Il s’agit d’un véritable coup de tonnerre qui va secouer d’une manière très particulière tout l’écosystème de la mobilité électrique : le dirigeant de l'Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi aurait commis plusieurs fautes graves.

L’information initiale a été diffusée par le quotidien japonais Asahi Shimbun. A l’heure à laquelle nous écrivons la présente brève, Carlos Ghosn serait entendu par le parquet de Tokyo « pour violation présumée de la réglementation boursière locale ». Si les soupçons sont confirmés, il pourrait être arrêté.

Il est principalement reproché à Carlos Ghosn de ne pas avoir déclaré la totalité de ses revenus au fisc. La dissimulation porterait sur plusieurs centaines de millions de yens. Nissan assure en outre que son dirigeant aurait utilisé à des fins personnelles des actifs de la société.

Le constructeur japonais s’est déjà positionné en indiquant mener sa propre enquête en interne, communiquer à la justice toutes les informations nécessaires, donner dans quelques dizaines de minutes une conférence de presse, et demander le départ du dirigeant si sa culpabilité est établie.



Conséquence logique, le cours de l’action Renault dévisse dangereusement en bourse.