Source : https://www.primealaconversion.gouv.fr

C’est le bruit que font courir la plupart des grands médias depuis hier, mardi 2 juillet 2019.

Au départ, la prime de conversion a été mise en place avec comme projection 500.000 dossiers acceptés sur la durée du quinquennat. Le succès de la mesure a rapidement pulvérisé cette hypothèse, et le lest lâché sur fond de crise des gilets jaunes a encore amplifié le mouvement.

Désormais, il est question de plus de 2 millions de demandes à honorer à échéance 2022. C’est trop pour le ministère de l’Economie et des Finances qui souligne également que l’aide a massivement été employée pour acheter des modèles diesel ou à essence dont on ne voudra plus dans les zones à circulation restreinte d’ici quelques années.

Si rien d’officiel n’a été communiqué aux médias, France Info assure avoir reçu une réaction d’un ministre sous la forme de cette interrogation à interpréter : « Est-ce normal qu’un automobiliste qui a les moyens de s’acheter une Jaguar bénéficie de cette aide au même titre qu’un ménage modeste qui va s’acheter une Zoe ? ».



S’il paraît évident que des discussions sont en cours à ce sujet à Matignon, ce qui est clair, aussi, c’est que le coup de rabot devrait limiter dans quelques mois la prime à la conversion aux foyers les moins à l’aise financièrement et aux modèles les moins émissifs en polluants et CO2.