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Cousin du Kia Sportage, le Hyundai Tucson hybride continue de surfer sur le succès. On le passe au crible pour voir s’il est techniquement toujours dans le coup.
Lancé en 2021, le Hyundai Tucson a été un carton. Avec son style spectaculaire directement inspiré du Vision T Concept et un éventail de motorisations, le SUV coréen s’est assuré un beau succès. S’il ne parvenait pas à détrôner l’intouchable Peugeot 3008, le Tucson parvenait tout de même à aligner plus de 17 000 exemplaires par an. Aujourd’hui, si les ventes reculent naturellement pour ce SUV en fin de carrière et à l’éventail de motorisations réduit, il continue d’être plébiscité. On passe le Hyundai Tucson hybride au crible pour voir si c’est toujours une référence.
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Hybride vs hybride rechargeable : lequel consomme le moins ?Le Hyundai Tucson hybride n’a pas tellement évolué depuis son apparition en 2021. Malgré son récent restylage, le SUV conserve sa chaîne de traction composée d’un moteur essence et d’une machine de traction électrique. Le 1,6 l T-GDi à injection directe et fonctionnant avec un taux de compression de 10,5:1 cumule à lui seul 180 ch. C’est lui qui assure la majorité de la traction.
Il se fait épauler par une machine électrique d’une puissance de 65 ch. Elle supporte l’effort du bloc thermique dans certaines phases de conduite ou permet une évolution entièrement électrique sur une poignée de kilomètres (pas plus de 4,5 km sur une charge en ville selon nos mesures). Le bloc électrique est alimenté par une batterie de 1,49 kWh de capacité brute, autorisant une plage d’utilisation beaucoup plus restreinte, d’à peine plus de 40 % de la jauge. Ainsi motorisé, le Hyundai Tucson HEV avoue 5,8 l/100 km sur le cycle WLTP, pour un niveau de 132 g/km de CO₂. On passe maintenant aux chiffres dans la vie réelle.
Au terme de notre boucle mixte de 100 km, le Hyundai Tucson a présenté une consommation moyenne de 6,0 l/100 km. Soit à peine plus que la valeur enregistrée sur le cycle WLTP. Le contrat est respecté (notre parcours est assez proche du cycle WLTP pour les véhicules hybrides), mais la consommation demeure un peu élevée face à la concurrence, notamment sur route et sur voies rapides. En ville, où le moteur thermique visiblement glouton se fait plus rare, l’appétit retombe.
| Route | Voie rapide | Ville | Total | |
| Conso. moyenne A/R (l/100 km) | 6,0 | 7,4 | 4,6 | 6,0 |
Sur autoroute, le Hyundai Tucson affiche un tout autre visage puisque son moteur thermique tourne en permanence, à hauteur de 2 200 tr/min à 110 km/h et de 2 600 tr/min à 130 km/h. À cette vitesse, la consommation instantanée est déraisonnable et frise les 9,0 l/100 km ! Dans le même temps, le moteur essence recharge la batterie. Au final, nous avons enregistré une consommation de 8,2 l/100 km au terme de notre parcours exclusivement autoroutier.
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Essai : Nissan Qashqai e-Power, une mécanique plus sobre pour le SUV hybride, mais pas que !Le Hyundai Tucson HEV dispose d’un réservoir de 50 l. Lorsque nous avons fait les pleins complets, l’ordinateur de bord promettait une autonomie de 770 km, variable en fonction des consommations précédentes. Dans le cas présent, il prend pour référence une consommation moyenne de 6,5 l/100 km. Voilà qui donne un aperçu du rayon d’action du SUV hybride, même si l’autonomie n’est pas un sujet pour un véhicule carburant aux énergies fossiles. Enfin, nous avons noté un écart de 0,2 l/100 km entre la consommation affichée au tableau de bord et la quantité effective de carburant déversée dans le réservoir. Comme d’habitude, cette donnée est purement indicative en raison de sa potentielle imprécision, mais l’écart est dans la moyenne basse de nos observations avec d’autres voitures hybrides ou hybrides rechargeables.
Le SUV coréen cumule donc 239 ch pour 380 Nm de couple. Avec une masse de « seulement » 1 571 kg à tracter, le rapport poids/puissance (6,95 kg/ch) est à son avantage. C’est d’ailleurs l’un des SUV hybrides (HEV) les plus puissants du marché. Le Hyundai Tucson hybride ne manque donc pas de vitamines et peut réaliser le 0-100 km/h en 7,2 s, pour un 400 m D.A. en 15,3 s avec un taux de charge intermédiaire. C’est beaucoup mieux que le 0-100 km/h en 7,8 s communiqué par la marque.
| Mode de conduite | 0-100 km/h | 80-120 km/h | 400 m |
| Sport | 7,2 s | 4,3 s | 15,3 s |
| Eco | 7,5 s | 4,5 s | 15,5 s |
Les reprises sont à l’avenant avec un temps de 5,2 s pour bondir de 80 à 120 km/h. C’est correct, et là encore supérieur à bon nombre de ses rivaux directs. Reste qu’il goûte peu à ce genre de comportement : la boîte automatique à six rapports rechigne à rétrograder et le moteur s’égosille fortement dans les tours. De quoi perturber la quiétude à bord de ce SUV avant tout paisible. Comme toutes les autres voitures du groupe coréen, il joue surtout la carte de la neutralité : le comportement est maîtrisé, mais la conduite n’a absolument rien d’engageant.
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Supertest – Renault Clio e-Tech : toutes les consommations et performances mesuréesEn phase de freinage d’urgence, le SUV colle le nez dans le volant ! Seulement 59,5 m très exactement sont nécessaires pour s’arrêter depuis 130 km/h, et 35 m depuis 100 km/h. Il fait aussi bien que les meilleures voitures du marché. Le système de freinage régénératif est bien plus commun avec quatre niveaux sélectionnables depuis les palettes derrière le volant. Avec le mode le plus léger, la voiture peut filer sur 439 m depuis 80 km/h. Avec le mode le plus fort, il faut compter 241 m. Dommage que les capacités de régénération et les forces de décélération ne soient pas davantage marquées, voire reprises des voitures électriques de la gamme : le système de freinage régénératif des Kona Electric et de la gamme Ioniq font figure de référence en la matière.
| Mode de freinage | Distance | Temps |
| Mode LV0 | 439,0 m | 42,9 s |
| Mode LV3 | 241,2 m | 27,1 s |
C’est à bord que les évolutions du Hyundai Tucson restylé sautent le plus aux yeux. Le poste de conduite est désormais dans les rangs avec une architecture (trop) connue, qui consiste à poser une large dalle numérique derrière le volant. Mais on apprécie toutefois la bonne visibilité de l’ensemble, l’écran central légèrement orienté vers le conducteur, et l’imposante platine numérique dédiée au confort thermique à bord.
L’habitabilité ne bouge pas et continue d’être le point fort de ce SUV de 4,51 m. La banquette est large et confortable, alors que le rayon aux genoux est très suffisant, même pour des adultes. Seule la place centrale, gênée par le tunnel de servitude, peut déranger ceux qui viennent de la voiture électrique (mais qui ferait ce genre de rétropédalage ? !). Côté pratique, on a apprécié les multiples rangements et bacs, notamment à l’avant.
La soute cube toujours 616 l, ce qui est plutôt généreux pour emporter les affaires de toute la famille au moment de partir. La modularité est correcte, avec une banquette 40/20/40 qu’il est possible d’abaisser à l’aide de tirettes dans le coffre. Dommage toutefois que le sous-plancher ne puisse pas être davantage exploité. De plus, les habillages en plastique dur des passages de roue pourraient très vite mal vieillir si certains objets ne sont pas arrimés correctement.
Toujours aussi agréable et confortable, le Hyundai Tucson continue d’être une valeur sûre sur le segment des SUV compacts. À bord, si la présentation est moins originale qu’auparavant, le poste de conduite se révèle ergonomique et très pratique. Bref, c’est une bonne voiture familiale et ce n’est pas une surprise s’il continue de cumuler les ventes malgré son remplacement imminent.
En revanche, la chaîne de traction se montre moins convaincante en 2026, avec un niveau de consommation un peu plus élevé que certaines technologies concurrentes à l’image du système E-Tech de Renault ou e-Power de Nissan. Les coûts d’utilisation s’en ressentent : avec près de 16,5 €/100 km sur autoroute, il s’approche du coût d’une… Hyundai Ioniq 5 N.
Côté tarifs, le Hyundai Tucson HEV démarre au prix de 38 450 € en finition Initia et grimpe jusqu’à 50 350 € en version N-Line Executive tout en haut de la gamme. Prix auquel il faut ajouter de 650 à 1 276 € de malus en fonction des finitions.
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Hors de prix en finition nline. Si on compte un petit 7l/100, sur 20k km par an sur 4ans on y laisse 10k€ d'essence. Merveilleux.
Pourtant 8x50 ca fait toujours 400 😀
Plutôt 500 gros kms d'autonomie autoroutière.
Le réveil est difficile ce dimanche matin...