Toyota GR H2 : un hybride hydrogène pour les 24H du Mans 2026

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Toyota a présenté un prototype d’endurance à moteur hybride hydrogène. Celui-ci devrait normalement arriver aux 24 Heures du Mans en 2026, en catégorie Hypercar.

C’est en marge des 24 Heures du Mans que Toyota a dévoilé un tout nouveau prototype de course. Celui-ci s’inspire de la GR010 actuelle, qui est le prototype hybride disputant le championnat du monde d’endurance. C’est aussi avec celui-là que la firme a remporté les 24 Heures du Mans en 2021 et 2022.

S’inspirant globalement des lignes de la GR010, le tout nouveau concept GR H2 Racing Concept s’annonce pour 2026. C’est à ce moment-là que verra le jour une catégorie Hydrogène en World Endurance Championship. Celle-ci autorisera l’inscription de prototypes fonctionnant à l’hydrogène via une pile à combustible, ou avec une mécanique hybride comprenant un moteur thermique et une propulsion hydrogène.

C’est cette solution qu’a choisi Toyota avec son concept GR H2 qui verra donc le jour dans trois ans. L’objectif de la FIA et de l’Automobile Club de l’Ouest est de faire rouler tous les prototypes à l’hydrogène en 2030. Mais le choix d’une hybridation avec moteur thermique permet de conserver les sons de moteurs chers au public.

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« Du son et de la dynamique »

On ne sait pas grand-chose des caractéristiques techniques de ce prototype, à l’exception de sa motorisation. On sait qu’il mesurera 5,10 mètres de longueur, soit 20 centimètres de plus que l’actuelle GR010.

La face avant et la signature lumineuse ne sont pas sans rappeler la nouvelle Prius hybride rechargeable. Toyota conserve évidemment des liens entre tous ses projets, après la présentation d’une Prius GR cette semaine.

« Le Mans est un endroit où nous pouvons repousser les limites et réaliser l’avenir », a déclaré Akio Toyoda. « Mon objectif est d’atteindre la neutralité carbone sans compromettre la vitesse ou l’excitation de la course. »

« Je n’investirais pas dans cette technologie si je ne pensais pas que nous pouvions gagner avec. L’hydrogène n’est pas seulement une question de zéro émission, c’est aussi une technologie vraiment passionnante.

« Elle produit du son, du couple et de la dynamique. C’est tout cela à la fois. Pour atteindre la neutralité carbone, nous poursuivrons toutes les technologies, depuis les batteries électriques. L’hydrogène n’est qu’une des voies que nous empruntons. »

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afreeman1901il y a 3 ans

Perso j'aimerai bien qu'une marque se lance dans l'electrique. Autant la formule E n'a que peu d'interet, autant une course de 24h permettrait de travailler/démontrer les problématique conso vs recharge, de poids, de régénération.

Stands-upil y a 3 ans

Très bonne analyse d'un vrai souci : à partir du moment où il y a une combustion, il existe des risques de formations de polluants.

Reste à en connaître les niveaux et, pour cela, il faut comparer les structures des molécules et leurs transformations, ainsi que le rendement du procéssus.
De ce point de vue, les hydrocarbures sont très pénalisants en raison de leur complexité et du fait que leur rendement est pauvre en énergie.

L'hydrogène est plus simple, propose un rendement nettement supérieur, mais va favoriser la production de NOx, dont les composants sont présents dans l'air.

Par contre, nous évitons ce qui était dû à la combinaison de l'air ambiant et des hydrocarbures. On va pouvoir se focaliser sur certaines choses...

Dont nous n'avons pas pour l'instant vraiment la liste, faute d'une base de connaissance sérieuse. Il va falloir attendre un peu, disons deux ans, de remontées des services ayant des moyens de mesure et de tests adéquats.

Dans l'immédiat nous n'en sommes qu'aux estimations et à l'examen des données constructeurs pour observer ce qui est crédible et ce qui relève de la fantaisie, comme l'histoire du péroxyde d'hydrogène (aussi appelé eau oxygénée) par exemple, que personne n'est actuellement capable de quantifier.

Invitéil y a 3 ans

Dans le cadre d'une compétition avec peu de véhicules, il n'y a évidement aucun inconvénient. C'est une situation de laboratoire.

Mais plus généralement, le moteur thermique [ Air (1/5 de dioxygène O2 et 4/5 d'Azote N2) + Hydrogène H ] ne va-t-il pas générer des nuisances sanitaires?

A haute température et haute pression, on pourrait obtenir des Oxydes d'Azote (NO2, par exemple) bien connu comme irritant des voies respiratoires et objet de catalyse sur les moteurs diesel actuels.
Et,
Il est probable qu'un des rejets soit du Peroxyde d'Hydrogène (H2O2), gaz fortement oxydant, donc très irritant pour les voies respiratoires (comme l'est l'Ozone O3, par exemple).
Bon, il y aura aussi de la vapeur d'eau (H2O), bien plus sympathique,
SAUF si celle-ci se condense et absorbe le Peroxyde d'Hydrogène pour donner des microparticules d'Eau Oxygénée qui seront délétères dans les poumons...

Ces inconvénients potentiels sont-ils facilement corrigeables de manière fiable avec des dispositif de post-traitement des gaz d'échappement?

A voir...

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