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Les chiffres du premier trimestre 2026 sont bons pour le tout-électrique. La dynamique a été nettement accentuée par la hausse du prix des carburants. Et cela se répercute en particulier sur les véhicules électriques d’occasion. En France, Renault a réussi à tirer son épingle du jeu. On fait le point.
La flambée des prix à la pompe causée par la guerre en Iran a clairement joué le rôle d’accélérateur au premier trimestre 2026. En mars, le gazole a bondi de 35,3 centimes sur un mois pour atteindre 2,053 €/l en moyenne en France, tandis que le SP95-E10 s’est établi à 1,897 €/l (+18,8 centimes). Sans surprise, le véhicule électrique a gagné en popularité auprès des ménages français. À l’heure où un plein de diesel dépasse les 100 euros, la stabilité du prix de la recharge redonne de la visibilité aux automobilistes.
Cette dynamique se lit particulièrement bien sur le marché de l’occasion. En effet, celui-ci semble être le grand gagnant de ce début d’année. Selon le dernier baromètre AutoScout24, mars 2026 a signé un record historique pour le véhicule électrique d’occasion avec 20 140 immatriculations, soit une progression de 43,2 % sur un an.
Plus largement, l’ensemble des motorisations électrifiées (HEV + PHEV + FCEV + VE) progresse de 25,2 % et représente désormais 18,2 % des ventes sur le VO. Ce mouvement est d’autant plus significatif que le marché global de l’occasion est resté stable (+1,8 %). Autrement dit, l’électrique capte une part de plus en plus importante.
Flambée des carburants : et si la hausse des recettes fiscales finançait des aides pour acheter des voitures électriques ?Le succès de l’électrique d’occasion s’explique par un double effet prix. D’un côté, la hausse des carburants améliore l’équation économique du VE. De l’autre, le prix moyen des annonces de véhicules d’occasion recule à 30 511 euros, son plus bas niveau depuis avril 2023 (-5 % sur un an). Cette baisse rend enfin accessibles des modèles qui restaient hors de portée pour une partie des automobilistes français. La voiture électrique d’occasion devient ainsi une porte d’entrée de plus en plus intéressante pour les ménages qui souhaitent réduire leur budget mobilité sans supporter la décote initiale du neuf.
Petite précision tout de même. Cette progression du véhicule électrique d’occasion ne s’explique pas uniquement par la hausse du prix des carburants. Le marché bénéficie aussi d’une offre plus abondante qu’il y a deux ans, portée notamment par les retours de leasing et les renouvellements de flottes d’entreprises. De plus en plus de modèles récents, mieux dotés en autonomie et en équipements, arrivent ainsi sur le marché secondaire. Pour les automobilistes français, cela élargit considérablement le choix, avec des véhicules souvent mieux positionnés en prix que leurs équivalents thermiques récents.
Dans cet ensemble de marché, Renault a réussi tirer son épingle du jeu. La marque au losange revendique 21,5 % de part de marché et un mix de 32 %, un chiffre supérieur à la moyenne du marché. « Nous sommes plus électrifiés que le marché », explique Guillaume Sicard, patron de Renault en France, à nos confrères d’Auto-infos.
Là aussi, c’est sur le VO que la dynamique est la plus nette : Renault observe un doublement de ses commandes de véhicules électriques d’occasion sur le seul mois de mars. Preuve que la tension sur les carburants agit comme un déclencheur immédiat auprès des Français ! La firme place trois modèles 100 % électriques dans le Top 10 des VEO en mars avec les Zoé (2 194 unités), Mégane (728) et Twingo (676).
| Classement | Modèle | Immatriculations en mars 26 | Évolution (%) |
| 1 | Renault Zoé | 2 194 | +6,5 % |
| 2 | Peugeot e-208 | 1 514 | +24 % |
| 3 | Tesla Model 3 | 1 270 | +22 % |
| 4 | Fiat 500e | 979 | +10,62 % |
| 5 | Dacia Spring | 877 | +31,48 % |
| 6 | Renault Mégane | 728 | +106,82 % |
| 7 | Tesla Model Y | 724 | +58,77 % |
| 8 | Renault Twingo | 676 | +15,36 % |
| 9 | Hyundai Kona | 536 | +69,09 % |
| 10 | Peugeot e-2008 | 530 | +34,86 % |
Bref, ce premier trimestre 2026 envoie un signal assez clair au marché français. Le tout-électrique occupe une place de plus en plus importante dans le choix des ménages. Étant donné le contexte, on peut en déduire que le VE progresse moins par conviction idéologique que par logique économique. Et alors ?
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Petit complément pour essayer de mieux isoler la contribution de l'augmentation du prix de l'essence : "chez Aramis Auto, la part des voitures 100% électriques dans les ventes est passée de 6,5% la semaine du 16 février (avant le début du conflit) à 11% la semaine du 16 mars. Les recherches avec le filtre électrique sont passées de 2 à 4%. Même constat sur la Centrale." (Le Monde)
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Ce sont les ventes de véhicules d'occasion. La R5 étant récente, il doit y en avoir peu sur le marché de l'occasion. En mars elle est seconde en vente neuve derrière le Tesla Y
La R5 elec a disparu du TOP 10 ?? Encore un feu de paille chez Renault.