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Recyclage des batteries : pourquoi Eramet va suspendre son projet dans le nord de la France

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La révolution industrielle tant attendue en France aura-t-elle vraiment lieu ? Le groupe minier Eramet vient d’annoncer sa volonté de suspendre un projet de recyclage de batteries dans les Hauts-de-France par « manque de marché ».

Après Stellantis, c’est au tour d’Eramet de mettre en pause un projet en lien avec les batteries des voitures électriques en Europe. « Faute de montée en puissance des usines de batteries en Europe, il existe aujourd’hui de fortes incertitudes, sur l’approvisionnement en matières premières de l’usine et sur les débouchés des sels métalliques issus du recyclage », a fait savoir un porte-parole du groupe français.

Eramet suspend son projet de recyclage par « manque de marché »

L’entreprise avait l’ambition d’ouvrir une usine de recyclage de batteries dans le nord de la France. L’objectif de ce projet était d’éviter que le lithium, un élément chimique rare dont l’Europe manque, ne reparte ailleurs. En recyclant les batteries usagées sur son sol, le Vieux continent a tout à gagner. Cela pourrait permettre le développement d’une économie circulaire totale dont le rôle sera essentiel d’ici quelques années.

Eramet a donc décidé qu’il n’y contribuerait pas. En tout cas, pas pour le moment. Le groupe minier français a annoncé jeudi 24 octobre la suspension de son projet par « manque de marché en Europe ». Selon la patronne de l’entreprise, plusieurs fabricants de batteries rencontrent un certain nombre de « problèmes ». Il a notamment cité NorthVolt et ACC, la co-entreprise entre Stellantis, Mercedes et TotalEnergies.

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Elle reste toutefois « totalement convaincue de la nécessité de développer une économie circulaire des métaux critiques sur le sol européen » et précise que « le recyclage des batteries en fin de vie sera un élément clé de la chaîne de valeur future ». En parallèle, Eramet a du mal à écouler son manganèse en Chine à cause de la crise de l’acier. La société doit donc faire face à une baisse de son chiffre d’affaires.

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Boltonil y a un an

Pourtant des véhicules chinois chargent déjà à plus de 500 KW, quant au design c'est une question de goûts. Niveau software, certains constructeurs n'ont plus à rougir et sont en train de dépasser largement les constructeurs historiques et rattraper Tesla. Niveau mécanique idem.
Pour mémoire ou information, ce sont les chinois qui fabriquent les Volvo, les Smart et les Lotus. Ensuite, regardez un peu ce qui se fait du côté de Zeekr, Nio, Xiaomi, Xpeng... et j'en passe.
Personnellement je serais prudent en disant qu'ils "ne gagneront pas"... je dirais plutôt que "quelques constructeurs historiques, plus agiles que les autres, devraient survivre"

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electro3000il y a un an

Bonjour,
Les voitures chinoises ne gagneront pas car trop de marques surtout premium comm BMW sont supérieures en tout design, vitesse de recharge....
Les constructeurs historiques qui s'en foutent de la V.E. comme Stellantis et VW disparaîtront. D'autres comme Renault, Bmw survivront.
Les usines de recyclage de batteries seront bientôt rentables, question de temps.

Cleancaril y a un an

Vw et Stellantis sont respectivement numéros 1 et 2 des ventes de voitures électriques en Europe. Pourquoi dire "ils s'en foutent"?

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