AccueilArticlesSoyons positifs : pourquoi les fake news anti-VE facilitent maintenant l’adoption des voitures électriques

Soyons positifs : pourquoi les fake news anti-VE facilitent maintenant l’adoption des voitures électriques

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Affluence à une station de recharge
Affluence à une station de recharge

C’est bien connu, l’absence de communication sur une nouvelle technologie signe son arrêt de mort. À l’inverse, multiplier les fausses informations démontre qu’elle dérange. Plus elles sont nombreuses, plus elles montrent que les irréductibles antis craignent un développement déjà bien engagé. C’est tout à fait le cas aujourd’hui pour l’électromobilité que l’on tente de faire passer pour une arnaque écologique. Mais, en 2026, alerter l’opinion publique, c’est aussi mettre en lumière tous les utilisateurs de VE qui prouvent les mensonges et les comparaisons biaisées. Les détracteurs tentent de s’organiser toujours davantage, utilisant aussi l’IA pour chercher à convaincre.

L’ère de l’apostrophe directe

À la fin des années 1990 et au début des années 2000, les voix des détracteurs de la voiture électrique étaient à peine audibles et pas du tout ou très peu organisées en France et en Europe. Les petites piques que devaient essuyer les électromobilistes étaient surtout le fait d’automobilistes dérangés dans le confort d’utilisation de leurs chères voitures essence ou diesel. Ces attaques personnelles prenaient la forme de critiques de comptoir sans s’appuyer sur d’autres fondements que des argumentaires construits à la va-vite pour paraître (faussement) crédibles.

Les utilisateurs étaient alors le plus souvent interpelés directement :

L’ère du bricolage PPS anonyme à diffuser

Proches des corbeaux qui perturbent les enquêteurs dans des affaires criminelles, les détracteurs de cette nouvelle ère étaient le plus souvent des personnes de plus de 50 et même 60 ans qu’un peu tout pouvait inquiéter, et pas seulement la voiture électrique. Ayant souvent du temps libre, ces gens avaient appris à se fabriquer un premier outil pour discréditer et convaincre : les diaporamas PPS à diffuser autour de soi. Autant ne pas les limiter à l’envoi des vœux pour la nouvelle année. Facile de piocher quelques images sur Internet, même en les détournant des informations réelles qu’elles illustraient.

Tant qu’on en était dans les citadines (Peugeot 106, Citroën Saxo…) et utilitaires (Partner, Berlingo…) électriques peu visibles et loin d’intéresser le public, ce bricolage anecdotique pouvait suffire. Mais, quand Tesla a commencé à faire trembler les murs chez les constructeurs historiques, la campagne de désinformation s’est davantage organisée et la concurrence a lancé des arguments qui ont été récupérés par quelques citoyens bien malintentionnés.

C’est à partir de là qu’on a vu arriver les :

Les fake news font mûrir la voiture électrique

Heureusement qu’Automobile Propre était déjà là pour délivrer les bonnes informations encore trop souvent contredites par tous les autres médias automobiles et généralistes. AP était clairement à contre-courant en cherchant à démonter un à un les faux arguments.

Ce qui tranche avec la première ère concernant les raisons de dénigrer les véhicules électriques, c’est que les argumentaires sont devenus plus documentés, souvent ni 100 % vrais ni 100 % faux. Ce qui a d’ailleurs permis de faire évoluer vraiment la mobilité électrique. Par exemple, au sujet de l’approvisionnement en cobalt, pour faire en sorte que les constructeurs s’engagent à passer par des sources qui refusent de faire travailler les enfants dans les mines. Concernant l’incendie des voitures électriques, des progrès ont été réalisés au niveau des batteries pour : réduire les risques, former spécifiquement les pompiers, et penser à de meilleurs moyens d’extinction. Au sujet du dimensionnement du réseau électrique en France, Enedis et RTE ont dû travailler la question et s’exprimer clairement. Tout cela a eu pour autre conséquence bénéfique de communiquer davantage sur les VE, d’éliminer petit à petit les fausses informations, et de mettre en perspective les réelles limites avec celles des voitures thermiques au bilan bien plus lourd.

De nombreux automobilistes sont passés à l’électrique en partie grâce à cela. Avec pour effet qu’elles sont de plus en plus visibles dans certaines circonstances. Par exemple, les vacances estivales qui démontrent par la preuve qu’il est possible de voyager loin en voiture électrique, qu’une recharge ne dure pas forcément longtemps, que les stations sont rarement saturées.

Ce qui se voit aussi de plus en plus clairement, c’est que les électromobilistes ne sont pas forcément des automobilistes pas comme les autres. Parmi eux des parents, des passionnés de technologie, des personnes qui se retrouvent aussi dans les bouchons en diverses circonstances, des habitants en maisons individuelles ou immeubles, des gens qui aiment bien conduire et d’autres qui préfèrent s’en remettre aux aides embarquées, des sympas, des pas sympas… En bref, tout le monde peut voir qu’un utilisateur de voiture électrique est un automobiliste comme les autres, contrairement à ce que voudraient faire croire bien des détracteurs. En battant son chien, le maître attire l’attention sur son propre mauvais comportement, sur l’exagération du geste, et sur l’animal qui est trop souvent étranger à ce qu’on lui fait subir.

L’ère du « Si j’ai pas 1 000 km d’autonomie »

Maintenant Automobile Propre ne fait plus cavalier (presque) seul pour parler des véhicules électriques et de leurs avantages. Si sa présence s’est un peu noyée dans la masse, ses articles en faveur de l’électromobilité sont désormais confirmés par les autres médias automobiles et généralistes et de plus en plus de youtubeurs. De telle sorte que les habituelles fake news qui circulent encore sont vite démontées en se renseignant un peu sérieusement. Qui n’a pas autour de lui, dans son voisinage, sa famille et au travail, un ou plusieurs utilisateurs de voitures électriques satisfaits ? Ce qui pousse toujours davantage le public à confronter les fausses informations avec les réalités vécues par les électromobilistes dans l’entourage.

Au stade où nous en sommes aujourd’hui, chaque nouvelle propagation virale sert la mobilité électrique. Pas auprès de ceux qui sont définitivement contre et que même des prix Nobel en sciences et psychologie renonceraient à vouloir convaincre. Mais chez ceux qui sont plus ouverts et savent depuis longtemps que pour se forger une véritable opinion il faut croiser les sources.

Avant, pour se trouver des excuses à ne pas passer à l’électrique, les réfractaires disaient qu’il n’était pas possible de voyager loin avec. Mais du fait des progrès technologiques et de la multiplication des stations de recharge, il leur a bien fallu affiner l’argumentation en prétextant une autonomie encore en dessous de 1 000 km, des temps d’attente aux bornes supérieurs à un passage éclair aux toilettes, l’aller servant à commander son café et le retour à le récupérer et le boire en se brûlant marchant. Les tarifs de la recharge sont toujours pour eux trop chers, et même les astuces pour payer moins sont retoquées car demandant des efforts « insurmontables ». Et puis « il n’y a pas assez de bornes près de chez moi ! »… jusqu’à ce qu’un proche montre avec une application dédiée qu’il y a pas mal de possibilités qui vont bien.

Si nous n’en sommes pas encore à l’ère du VE pour tous, l’époque a bien élargi la population française VE compatible. Changer de technologie demande souvent un petit peu d’effort d’adaptation dans son quotidien. C’est aussi ça qui est mis en avant par les actuels détracteurs au prétexte que ce serait une condition inacceptable. Faites leur seulement constater la vivacité d’une électrique, les économies réalisables à l’année, la diminution de la fatigue sur les longs trajets, le niveau d’équipements, (liste à délayer), et en voilà quelques-uns de plus prêts à devenir électromobilistes.

L’ère de l’intelligence artificielle

L’intelligence artificielle amène néanmoins une difficulté supplémentaire. Avez-vous remarqué, chers lecteurs, ces nouvelles chaînes sur YouTube spécialisées dans le bashing anti-VE ? Je ne les citerai pas pour ne pas leur faire de publicité ou leur donner trop d’importance. Bien sûr, on ne sait pas qui est derrière : pas de visage, pas de nom, pas de sources, une voix monotone… l’anonymat complet. Mais ils ça se présente comme des spécialistes de l’automobile et de l’information. Qui derrière ? Les mêmes qui ont fait reculer l’Europe sur la fin du thermique ? Une ou des organisations très certainement.

Dernièrement sont aussi apparus dans les forums des profils flous capables de sortir en quelques minutes des messages tellement longs et ordonnés que l’inhumanité des auteurs ne fait aucun doute. Ils ça se dit utilisateur de voiture électrique, mais ils ça ne cesse de les dézinguer en un bouquet de posts rapidement émis, mais sans suite la plupart du temps. À côté d’eux de ça, il y a les artisans trop trolls qui s’annoncent aussi comme utilisateurs de VE ou au moins se déclarent prêts à le devenir, mais qui déposent leurs petites graines de doutes. Désormais habitués, les lecteurs d’Automobile Propre ont vite fait de les détecter. Mais certains s’accrochent et balancent des contrevérités qui pourraient très bien passer ailleurs, mais pas ici.

Au fur et à mesure que les diffuseurs de fake news affinent leurs campagnes, ils élargissent la connaissance du public en matière d’électromobilité et rendent les prochaines attaques moins contagieuses. Ce jeu n’est cependant pas sans risque. Qu’ils soient ou non instigateurs de fausses informations, les constructeurs européens ont beaucoup à perdre à ne pas se positionner de façon crédible sur le marché du véhicule électrique. Les Chinois se sont clairement déclarés ; les automobilistes doivent parfois faire des choix qu’ils auraient aimé éviter ; un client perdu pour les marques européennes risque de leur être perdu pour longtemps. Mais, après tout, c’est un problème de pays de constructeurs automobiles ! Par le principe des vases communicants, l’industrie offre bien d’autres rôles à jouer ! Pourquoi devrait-on avoir mauvaise conscience quand presque tout incite à regarder ailleurs ? La priorité, c’est bien l’évolution du climat !?

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