Avec l’introduction de 13 tranches supplémentaires, le malus auto 2020 pourra aller jusqu'à 20.000 euros. De quoi annoncer la mort commerciale de certains modèles.

S’il n’y aura pas de malus « no limit » comme le suggérait le ministre de l’économie Bruno Le Maire il y a quelques semaines, la note s’annonce particulièrement salée pour les véhicules les plus émetteurs en CO2.

Alors que le projet initial proposait de faire passer le montant du malus de 10.500 à 12.500 euros en 2020, un nouvel amendement fixe au final le plafond à 20.000 euros. Une somme colossale qui s’appliquera aux véhicules dont les émissions de CO2 dépassant les 184 g CO2/km à compter du 1er janvier en norme NEDC corrélé (NEDC 2.0). Le gouvernement prévoyant l’introduction d’un second barème calculé à partir de la nouvelle norme WLTP, ce seuil sera relevé à 212 g/km à compter du 1er mars.

Au final, ce sont 13 nouvelles tranches de calcul qui seront mises en place à compter du 1er janvier pour sanctionner davantage les véhicules les plus polluants.

S’il devrait permettre à l’Etat d’engendrer 50 millions d’euros de recettes supplémentaires, ce supermalus annonce surtout la mort commerciale de certains modèles et en particulier des sportives et des gros SUV.

Nouvelles tranches – Base NEDC 2.0 (1er janvier – 29 février 2020)

g CO2/kmMalus
17312 552 euros
17413 109 euros
17513 682 euros
17614 273 euros
17714 881 euros
17815 506 euros
17916 149 euros
18016 810 euros
18117 490 euros
18218 188 euros
18318 905 euros
18419 641 euros
Supérieur à 18420 000 euros

Nouvelles tranches – Base WLTP (1er mars 2020)

g CO2/kmMalus
20112 552 euros
20213 109 euros
20313 682 euros
20414 273 euros
20514 881 euros
20615 506 euros
20716 149 euros
20816 810 euros
20917’490 euros
21018 188 euros
21118 905 euros
21219’641 euros
Supérieur à 21220 000 euros