu’ils soient électriques, ils peuvent être solaires. Puis les 6L/100 ne seraient valables que pour les longues distances autoroutières. Le principe de l’hybridation est justement d’utiliser le meilleurs des deux carburants selon les usages (en ville l’électron, en dehors le flexi-fuel). Donc, le ratio x8 devient caduque car en ville cela serait x1 et sur autoroute x1.54, par rapport à l’énergie primaire puisée à la planète. Eh oui, le moteur électrique tire son énergie d’une grosse machine thermique, on l’oublie trop souvent.
2_ Pour ce qui est production électrique, sur Electricity-map en moyenne sur 12 mois, nous trouvons plutôt 416g CO²/kWh pour l’Allemagne et 85g CO²/kWh en France. Avec cela, nous voyons de suite que fabriquer et amortir en utilisant une TMY en Allemagne devient équivalent en CO² ACV à un VT équivalent.
3_ Ratio de 8 à revoir si la source d’énergie doit être ponctionnée à la planète.
Mercedes pense ce qu’il sent aujourd’hui, si demain un Toyota nous sort des PHEV flexi-fuel performants, et qu’il inonde le marché, ils changeront sûrement d’avis mais avec le handicap du retard.
4_ Non le coût de synthèse actuelle est peut-être encore élevé, mais cela va décroitre rapidement vers les 2€ avec les nouvelles techniques de synthèse haute température en cours en cours de développement par les startups spécialisées (voir google : « Synhelion »). N’oublions pas aussi les biocarburants de 2ième génération qui vont aussi se répandre à nos stations.
Quant à l’Hydrogène vert, rien n’est joué d’avance. Surtout qu’on a trouvé de l’hydrogène blanc !
Donc on ne sait toujours pas sur quoi l’automobile va se transformer d’ici à 2035. Et à mon avis, avec un panachage technologique (60% BEV, 30% PHEV flexi-fuel, 10% PaC H2). A suivre …