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Aux côtés des véhicules 100 % électriques et des hybrides rechargeables, un troisième type de motorisation se fait une place depuis quelques mois. Il s’agit du prolongateur d’autonomie. Les constructeurs chinois en raffolent et misent de plus en plus sur cette technologie pour convaincre les clients. Mais vont-ils trop loin ?
Le prolongateur d’autonomie, ou range extender, est une solution hybride où un moteur thermique n’entraîne pas directement les roues, mais sert à recharger une batterie une fois celle-ci déchargée. Contrairement aux hybrides rechargeables, seul le moteur électrique assure la traction. L’idée est de permettre des trajets quotidiens en tout électrique, tout en éliminant l’angoisse de la panne lors des longues distances. Une technologie qui fait, en théorie, office de passerelle entre le thermique et l’électrique.
Sur le papier, ce système semble séduisant. Le prolongateur d’autonomie est de plus en plus répandu en Chine. Mais selon une récente analyse de l’ONG Transport & Environment (T&E), cette promesse se heurte à la réalité : l’autonomie électrique réelle reste limitée (185 km en moyenne). Et une fois la batterie vide, la consommation grimpe vite. Aux alentours des 6,4 l/100 km en moyenne, soit l’équivalent d’un SUV essence classique. Le risque est donc que ces véhicules roulent majoritairement en mode thermique.
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Leapmotor C10 : bientôt une version avec prolongateur d’autonomie pouvant atteindre les 950 kmRésultat : le gain écologique est bien moindre qu’annoncé. Pourtant, les marques chinoises misent à fond sur cette technologie. En 2024, les ventes de véhicules à prolongateur d’autonomie (EREV) ont bondi de 79 % dans le pays. Au total, 1,2 million d’unités se sont écoulées l’année dernière. L’engouement s’explique par des aides généreuses et un discours marketing rassurant. Des modèles comme les Leapmotor C10 et Luxeed R7 promettent des chiffres flatteurs : jusqu’à 950 km d’autonomie annoncée.
Dernier exemple en date : l’IM LS9, un imposant SUV chinois équipé d’une batterie de… 66 kWh. Une capacité comparable à celle d’un véhicule 100 % électrique comme le Tesla Model Y. Mais contrairement au SUV de Tesla, le LS9 intègre aussi un moteur essence 1.5 turbo en guise de générateur. On retrouve donc les défauts de l’électrique (extraction de matières premières pour fabriquer la batterie) et ceux du thermique (émissions de CO2). C’est donc finalement un contresens écologique.
À ce niveau de batterie et avec une recharge en 800 volts, on peut sérieusement s’interroger sur l’utilité du prolongateur. Les EREV risquent d’embrouiller le message écologique, notamment s’ils viennent remplacer des voitures électriques plutôt que des thermiques. L’Europe ferait bien de ne pas suivre cet exemple. Comme le disent les experts de T&E, « la voie à suivre n’est pas celle des solutions à mi-chemin ou des hybrides rebaptisés, mais celle d’un système de mobilité résilient, propre et entièrement électrique ».
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Vous le savez bien: les taxes ont été instituées pour contrebalancer les subventions massives de Xi Jinping à ses industries afin de nous écraser économiquement parlant. C'est la réponse du berger... Quant à la rhétorique du prix, il faut effectivement se réveiller et lui tordre le cou: expliquez moi pourquoi dans un pays comme l'Allemagne où le pouvoir d'achat d'un véhicule neuf est de près de 45.000 euros seule 17% de la population achète un bev ? Alors que plus de 50 % en est largement capable... Idem Luxembourg...La réponse: demandez aux millions d'acheteurs traditionnels d'Audi, BMW, Mercedes & Co s'ils ont envie d'acheter un véhicule chinois pour 20.000 euros de moins...et pourquoi il ne le font pas. L'exemple de la Norvège ? Une blague: vous prenez l'Etat le plus riche d'Europe, une petite population scandinave naturellement sensible aux sujets environnementaux, vous subventionnez massivement...Tiens d'ailleurs, les Norvégiens achètent très peu chinois alors que leurs véhicules n'y sont pas taxés...
Je vous le donne en mille: la problématique n°1 du développement du bev en Europe n'est pas le prix. Car toute nouvelle technologie doit d'abord se démocratiser par les couches aisées et moyennes de la population. Quand ceux-ci achèteront massivement du bev, les prix baisseront globalement du fait des effets de volumes et donneront la possibilité de produire des véhicules populaires au meilleur prix.
La tendance est déjà amorcée, voir les excellents chiffres de l'ID7, avec en parallèle des arrivées prochaines de nouveaux véhicules de catégories A et B.
Alors ne nous faites pas croire qu'il faut faire l'inverse au profit de l'industrie chinoise...
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Encore une preuve, s'il le fallait, que certains constructeurs sont prêts à tout pour vendre toujours plus, qu'elles qu'en soient les conséquences et tant pis pour la transition écologique, elle attendra !!!
On peut prendre le sujet de la transition par tous les côtés, si on veut aller dans le bon sens, il n'y a qu'une seule solution, sinon les gens font n'importe quoi, c'est d'inciter les constructeurs (j'allais dire obliger mais ça va chouiner dans les chaumières !!) et par ricochet les gens, à ne proposer que des véhicules qui ont un impact positif sur le réchauffement climatique....
On le voit bien avec les constructeurs, vous leur lâchez un peu de leste et ça part en vrille, certains allant même jusqu'à reproposer du mazout qui pue...
Bref, cette humanité fait 1 pas en avant pour se donner bonne conscience mais, dès qu'il s'agit de pognon, recule de 2 pas et tant pis pour les conséquences.... Et tout le monde se trouve toujours de bonnes excuses pour ne surtout pas faire d'efforts, surtout pas de contraintes.... On le voit avec le VE. S'il faut perdre 10 min sur un trajet, c'est la fin du monde !!! Et on ne prend pas en compte tous les bénéfices que cela représente.....On en est là...
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Disons le tout net, ce truc du prolongateur est une aberration et bon pour les nombreux gogos qui se repaissent de chiffres ahurissants sur des soi disant autonomies de 1000, 1200 ou de délirant 1300 km.
Rajouter à cela, qu'on se retrouve avec un moteur fumant, rempli de toutes les bonnes vieilles pannes habituelles, et voilà un cocktail détonnant de futures bagnoles à problème sans fin.
A fuir !
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