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Bolloré inaugure son usine de bus électriques en Bretagne

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Le Bluebus 12 mètres électrique de Bolloré

Bolloré vient d’inaugurer en Bretagne le site de production du Bluebus 12 mètres, un bus électrique destiné à repondre aux besoins des collectivités.

Située sur le site Blue Solutions d’Ergué-Gabéric, près de Quimper, cette nouvelle usine est installée à proximité de deux autres sites du groupe : l’un dédié à la production des batteries lithium polymère (LMP) et l’autre destinée à la fabrication du Bluetram.

Entre les travaux de R&D et la construction de l’usine, le Bluebus 12 mètres aura représenté un investissement total de 40 millions d’euros sur 2015-2016.

8 pack batteries LMP de 30 kWh

Complémentaire au Bluebus, un modèle petit format (6 mètres de long) conçu sur la base du Gruau Microbus, le Bluebus 12 mètres souhaite s’attaquer au marché des bus urbains « standards » et chercher notamment à anticiper le plan d’équipement de la RATP qui prévoit un achat massif de bus électriques à compter de 2017 (voir notre sujet).

Capable d’accueillir entre 91 et 101 passagers selon sa configuration, le Bluebus 12 mètres est alimenté par 8 pack batteries LMP de 30 kWh, soit une capacité totale de 240 kWh. Autorisant jusqu’à 70 km/h de vitesse maximale, il revendique une autonomie située entre 180 et 250 km.

Bolloré Bluebus 12 mètres : vue intérieure
Selon sa configuration, le Bluebus 12 mètres pourra accueillir entre 91 et 101 passagers

200 bus par an

La production du Bluebus 12 mètres a commencé le 21 décembre 2015 et Bolloré annonce une capacité de production de 200 bus életriques par an dans une configuration à 2 équipes. Selon le groupe breton, cette nouvelle usine permettra à terme la création de 150 emplois.

Bluebus 12 mètres : caractéristiques

  • Longueur hors tout : 12 m
  • Largeur (hors rétroviseurs) : 2,55 m
  • Hauteur : 3,10 m
  • Rayon de braquage : 8,60 m
  • Nombre de passagers : de 91 à 101
  • PTAC : 20 tonnes
  • Autonomie : 180 à 250 km
  • 8 packs batterie LMP : 240 kWh
  • Vitesse maximale 70 km/h

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Eyraud F.il y a 10 ans

Pour la production électrique, la moyenne nationale annuelle est d'environ 80gCO2/kWh, sans compter le maintien en charge, l'émission théorique serait entre 105 et 76 gCO2/km (autant qu'une voiture citadine récente). Très bien :) .
Moins bien par contre, la recharge se fera de nuit avec une électricité majoritairement non-renouvelable :(

rickoboticsil y a 10 ans

sauf que dans la réalité il n'existe quasi aucun bus, camion et encore moins de VUL hydrogène, contrairement aux versions VE qui se multiplient très rapidement ... Même chose pour les bateaux, c'est dire !! Les batteries c'était 150km hier, 200km aujourd'hui, 400km dés 2018 pour moins cher à l'achat et en utilisation que le H. Il n'y a que les camions et autocars à parcourir plus de 400km/j et le diesel reste largement plus compétitif que le H et d'ici les interdictions totales les batteries auront définitivement dépassé le H ... En fait le H aurait eu sa chance jusqu'en 2020 mais sa baisse de prix arrive trop tard.

Seuthèsil y a 10 ans

Honnêtement l'hydrogène va avoir une chance avec les utilitaires. Des villes vont interdire le diesel voir même l'essence à certaines zones du centre ville.
L'hydrogène en tant que prolongateur d'autonomie va révéler tout son potentiel. Une batterie de 30kWh + une pile de 10kW, ça va être le couplet gagnant pour les véhicules utilitaires légers.
Les camions frigorifiques vont profiter à plein de la puissance fournis par la pile à combustible. Les utilitaires de chantier vont profiter du courant générer par la pile.
Les bus aussi vont pouvoir profiter des piles à combustible et vu le nombre de bus, une petite station à hydrogène dédié est tout à fait rentable, c'est à dire 200kg d'hydrogène par jour.
Maintenant avec des piles qui fournissent ~3kW/l et qui coutent 150€ le kW, les camions, les bus et les autocars peuvent s’orienter vers la pile à combustible.
Les seuls problèmes de l'hydrogène, c'est sa production et son prix. Si on utilise les déchets provenant de l'industrie pétrolière ou chimique, l'hydrogène peut alimenter 2 millions de voitures.
Et si dans le futur on arrive à produire l'hydrogène par hydrolyse, il n'est pas absurde d'équiper les voitures de prolongateurs à base de pile à combustible.
Mais à l'heure actuelle des bus électrique 60kWh avec un prolongateur à base de pile à combustible 75kW, n'est pas absurde du tout.
Un Ep-Tender avec une pile à combustible peut aussi se faire et pourrait même faciliter le déploiement des stations de service à hydrogène.

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