Batteries des voitures électriques made in France : sous pression, ACC nomme un nouveau patron

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Co-entreprise entre Stellantis, Mercedes et TotalEnergies, ACC (pour Automotive Cells Company) vient d’annoncer la nomination d’un nouveau patron. En difficulté, l’entreprise pourrait voir dans ce changement l’occasion de se relancer. Allan Swan remplace Yann Vincent. Sa mission ne sera pas de tout repos.

Pour ACC, ce changement de direction intervient à un moment charnière. Lancée en 2020 pour incarner une forme de souveraineté européenne dans la batterie, la co-entreprise (entre Stellantis, Mercedes et TotalEnergies) n’a pas encore réussi à transformer ses ambitions industrielles en une production réellement maîtrisée. Sa première giga-usine, située dans les Hauts-de-France à Douvrin, devait symboliser la montée en puissance d’une filière européenne capable de réduire la dépendance aux fournisseurs asiatiques. Mais depuis son démarrage en 2023, la réalité s’est révélée plus complexe…

Allan Swan, nouveau directeur général d’ACC

ACC a annoncé dans une publication sur LinkedIn ce lundi 4 mai 2026 la nomination d’Allan Swan au poste de CEO. Son défi sera très concret. Il est question de produire plus, mieux et plus vite. En effet, pour s’en sortir, le groupe doit réduire son taux de rebut. Les Peugeot e-3008 et e-5008 à grande autonomie, mais aussi leurs équivalents chez Opel et DS, ont été pénalisés par les difficultés d’approvisionnement en batteries.

Allan Swan succède à Yann Vincent, qui part à la retraite. Ce nouveau directeur général n’a pas été choisi au hasard. Ancien dirigeant de Panasonic Energy USA, il a participé à la montée en puissance de deux sites de production de batteries destinés à Tesla. Cette expérience du passage à l’échelle constitue précisément ce dont ACC a aujourd’hui besoin. La question n’est plus seulement de prouver que l’Europe sait fabriquer des cellules de batteries, mais de démontrer qu’elle peut le faire avec régularité et qualité.

Une mission de haut vol

La tâche s’annonce d’autant plus délicate que le contexte s’est durci. ACC a mis fin à ses projets d’usines en Allemagne et en Italie, deux sites qui devaient initialement compléter l’implantation française. Un recentrage qui traduit une forme de prudence sur un marché électrique européen moins stable que prévu. Les ventes progressent, mais toujours pas au rythme anticipé par les industriels. Et la concurrence chinoise reste très agressive.

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Il y a aussi la question du choix technologique. ACC s’est positionné sur le segment du NMC (nickel-manganèse-cobalt). Une chimie appréciée pour sa densité énergétique, mais plus coûteuse que le LFP (lithium-fer-phosphate). Bref, Allan Swan n’arrive pas pour accompagner une simple transition managériale. Il hérite d’un projet industriel stratégique, mais fragilisé par ses retards et par un environnement moins favorable qu’espéré.

La relance d’ACC passera par la réalité du terrain : cadence, qualité, délais et coûts. C’est sur ces indicateurs que se jouera la crédibilité de la filière française et européenne des batteries. Et très probablement aussi l’avenir d’ACC… Tout est encore possible !

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GreenDriveil y a 10 jours

Vous avez tout à fait raison.
Le LFP a certes ses inconvénients, mais au chapitre des avantages il y a tout de même sa longévité, sa tolérance aux charges à 100%, sa chimie plus stable et moins sujette aux incendies.
Mais l'obsession des Européens était de faire des plateformes multi énergies et non des VE…le NMC avec sa densité énergétique facilitait les choses, surtout lorsque l’on est convaincu que le VE n’a aucun avenir, et que l’obsession de nos constructeurs consistait à repousser 2035 plus qu’à investir dans la recherche.
Manqué, la guerre est passé par là et mis en avant notre trop forte dépendance énergétique !
Les populistes « patriotes pseudo par abus de langage » ont perdu une manche..mais la route est longue pour les évincer !🤨

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Bofil y a 10 jours

On sait tous que le choix du NMC est lié au manque de place pour loger les batteries LFP plus volumineuses, ceci étant la conséquence du refus d'investir des européens dans des plateformes dédiées en privilégiant l'utilisation de plateforme thermiques ou dérivées du thermique. ( sauf BM avec la Neue klass)
Pourtant le LFP est moins cher, plus tolérant à la charge 100%, une plus grande longévité, et en plus les dernière évolutions, lui permettent une recharge ultra rapide en moins de 10 mn ( de 10 à 97%) ...

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light is rightil y a 9 jours

BYD emploie au total 120.000 ingénieurs. Ca envoie du lourd, du très lourd.

En Chine, environ 70% des cellules fabriquées sont du LFP.
Clairement, on a pas misé sur le bon cheval.

Quand à la montée en charge, on s'y casse les dents.
Ceux qui y arrivent utilisent souvent des segforce de FMS technology ... si ca peut aider...

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