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Loin de l’Espagne ou de la Hongrie choisies par Chery ou BYD, Dongfeng a opté pour la Norvège. Un choix en dehors des sentiers battus pour une usine automobile, mais qui n’est pas sans poser des questions de sécurité.
Paradis du véhicule électrique, la Norvège pourrait bientôt accueillir une usine de Dongfeng. Ce serait la première usine automobile du pays depuis l’arrêt du petit constructeur Th!nk en 2011. Le groupe chinois vient de signer un accord préliminaire pour l’implantation d’un site à proximité de Fredrikstad, au sud du pays. L’usine pourrait produire 100 000 voitures électriques par an avec 2 000 emplois à la clef.
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Le chinois Dongfeng met les bouchées doubles en Europe avec ses voitures électriquesMais au-delà des intérêts économiques pour le pays, le projet fait face à de nombreuses critiques. Il est tout d’abord implanté dans un site naturel protégé. Surtout, la levée de boucliers est due à des questions de sécurité. Dongfeng prévoit en effet de produire ses véhicules à partir de pièces en provenance de Chine, et de passer pour cela par le port voisin de Bjorg Havn.
Sauf que ce port est aussi largement utilisé par l’OTAN lors de ses exercices. Des navires appartenant aux pays de l’organisation y abordent régulièrement pour y décharger du matériel. Cette proximité entre navires militaires et cargos chinois est logiquement vue d’un mauvais œil par les militaires et les spécialistes de la sécurité.
Au-delà de ce site industriel, le débat sur la sécurité s’est également tourné vers les potentielles capacités d’espionnage que représentent ces voitures bardées de capteurs et hyper connectées.

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