Voile de pollution sur Marseille - H. Lara

Cet été, les pics de pollution s'enchaînent et avec eux les épisodes de circulation différenciée. Peu appréciée des automobilistes, la mesure aurait montré sa relative efficacité sur la pollution de l'air à Marseille.

Appliquée à Marseille du 27 juin au 7 juillet, la circulation différenciée aurait eu un impact réel sur la qualité de l’air. Uniquement pédagogique pour cette première entrée en vigueur dans la capitale provençale, la restriction semble avoir été respectée puisqu’il y a été constaté une chute de 20% des niveaux d’oxydes d’azote (NOx) durant cette période. Onze jours durant, les véhicules portants les vignettes Crit’air 4 et 5 ont été bannis d’un périmètre pourtant très restreint autour de l’hypercentre, couvrant seulement 7% de la superficie de la ville.

Un constat dressé par Atmosud, l’organisme chargé de la surveillance de la qualité de l’air en région Sud. En centre-ville, il a relevé une concentration en NOx de 40,09 µg/m3 en moyenne pendant la circulation alternée contre 50,48 µg/m3 la semaine précédente. Un taux qui est immédiatement reparti à la hausse à la fin de la mesure pour afficher 49,9 µg/m3 les sept jours suivants. L’association reste toutefois prudente sur le lien entre circulation différenciée et pollution. Elle ne dispose pas de données sur l’évolution du trafic routier et n’a pas constaté de baisse du niveau de particules fines durant cette période.

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