Canicule : la couleur de votre voiture influence-t-elle vraiment la température à bord ?

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Image : François L. / LinkedIn

Sous un soleil intense, la couleur d’une voiture peut influencer la température atteinte par sa carrosserie. Une teinte noire absorbe davantage la chaleur qu’une peinture blanche. Mais cette différence se retrouve-t-elle vraiment dans l’habitacle ? Et peut-elle peser sur l’autonomie d’une voiture électrique ?

En période de fortes chaleurs, une voiture stationnée en plein soleil peut vite devenir insupportable. Figurez-vous que la teinte de sa carrosserie joue un rôle dans cette montée en température, mais son influence réelle mérite d’être distinguée de celle des vitres, de l’isolation ou encore de la couleur de l’habitacle.

Jusqu’à 20 °C d’écart sur la carrosserie

Comme le rappelle François L. dans un post LinkedIn, une surface noire absorbe une plus grande part du rayonnement solaire, tandis qu’une peinture blanche en réfléchit davantage. Selon les conditions d’exposition, l’écart mesuré entre deux carrosseries peut ainsi approcher une vingtaine de degrés. Une voiture noire peut dépasser les 60 °C en surface, alors qu’un modèle blanc identique restera sensiblement moins chaud.

Dans le détail, les écarts sont assez importants d’une teinte à l’autre. D’après les mesures présentées, une carrosserie noire atteint 62 °C, contre 56 °C pour le brun-orangé et 51 °C pour le rouge. Le jaune monte à 50 °C, devant le bleu à 48 °C et le gris à 47 °C. Logiquement, c’est le blanc qui l’emporte avec « seulement » 43 °C relevés, soit 19 °C de moins que le noir dans les mêmes conditions d’exposition.

Cette différence ne se retrouve toutefois pas intégralement dans l’habitacle. Une étude menée aux États-Unis sur deux véhicules identiques, l’un noir et l’autre argenté, a relevé environ 4 à 5 °C d’écart dans l’air intérieur. Et non 20 °C, comme on pourrait le penser. Sans surprise, la puissance nécessaire pour climatiser la voiture noire était supérieure.

Mais…

L’essentiel de la chaleur accumulée à bord provient en réalité du rayonnement qui traverse le pare-brise et les vitres. La surface vitrée, l’orientation du véhicule, la présence d’un toit panoramique, la teinte des sièges ou l’utilisation d’un pare-soleil peuvent donc peser autant, voire davantage, que la couleur extérieure.

Le choix d’une teinte claire n’est malgré tout pas totalement anodin pour une voiture électrique. Un habitacle moins chaud demande moins d’énergie au démarrage pour atteindre la température souhaitée. La climatisation peut accroître la consommation dans les conditions les plus défavorables, même si l’effet de la seule peinture sur l’autonomie reste généralement limité à quelques pourcents.

Les couleurs neutres dominent toujours

Et cette question concerne une large majorité d’Européens. En 2024, près de 80 % des voitures produites sur le Vieux continent adoptaient une couleur achromatique, c’est-à-dire blanche, noire, grise ou argentée. En 2025, BASF observe encore une progression du noir et du gris en Europe, tandis que le blanc et l’argent reculent légèrement.

La couleur peut donc modifier la chaleur à bord d’une voiture, sans pour autant « tout changer ». Pour limiter la température à bord, le mieux est encore de stationner à l’ombre, de protéger le pare-brise ou de pré-climatiser le véhicule… Autant de solutions qui restent bien plus efficaces que de renoncer à une carrosserie noire.

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