La Bluecar Autolib'

Autolib’ vous connaissez. Un service d’auto-partage électrique qui a beaucoup fait parler de lui tant les interrogations et les critiques furent nombreuses avant son lancement. Outre le service en lui-même, c’est surtout la voiture – la fameuse Bluecar – qui suscitait chez certains des inquiétudes compte-tenu du peu de garantie offerte à l’époque par cette voiture entièrement nouvelle.

A peine un an après l’inauguration du service, force est de reconnaître que le taux de satisfaction des clients Autolib’ est plutôt satisfaisant. Les petits soucis de fonctionnement des premiers mois ont été résolus et les clients actuels et futurs attendent maintenant le déploiement de toutes les stations prévues, notamment en banlieue.



Du coté des statistiques liés à l’usage, Vincent Bolloré en personne en a livré quelque unes lors de la conférence de presse de la première journée du Mondial de l’auto : durée et distance moyenne des trajets, coût moyen utilisateur par usage, autonomie, nombre de location moyenne journalière par véhicule, etc… Parmi tous ces chiffres, il y en a un qui m’a interpellé plus que tous les autres réunis : la vitesse moyenne constatée des Autolib’ depuis le lancement du service. 12 km/h ! Tout ça pour ça !?

Que l’on soit un adepte ou non d’Autolib’, il est difficile de remettre en cause l’intérêt de l’auto-partage à Paris. En revanche, on peut regretter que les utilisateurs semblent avoir réservé l’usage de la Bluecar à des trajets quasi exclusivement urbains sur lesquels ils subissent la congestion quotidienne de la circulation automobile parisienne. On peut toujours se consoler en se disant que pour effectuer de tels trajets, autant avoir recours à une voiture électrique plutôt qu’à une thermique. Mais le chiffre est si bas qu’il interpelle forcément celles et ceux qui défendent l’idée que la voiture individuelle n’a plus sa place en ville au XXIème siècle.

Alors souhaitons à Autolib’ un avenir meilleur dans une ville beaucoup moins congestionnée et moins bruyante. Une ville ou l’auto-partage libérera l’espace public et la chaussée au bénéfice de tous, y compris des automobilistes.