Les dirigeants belges ont mis depuis plusieurs mois les voitures de société au milieu des débats, jugeant que celles-ci étaient un privilège pas toujours mérité. Alors que leur suppression était purement et simplement envisagée, c'est finalement l'option d'un "verdissement" de ces flottes qui est envisagé.

Ce sont tout autant les voitures de direction que les véhicules d’entreprise qui seraient concernés, ce qui représente 600 000 véhicules. L’objectif initial de cette suppression était social, pour permettre aux entreprises de débloquer davantage de moyens et ainsi augmenter les salaires. Mais l’écologie s’invite dans le débat et les gouvernants belges jugent que les entreprises ont les moyens de montrer la voie aux citoyens.

Ainsi, selon les objectifs fixés, les entreprises devraient être entièrement équipées de voitures ‘zéro émission’ à partir de 2026, ce qui exclurait également les hybrides rechargeables. Une idée qui suscite déjà de nombreuses critiques.

Le porte-parole de Febiac, l’organisme qui représente les constructeurs, a noté que les voitures d’entreprises représentent « 2% des émissions totales de CO2 » en Belgique, du fait de leur renouvellement régulier. De son côté, le dirigeant des représentants de sociétés de location, Frank van Gool, craint que cette idée n’amène à la saturation des infrastructures de recharge, ce qui pousserait les citoyens belges à « prolonger la vie d’un ancien véhicule personnel, ce qui ne serait pas non plus bénéfique pour l’environnement. »

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