Dans l’île de Java, les géants de la batterie pour véhicules électriques ont signé deux projets d’usine pour 12 milliards d’euros, où Tesla a également manifesté son intérêt pour un site local.

Alors que la production asiatique de batteries est très majoritairement localisée en Chine, en Corée du Sud et au Japon, le secteur pourrait bientôt se diversifier grâce à l’Indonésie.

Ce pays de l’Asie du Sud-Est est l’un des plus peuplés au monde, avec ses 267 millions d’habitants. Malgré cela, le marché automobile dépasse à peine le million d’unités et aucun acteur national n’y existe. En revanche, la voiture électrique pourrait y devenir une spécialité. L’île de Java renferme en effet des ressources importantes en nickel, élément clé pour les batteries. Elle offrirait aussi une meilleure compétitivité que la Chine selon les autorités locales.

Deux gros poids lourds ont ainsi investi massivement en Indonésie en décembre. Le Sud-Coréen LG Chem, via sa nouvelle filiale batteries LG Energy Solutions, a signé un accord de 10 000 milliards de wons (7,5 milliards d’euros) le 18 décembre. Le second est le Chinois CATL avec un capital de 71,9 milliards de roupies (4,6 milliards d’euros). Les deux acteurs asiatiques s’implanteront dans la nouvelle zone industrielle de Batang, qui serait effective pour 2024.



Bientôt une Gigafactory indonésienne Tesla ?

« J’ai reçu un appel de Tesla aux États-Unis […] ils sont également intéressés par la construction d’une usine de batteries au lithium en Indonésie », assure Luhut Binsar Pandjaitan, ministre de l’investissement.

Rien n’est encore signé, mais la firme d’Elon Musk regarde de près l’Asie pour sa prochaine usine. Outre l’Indonésie, l’Inde est également sur la liste.