Cherchant à repositionner son offre électrique, la marque nippone rompt avec son approche grand public avec un SUV résolument haut de gamme.

En proie à d’importantes difficultés à l’échelle internationale mais aussi en Europe où ses parts de marché ont reculé de 2,5 % cette année, Nissan cherche à rebondir. Au programme : une nouvelle offre mais aussi un nouveau positionnement sur l’électrique.

Pionnier de la « voiture électrique pour tous » avec la Nissan Leaf, le constructeur change de stratégie avec le nouveau Nissan Ariya. Révélé en octobre dernier à Tokyo, le premier SUV électrique du constructeur étrenne une nouvelle plateforme modulaire mais surtout un positionnement quasi premium. Une montée en gamme censée permettre au constructeur d’augmenter ses marges tout en allant chercher de nouveaux marchés.

Entre 50.000 et 70.000 euros

Citant ses sources, Automotive News indique que le Nissan Ariya sera proposé à un tarif variant entre 50.000 et 70.000 euros sur le marché européen. Une différence qui laisse supposer le recours à une offre composée de différents packs batteries et motorisations.

Un pari risqué pour la marque nippone qui ira se frotter à des modèles tels que le Tesla Model Y ou l’Audi Q4 e-tron.

Larges écrans, matériaux haut de gamme, système Pro Pilot 2.0… le nouveau Nissan Ariya marquera une véritable rupture avec la Nissan Leaf

La technologie e-Power dès 2020

Souhaitant atteindre un taux d’électrification de ses ventes européennes de 42 % dès 2022, la marque s’appuiera sur le dispositif hybride e-Power pour démocratiser la technologie. Véritable succès au Japon où il est déjà disponible sur la Note et le Serena, le e-Power sera introduit en Europe à l’occasion du renouvellement du Nissan Qashqai, en 2020.

Interrogé par Automotive News, Gianluca De Ficchy, Président de Nissan Europe, a également laissé entendre que la technologie serait adaptée à la prochaine génération du X-Trail.