Dans le cadre d’un accord signé il y a quelques jours avec S.E.R. Mgr Fernando Vérgez Alzaga, le pétrolier italien Eni va prochainement récupérer les huiles de cuisson usées des restaurants de la Cité du Vatican pour les traiter dans sa bioraffinerie de Venise, et celle de Gela qui sera mis en service au cours du premier trimestre 2019.

Après avoir subi un processus de purification et de régénération, la collecte sera employée pour produire du Diesel+, « un biodiesel de haute qualité à faible impact environnemental, produit et commercialisé par Eni », précise le communiqué de presse émis par le pétrolier. Le produit alimentera en retour les véhicules diesel du Vatican en contribuant à l’abaissement de la pollution atmosphérique locale.

Selon Eni et le CNR Istituto Motori, « l’utilisation d’Eni Diesel + permettait de réduire les émissions polluantes jusqu’à 40%, en particulier les oxydes d’azote, les particules primaires et secondaires, dont les particules ultrafines ». A noter toutefois que ce carburant ne contient actuellement que 15% de produits étiquetés « renouvelable » (huiles de cuisson usées, graisses animales, et autres déchets). Une proportion que le pétrolier assure augmenter progressivement depuis 2014.

Avec une valeur calorifique plus élevée et un additif détergent ajouté, le Diesel+ d’Eni permettrait de diminuer la consommation habituelle d’environ 4%. Une meilleure combustion réduirait l’encrassement du moteur et la fréquence de son entretien.

Diesel : Le Vatican se met à l’huile de friture et à l’économie circulaire
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