Voiture autonome : des robotaxis électriques à Munich dès cette année ?

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Mobileye et Sixt s’associent en Allemagne pour lancer un projet de taxi autonome. L’objectif des deux entreprises est de proposer des robotaxis dès cette année.

Avec l’avènement de la voiture autonome, beaucoup d’entreprises cherchent à lancer leur service de covoiturage sans conducteur. Ces robotaxis, notamment chers à Elon Musk et Tesla, pourraient se multiplier au cours des prochaines années. En Allemagne, le spécialiste de la conduite autonome Mobileye s’est associé au loueur Sixt pour préparer le terrain et expérimenter l’exploitation d’une première flotte.

Les deux firmes ont choisi le SUV électrique Nio ES8 comme base de travail. « Lorsque nous étions à la recherche du véhicule adéquat pour notre première flotte de robotaxis en 2019, nous avions trois exigences. Le véhicule devait déjà être prêt pour la conduite autonome de niveau 4, afin de faciliter la transformation. De plus, il devait pouvoir être livré avant la mi-2021 et le constructeur devait également permettre sa transformation et son utilisation en tant que robotaxi. Nio a été le premier constructeur à répondre à ces trois exigences et a donc remporté le marché » justifie Johann Jungwirth, vice-président de la mobilité de Mobileye.

La présence d’un conducteur toujours obligatoire

Mobileye va fournir la technologie autonome des véhicules avec un ensemble intégrant six caméras et trois lidars dans un seul boîtier. Les voitures embarqueront également d’autres capteurs et caméras pour se mouvoir dans leur environnement en toute sécurité. L’entreprise fait rouler des voitures autonomes en Allemagne depuis 2020, sans passagers. De plus, un conducteur doit être présent derrière le volant en cas de problème avec le système.

L’objectif est désormais d’accueillir les premiers usagers du service au deuxième semestre de l’année 2022. « Cela dépendra des autorités, quand nous obtiendrons l’autorisation », confirme Johan Jungwirth. Au début de leur exploitation, les Nio ES8 autonomes embarqueront aussi un conducteur pour assurer une sécurité infaillible.

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Kyanosil y a 4 ans

Bonjour,
A mon avis, ce que voulait dire l'auteur c'est que le couple conduite autonome/conducteur assure une sécurité (quasi) infaillible.
Chacun des systèmes de contrôle (humain ou machine) est imparfait mais si les domaines dans lesquels ils sont moins performants (par exemple vigilance pour l'humain, prise de décision complexe pour la machine) sont disjoints, l'un pourra toujours rattraper l'autre.

triphaseil y a 4 ans

La tournure m'a aussi fait sursauter... Elle est maladroite, mais c'est logique de mettre un conducteur en superviseur d'une techno qui doit encore faire ses preuves.

Par ailleurs, je pense que c'est une part minuscule des accidents de la circulation que l'on peut imputer aux conducteurs de taxis/vtc, en général ces gens ont un comportement responsable.

Fluktoxil y a 4 ans

La tâche de conduite étant l'une des plus complexes que l'on puisse donner à un humain (et donc à une machine), il est évident que la conduite autonome sans "chauffeur" en toutes circonstances n'est ni pour demain, ni pour après demain, ni pour le jour d'après. Le principal problème étant que la machine doit savoir cohabiter avec l'humain et l'animal (tous les deux très imprévisibles par nature). Exemple concret: La voiture autonome roule à 80km/h de nuit, un animal (ou un piéton) surgit sur la chaussée en sortie de courbe, il y a un ravin à droite, et un véhicule arrive en sens inverse, l'accident est inévitable, la voiture autonome ne pourra pas plus l'éviter qu'un humain au volant, reste à savoir quel accident elle choisira...
La seule solution étant de rouler beaucoup moins vite pour pouvoir s'arrêter sur une distance très courte, mais à ce moment là il faudra accepter de se traîner à 40km/h sur nationale et de rallonger considérablement nos temps de trajet. La distance de freinage étant incompressible, que ce soit un humain ou une machine qui décide d'actionner les freins il faudra toujours environ 40 mètres de freinage pour s'arrêter à 80km/h (je parle bien de freinage, je ne prends pas en compte le temps de réaction, considèrant que, sur ce point, la machine a une réaction quasi instantanée comparé à un humain). Autant vous dire qu'en 40 mètres, le piéton ou l'animal est déjà encastré dans la calandre, ou bien nous sommes déjà encastrés dans la voiture d'en face, ou bien on a déjà sauté dans le ravin...
Il est évident qu'en se déplaçant à 20km/h maximum n'importe quel ingénieur automobile aujourd'hui est capable de faire rouler une voiture sans conducteur, sans danger, et en environnement complexe tel que l'agglomération. On peut même rouler beaucoup plus vite en environnement simple comme l'autoroute (c'est d'ailleurs pour ça que ça existe et fonctionne déjà). L'humain est capable d'inventer de très belles machines, mais il y a une limite à tout, et les lois de la physique semblent être justement la limite içi. L'énergie cinétique accumulée doit être dissipée, aucune négociation possible sur ce point.

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