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L'électrique devient la première énergie pour les bus en France

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Une étape symbolique a été franchie en 2025 dans le secteur des bus. Avec 49,3 % des immatriculations, le tout-électrique a été la motorisation préférée des clients. On fait le point.

En 2025, le marché du bus a connu un fort recul. L’année dernière, 1 198 bus (7,5 tonnes et plus) ont été immatriculés en France, soit – 26 % sur un an. Attention, ce recul ne traduit pas un désintérêt des opérateurs, mais plutôt des difficultés industrielles persistantes. Les constructeurs font face à des tensions sur certains composants, ce qui allonge les délais de livraison. Il faut aujourd’hui compter entre 12 et 24 mois pour être livré.

49,3 % de bus électriques vendus en France

Les motorisations « zéro émission » ont nettement progressé. Elles représentent désormais plus de la moitié des immatriculations de bus neufs : 53,3 % contre 35,5 % en 2024. Pour être précis, le mix se compose de 49,3 % de bus électriques et 4 % d’hydrogène. Cette évolution permet à la France de rattraper son retard sur le reste de l’Europe. La Scandinavie et les Pays-Bas sont déjà à 100 % de bus propres.

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Comme pour les voitures, ce basculement est encouragé par le cadre réglementaire. Selon AutoActu, les normes européennes Vecto imposent aux constructeurs des objectifs de plus en plus stricts en matière d’émissions, avec à la clé des pénalités financières en cas de non-respect. À horizon 2030, la quasi-totalité des bus produits devra être à zéro émission, une contrainte qui accélère la réorientation des gammes industrielles.

Les collectivités locales jouent un rôle central dans cette dynamique. Les appels d’offres se multiplient pour renouveler les flottes, notamment en Île-de-France où la RATP est particulièrement active sur le sujet. La France compte bien sortir définitivement du diesel, au profit d’un mix associant électrique, bioGNV et hybride.

Même si les contraintes ne sont pas les mêmes, le secteur du bus contraste fortement avec celui des poids lourds. Les immatriculations de camions électriques sont encore très limitées à l’échelle européenne. Ils représentaient par exemple 4 % des ventes (7 385 unités) européennes entre janvier et juin 2025.

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alfreditil y a 2 mois

Je constate avec bonheur le remplacement des bus ratp hybrides par des électriques ! Dans les grandes montées que j’ai chez moi maintenant les bus font moins de bruit que les petites voitures la ou les hybrides etaient vraiment bruyants, plus meme que les classiques j’ai l’impression. Avec l’echo sur les murs ca devenait insupportable ce bordel. La pollution c’est pas que du co2

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Bofil y a 2 mois

Désolé, mais je ne suis pas de votre avis sur le prétendu rôle positif des collectivités, quand on s'aperçoit que les appels d'offres , concernent encore en 2026 autre chose que des e-Bus, avec notamment , des hybrides, ou fonctionnant au jus d'oléagineux ( cher au dirigeant de la FNSEA... avec force intrants azotés d'origine russe), et autre gabegie d'H2 etc ...
Oui, il est bel et bien inadmissible, qu'en 2026, la LOI, n'impose pas la seule solution élec, s'agissant d'une part de véhicules circulant en ville, et, qui plus est, dépendant des subventions publiques.
pour quelle raison objective, ne pourrait-il pas être possible , ce qui l'est pourtant déjà dans d'autres pays européens, ou en Chine , pour TOUT RENOUVELEMENT de matériel , d'autant qu'en plus les réponses industrielles chez les constructeurs sont là, et sur les mêmes chaines de fabrication que les bus thermiques .
Par contre, ce qu'on peut déplorer, c'est l'absence de fabricants européns de cellules LFP, poutant la bonne solution avec les e-bus.

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Bofil y a 2 mois

Allez en Norvège et vous comparez ca qui est comparable ...la bas !!!
On y trouve de e-Pl de toutes marques, aussi bien européennes qu'asiatiques , où l'absence de surtaxe sur les véhicules électriques, a bel et bien imposé aux différents constructeurs de faire des efforts sur ce marché ...afin de ne pas se faire " manger ", charges sociales ou pas ...
Pour mémoire Byd possède des usines dans l'est de l'Europe, après avoir fermé celle précédemment détenue dans l'Oise ( oui oui, chez nous...), pour cause.... de non commande de ses e-bus , par les décideurs locaux ces mêmes élus, contents que la firme s'installe, et ensuite ne voulant SURTOUTpas acheter des bus électriques, au nom Chinois...pourtant assemblés en France avec NOS normes sociales ...) .

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