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Alors que les aides à l’achat ont toujours stimulé les ventes de voitures électriques en Europe, l’année 2025 s’annonce incertaine. Après l’Allemagne, c’est au tour de la France de voir son bonus écologique s’évaporer. La baisse généralisée des subventions pourrait mettre un coup de frein au marché. Faut-il s’inquiéter ?
L’Europe est sur le point de découvrir si l’industrie des voitures électriques est capable de vivre malgré la réduction des subventions. L’exemple de l’Allemagne n’est pas de bonne augure. En effet, l’arrêt du bonus a eu des conséquences importantes de l’autre côté du Rhin. La part de marché des véhicules électriques est passée de 18 % entre janvier et octobre 2023 à seulement 13,3 % au cours de la même période cette année.
Sur le Vieux continent, le bonus écologique a toujours stimulé les ventes. Les consommateurs y sont habitués depuis de nombreuses années. Mais en 2025, plusieurs pays s’apprêtent à réduire les aides, dont l’objectif était de soutenir l’industrie. À commencer par la France, où le bonus a déjà baissé depuis le 2 décembre. Il y a désormais 3 tranches en fonction des revenus : 2 000 euros, 3 000 euros ou 4 000 euros. Avant c’était jusqu’à 7 000 euros.
En plus de réduire le montant du bonus, le gouvernement français a également décidé de revoir le leasing social à la baisse. En 2024, le programme avait bénéficié d’une enveloppe de 650 millions d’euros, mais l’année prochaine le budget sera réduit à 300 millions d’euros. Ce programme, qui permet aux ménages à faibles revenus de louer un véhicule électrique pour 100 euros par mois, avait pourtant cartonné.
En parallèle, l’Espagne compte aussi apporter des changements à son programme de subventions pour les voitures électriques. Les consommateurs reçoivent actuellement une aide pouvant aller jusqu’à 7 000 euros pour acheter une automobile à batterie. Si la nouvelle mouture du bonus espagnol est encore confidentielle, des rumeurs laissent penser qu’il pourrait connaître le même sort qu’en France.
Même si les marques commencent à faire des efforts, le souci est que les prix des voitures électriques restent encore élevés. L’écart avec les thermiques est toujours important. On devine donc que le bonus et les incitations fiscales restent des outils essentiels pour favoriser l’adoption des électriques, et les rendre accessibles à un plus grand nombre.
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Je me souviens qu'il fut un temps où les HEV et PHEV bénéficiaient de bonus. Puis ils ont été supprimés. Pourtant, aujourd'hui ces véhicules se vendent bien. J'aurai ma première BEV dans quelques jours, elle remplacera une PHEV, qui elle même a remplacé un diesel. Je n'ai reçu de bonus ni sur l'une ni sur l'autre, la première ayant été achetée pendant une expatriation, la seconde échappant au bonus actuel et à la prime du Grand Paris parce que construite en Corée. Je ne suis pas particulièrement riche, mais je fais cela par citoyenneté. Sans doute suis-je naïf, mais je ne crois pas être le seul.
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Le marché de la voiture électrique est lancé. Il survivra car les infrastructures de recharge sont présentes.
Cependant sa croissance dépendra des gouvernements en place ainsi que des cours du pétrole.
Nous sommes 8 milliards d'humains sur terre. Il y a environ 1,2 milliards de véhicules aujourd'hui. Avec l'enrichissement des pays émergents, les experts prévoient 2 milliards de véhicules en circulation avant 2040 et même 2,9 milliards de véhicules à l'horizon 2050 selon les experts du FMI.Les quantités de pétrole présentes sur la planète ne seront pas suffisantes pour les abreuver et la Terre elle-même ne pourra supporter les quantités astronomiques de Co2 émises.
Le salut viendra des pays émergents qui fabriquent des véhicules électriques pour leurs marchés intérieurs dans un premier temps; C'est à dire des véhicules avec des tarifs adaptés au pouvoir d'achat de ces marchés.
Une fois les outils de production amortis, ils pourront inonder les marchés matures (Occident) même en supportant des taxes à l'export.
Le problème n'est pas de savoir si l'électrique survivra, le problème est de savoir si les constructeurs occidentaux survivront en sachant s'adapter.
Car ce qui freine aujourd'hui le consommateur occidental, c'est surtout le tarif.
Si on retirait les taxes à l'importation, si on retirait les taxes protectionnistes, nous verrions de suite le prix des véhicules électriques sérieusement concurrencer le prix des véhicules thermiques.
Le prix, c'est le nerf de la guerre.
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Les bonus ne servent à rien car les constructeurs se calquent dessus pour fixer leurs prix!Si l’on veut vraiment stimuler les ventes de VE il faudrait plutôt se tourner vers des mesures fortement incitatives:parkings ou péages gratuits par exemple ou au moins à moitié prix!
Le prix n’est,à mon avis ,pas la raison la plus importante:la preuve,dans le marché haut de gamme ,où l’électrique est moins cher du fait des malus thermiques très élevés ,une majorité achete encore du thermique!
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