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Repris par SAIC depuis 2007, MG n’a toujours pas rapatrié sa production automobile en Europe. Avec plus de 300 000 unités écoulées en 2025 sur le Vieux continent, la firme britannique accélère ses recherches. Cinq pays sont encore à l’étude !
MG cherche à produire une partie de ses voitures électriques en Europe. Ce n’est plus une option, c’est un impératif. En effet, il est urgent pour la firme londonienne de trouver un moyen de contourner les surtaxes décidées par Bruxelles sur les modèles à batteries importés de Chine. Le groupe SAIC, maison-mère de MG, fait justement partie des plus touchés avec des droits de douane qui avoisinent les 45 %.
Une pénalité qui a lourdement pesé sur les ventes de modèles 100 % électriques de la marque en Europe, en recul l’an dernier, alors que les immatriculations globales ont continué de progresser grâce aux hybrides et hybrides rechargeables.
L’implantation d’une usine européenne semble donc plus que jamais une nécessité industrielle. « Il est temps de produire localement », a récemment déclaré William Wang, patron de MG Europe, à nos confrères d’Automotive News Europe. La marque, passée sous pavillon chinois en 2007, revendique son ancrage européen. Cet argument fait d’ailleurs partie de son discours stratégique à l’heure où plusieurs concurrents sino-chinois comme BYD ou Chery avancent leurs pions.
Le géant aux trois lettres doit justement inaugurer très bientôt sa première usine européenne en Hongrie, tandis que Chery assemble déjà des véhicules électriques en Espagne, près de Barcelone. Sans oublier Leapmotor, qui s’appuie sur un partenariat avec Stellantis pour produire aussi sur le sol espagnol.
Dans ce paysage en recomposition, MG ne peut pas rester à l’écart sans risquer d’être durablement désavantagé.
Encore faut-il choisir le bon point de chute. Cinq pays seraient encore à l’étude. Nous ne savons pas si la France fait partie des territoires retenus, mais c’est tout à fait probable. Le constructeur assure vouloir prendre le temps d’évaluer plusieurs critères déterminants comme le soutien des autorités locales, la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, la proximité d’un écosystème de fournisseurs et l’accès à une chaîne logistique compétitive. L’option d’un site existant n’est pas exclue.
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Voitures électriques : la politique de Bruxelles va-t-elle remettre en cause le bonus en Allemagne ?Au-delà de la localisation, c’est aussi le positionnement tarifaire qui pourrait évoluer. Produire en Europe signifie des coûts plus élevés qu’en Chine. MG assume donc la perspective de modèles électriques assemblés localement plus chers que les versions importées. L’objectif affiché serait ainsi de monter en gamme et de s’affranchir d’une image uniquement fondée sur un bon rapport prix/prestations.
Sans oublier le possible bonus écologique pour les voitures électriques « made in Europe » que la Commission européenne a promis. En ouvrant une usine sur le sol européen, les véhicules MG pourraient certainement profiter de ce coup de pouce financier. Les premières MG européennes sont attendues à l’horizon 2027.
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