AccueilArticlesVoitures électriques : les batteries de ce géant chinois se dégraderaient moins vite que les autres

Voitures électriques : les batteries de ce géant chinois se dégraderaient moins vite que les autres

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L’usure des batteries est un sujet central dans le domaine de la voiture électrique. Nombreux sont ceux à se demander au bout de combien de kilomètres il est nécessaire de les remplacer. Et combien ça coûte ! Une récente analyse semble démontrer que les batteries d’un fabricant chinois se dégraderaient  beaucoup moins vite que celles des concurrents. Mais les résultats manquent de clarté.

Des batteries qui se dégradent moins vite ?

Autonomie qui fond avec le temps, valeur de revente incertaine, coût d’un éventuel remplacement : la durée de vie des batteries fait partie des inquiétudes qui demeurent chez ceux qui hésitent à passer à l’électrique. Une analyse récente menée par la banque américaine Morgan Stanley apporte un éclairage intéressant en mettant en évidence des écarts notables entre fabricants. Selon cette étude, les batteries du groupe chinois CATL, premier producteur mondial de batteries pour véhicules électriques, afficheraient une dégradation sensiblement plus lente que celles de ses concurrents.

Les tests se basent sur des usages réels, et non sur des simulations en laboratoire. Au total, 12 véhicules électriques et une centaine de batteries ont été analysés. Les données ont été collectées dans plusieurs grandes villes chinoises. Et les résultats sont frappants. Après l’équivalent de 200 000 km parcourus, les batteries CATL perdent moins d’autonomie que les autres.

Comme vous pouvez le voir sur ce graphique (flou, désolé pour cela), les modèles 11 et 12, qui utilisent des batteries CATL (probablement des LFP), présentent une dégradation nettement plus lente que ceux équipés avec des packs issus d’autres fournisseurs.

Pas assez de données…

Intéressant, mais il faut reconnaître que le problème, c’est qu’il nous manque tout un tas d’informations importantes pour pouvoir se faire une idée plus précise du sujet. Nous ne connaissons pas l’origine des batteries qui équipent les autres modèles étudiés. Nous ne savons pas non plus avec quel pack CATL les modèles 11 et 12 sont équipés. On imagine qu’il s’agit de batteries LFP, mais impossible d’en avoir la certitude. Il aurait été intéressant d’avoir ces références pour comparer, mais nous avons malgré tout une tendance générale qui se dessine.

Morgan Stanley souligne que « la maîtrise de la dégradation est devenue un critère clé dans l’équation économique de la voiture électrique ». Plus une batterie conserve ses performances dans le temps, plus le coût par cycle d’utilisation diminue.

CATL détient 38,2 % du marché

Pour étayer leur analyse, les auteurs du rapport s’appuient également sur des retours d’expérience dans le domaine du stockage stationnaire. Il se trouve que CATL est l’un des quatre fournisseurs de batteries LFP du projet national éolien-solaire-stockage de Zhangbei, en Chine. Les batteries du fabricant sont les seules à n’avoir jamais été remplacées. Elles conservent encore plus de 90 % de leur capacité résiduelle après 14 années d’utilisation. C’est beau !

Voilà pour la qualité, mais qu’en est-il de la quantité ? CATL continue de dominer les débats également sur ce terrain. Selon les dernières données de SNE Research, la firme chinoise détenait 38,2 % du marché des batteries pour voitures électriques au cours des onze premiers mois de l’année 2025. C’est encore mieux qu’en 2024 sur la même période. Rappelons au passage que CATL fournit des batteries pour véhicules électriques à un grand nombre de constructeurs, dont Tesla, BMW, Mercedes ou encore Volkswagen.

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