Pourquoi Carlos Ghosn pense que la fusion Honda-Nissan pourrait être un véritable carnage ?

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L’ancien patron de l’alliance Renault-Nissan lance un avertissement au sujet du projet de fusion entre les deux géants japonais. Carlos Ghosn pense que Honda risque de prendre les commandes et que Nissan pourrait en faire les frais.

Une mort à petit feu pour Nissan ?

Le projet de fusion entre Nissan, Honda et Mitsubishi pourrait bouleverser à la fois l’industrie japonaise, mais aussi la hiérarchie mondiale des constructeurs automobiles. Si sur le papier l’idée semble plutôt intéressante, Carlos Ghosn estime que Nissan risque d’y laisser des plumes. Il qualifie cet accord de « prise de contrôle déguisée ». Pour lui cela ne fait aucun doute : Honda cherche à absorber Nissan dans son entièreté.

Il est convaincu que « Nissan est mode panique ». Et que l’entreprise japonaise cherche à tout prix « quelqu’un pour se sauver de cette situation dans laquelle elle se trouve ». Un état de fait « très triste à voir après avoir dirigé Nissan pendant 19 ans ». Carlos Ghosn ne peut aujourd’hui rien faire d’autre que constater la situation et selon lui, cela risque d’être un véritable « carnage », parce qu’il y a « cannibalisation » entre les deux marques.

Honda pèse 4 fois plus que son homologue japonais

Si un accord est conclu, une holding agira forcément en tant que société mère. Elle sera cotée à la Bourse de Tokyo. M. Ghosn pense que Honda pourrait nommer la plupart des membres du conseil d’administration grâce à sa capitalisation boursière presque quatre fois supérieure à celle de Nissan. Il précise qu’il « n’y a pratiquement pas de complémentarité entre les deux constructeurs ». Les seules synergies se feront sur la réduction des coûts.

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Il va même plus loin et affirme que « si une fusion avait lieu, elle ne serait probablement pas couronnée de succès ». Pour l’instant, l’incertitude qui entoure l’industrie automobile japonaise persiste. Il y a beaucoup de spéculations mais pas de réponses claires.

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Anonymeil y a un an

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Max Lavacheil y a un an

On peut dire ce qu'on veut de lui mais au moins Carlos Ghosn a toujours l'automobile dans les veines en plus d'être un capitaine d'industrie visionnaire. Jusqu'à maintenant passionné par les enjeux du secteur. Du plus modeste au plus ambitieux, chaque modèle qu'il a produit était comme son bébé. Pour lui les modèles pour les masses sont aussi, voire plus importants que les modèles "premium" de niche. C'est une honte pour la France de ne pas l'avoir extirpé de cette machination qui n'avait que pour but de pénaliser Renault qui était non seulement leader du marché VE en Europe à ce moment là mais en plus l'Alliance- Renault-Nissan-Mitsubishi devenait de fait le plus grand groupe automobile au monde! Cela a du faire de très nombreux jaloux. En tout cas je lui souhaite d'arriver à blanchir son nom car il ne méritait pas cette éviction, ni Renault, la France, l'industrie Européenne et la voiture électrique populaire non plus.

SebetJulieil y a un an

Depuis le divorce politisé avec Ghosn, ni Renault, ni Nissan n'y a gagné au change. Les nouveaux dirigeants prennent plus de millions, les frais sont augmentés et les chiffres ne sont pas réjouissants.
Je ne veux pas en froisser quelques uns mais on est mal placé pour donner notre avis. Vous avez des centaines de millions à gérer vous ?

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