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Pour répondre aux besoins spécifiques des voitures électriques, Michelin dévoile le nouveau Pilot Sport EV.

Les pneus spécifiques aux voitures électriques ont disparu du marché aussi vite qu’ils sont apparus il y a près de dix ans. Alors que l’offre dédiée est inexistante, Michelin s’attaque au marché qui s’annonce grandissant : après le Michelin e-Primacy, c’est au tour du Pilot Sport EV de voir le jour.

Comme son nom l’indique, le Pilot Sport EV prendra place aux côtés des autres pneus de la gamme sportive de Michelin. Il s’adressera donc notamment aux conducteurs plus sensibles au toucher de route et à l’adhérence en virage qu’au confort ou à la longévité.

Le manufacturier français promet une juste balance des performances, entre adhérence et résistance au roulement. À ce titre, Michelin affirme avoir effectué un essai avec une voiture électrique de 2 151 kg, qui a pu parcourir 60 km de plus avec les Pilot Sport EV par rapport au Pilot Sport SUV de même taille. Notons que s’il est classé en catégorie B au chapitre économie d’énergie, il se montre moins performant en matière d’adhérence sur sol mouillé avec la lettre B, quand les Pilot Sport SUV et Pilot Sport 4s sont classifiés A.

Un pneu plus silencieux à bord et neutre en carbone

Le Pilot Sport EV se promet plus silencieux de l’ordre de 20 % dans l’habitacle grâce à la technologie maison Acoustic, qui prend la forme d’une bande à l’intérieur du pneu qui absorbe les résonances. Ce qui devrait être peu perceptible à l’usage, puisqu’à dimension équivalente (255/45 20), le Pilot Sport EV présente un niveau de nuisances sonores similaire au Pilot Sport 4 SUV (72 dB) et même légèrement supérieur au Pilot Sport 4s (71 dB).

À l’instar du Michelin e-Primacy, le Pilot Sport EV promet d’être neutre en CO2 depuis sa fabrication jusqu’à son arrivée en boutique, Michelin s’étant engagé à financer des projets visant à absorber ou éviter les émissions de CO2. Le pneu sera disponible au cours de l’année avec des dimensions allant de 18 pouces à 22 pouces.

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Stebaril y a 5 ans

Triphase, je vais tenter de donner une explication claire.
Les voitures thermiques ont un rendement max du moteur inférieur à 40%, supposons qu'au total on soit à 30% de moyenne. Ça veut dire que sur une conso aux 100Km de 10L, seuls 3L sont utilisés pour faire avancer la voiture. Si on met des pneus plus performants qui réduisent l'énergie nécessaire pour faire avancer la voiture de 10% par exemple, ça veut donc dire 3L-10% soit 2,7L/100Km = 9,7L/100Km au total. Je pense qu'on est d'accord pour penser que le gain n'est pas extraordinaire.
Supposons une voiture électrique avec un rendement moyen de 90%, pour 10KWh/100Km de conso, 9KWh/100Km sont utilisés pour faire avancer la voiture. Avec ces mêmes pneus magiques qui nous font consommer 10% d'énergie en moins, on arrive alors à 9-10% = 8,1 =9,1KWh/100Km.

Je pense que cet exemple illustre bien que l'impact de ce qui consomme est environ 3x plus fort sur les véhicules électriques. On, en arrive avec un pneu qui économiserait 10% d'énergie nécessaire pour avancer, avec des économies réelles de 9% sur l'électrique et 3% sur le thermique.

En gros (à prendre avec des pincettes), ce qui diminue une consommation sur du thermique, réduit 3x plus sur de l'electrique.

gatouilleil y a 5 ans

Techniquement, un pneu sur VE subit plus de contraintes que sur un VT. C'est principalement lié à la masse et au plus fort couple moteur. Donc en théorie il faut des pneus différents. En pratique la bonne gestion de la transmission de puissance en accélération/freinage fait que les pneus des VE réussissent à durer plus longtemps.
Il y a un aspect commercial (augmentation de tarif ?) non négligeable à développer des pneus spécial VE...

BRETON38il y a 5 ans

C'est comme les jantes aéro, ce qui est bon pour un VE l'est aussi pour un VT. Mais on y viendra vite avec la sévérité accrue sur chaque gramme de CO2 et les constructeurs vont faire la chasse

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