AccueilArticlesTesla FSD : l'enquête aux États-Unis risque-t-elle de retarder le lancement en Europe ?

Tesla FSD : l'enquête aux États-Unis risque-t-elle de retarder le lancement en Europe ?

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Le système FSD (Full Self-Driving) de Tesla n’a jamais été aussi proche d’une homologation en Europe. Les Pays-Bas pourraient donner leur feu vert d’ici une quinzaine de jours. En parallèle, les États-Unis, un pays où le système est déployé depuis 2020, s’inquiètent et approfondissent leurs enquêtes sur la techno de Tesla.

C’est presque fait en Europe ?

Cela fait plusieurs années que Tesla multiplie les annonces autour de sa technologie de conduite automatisée, sans parvenir à concrétiser un déploiement officiel en Europe. Chez nous, le système FSD est aujourd’hui en attente d’une validation réglementaire, un processus particulièrement exigeant sur le Vieux Continent. Contrairement aux États-Unis, où les expérimentations ont été menées plus librement, l’Europe impose une homologation stricte encadrée par la norme R171 déjà obtenue par BMW et Geely.

Aux Pays-Bas, la RDW (Rijksdienst voor het Wegverkeer), l’organisme d’État chargé de la réglementation du trafic routier, pilote ce processus. Après un recadrage fin 2025, les autorités du pays pourraient donner leur feu vert le 10 avril. Tesla affirme avoir finalisé les essais nécessaires et transmis l’ensemble des documents requis pour une homologation en bonne et due forme. Au total, la firme d’Austin aurait parcouru 1,6 million de km sur les routes européennes et réalisé plusieurs milliers de scénarios de tests sur piste.

Attention, il convient de préciser que même en cas de feu vert, le déploiement restera dans un premier temps limité. L’autorisation ne concernera que les Pays-Bas, avant une éventuelle extension à d’autres États membres. Et cette étape dépendra d’une coordination au niveau européen, ou de décisions nationales alignées sur celle du régulateur néerlandais. Autrement dit, rien ne garantit une adoption immédiate à l’échelle de l’Union, mais ce serait un premier pas encourageant pour Tesla !

Le FSD de Tesla est sous pression aux USA

En parallèle, la situation se tend outre-Atlantique. La National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) a renforcé son enquête sur les systèmes d’aide à la conduite de Tesla. L’Agence fédérale en charge de la sécurité routière s’interroge notamment sur leur comportement dans des conditions de visibilité dégradée, ainsi que sur leur capacité à alerter efficacement le conducteur et à lui restituer le contrôle à temps. Au cours des derniers mois, des experts ont tiré la sonnette d’alarme.

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Les investigations de la NHTSA portent sur plusieurs millions de véhicules équipés du FSD. Selon les premiers éléments, une série d’accidents aurait mis en évidence des défaillances dans la détection de certains obstacles ou dans la réactivité du système.

L’enquête est désormais entrée dans une phase d’analyse approfondie, dernière étape avant une éventuelle procédure de rappel. Si les États-Unis vont jusque-là, Tesla sera forcé de corriger les problèmes via des mises à jour logicielles à distance. Les défaillances soulevées par les autorités américaines pourraient refroidir les régulateurs du Vieux continent… Au grand dam des propriétaires européens.

Enfin, il convient de rappeler que, malgré son appellation, le FSD de Tesla ne correspond pas à une conduite autonome complète. Le système reste classé au niveau 2, ce qui implique une supervision constante du conducteur.

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