Malgré son badge à connotation sportive, la Mini Cooper SE n’est pas suffisamment épicée pour certains. La marque britannique devrait corriger le tir avec une version gonflée.

Pour son arrivée dans le segment des citadines électriques, Mini a lancé la Cooper SE. Une version sans émission qui profite de l’aura sportive de son nom, qui fait évidemment référence à la célèbre Mini Cooper S thermique. Finalement peu sportive (exception faite de son châssis engageant), la Mini pousserait les potentiomètres avec une version GP.

C’est ce qu’indiquent les spécialistes de BMWBlog, qui se reposent sur des confidences internes anonymes et les récents spyshots d’un prototype de développement. Encore en tenue de camouflage, ce dernier ne laisserait aucun doute sur ses ambitions avec un kit aérodynamique emprunté à la Mini GP accompagné d’une calandre pleine et d’un diffuseur sans échappement.

Une difficile équation technique à résoudre

Les spéculations autour de la fiche technique de cette hypothétique version ne sont toutefois pas simples. La Mini John Cooper Works GP électrique devrait proposer une puissance comprise entre les 184 ch de la Cooper SE et les 306 ch de la GP thermique. Le fossé est grand, mais l’augmentation de puissance devrait quoiqu’il en soit passer par des retouches mécaniques, mais aussi au niveau de la batterie.

Toutefois, comme l’ensemble des citadines qui envisagent un avenir sportif, la Mini Cooper SE est dans l’impasse avec son unité de 28,9 kWh utiles. Alors qu’elle n’est pas un modèle d’autonomie dans sa version civile, avec un rayon d’action de 235 km dans le meilleur des cas, la déclinaison GP pourrait faire dégringoler les valeurs avec une consommation logiquement plus importante. Seule solution : augmenter la taille de la batterie. Ce qui en matière de poids ne pourrait pas vraiment correspondre à ce que l’on attend d’une Mini GP.