Flottes d'entreprises : le basculement vers la voiture électrique se confirme au premier trimestre 2026, Renault en tête, Tesla en embuscade

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Flotte entreprise
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Les chiffres du premier trimestre 2026 illustrent un changement de cap qui se confirme mois après mois dans la composition des flottes d’entreprises.

Dans les flottes de véhicules particuliers, la voiture électrique gagne désormais une place centrale. Les contraintes réglementaires, la fiscalité et les stratégies industrielles des constructeurs convergent pour accélérer ce mouvement. Le classement établi par Arval (voir lien à la fin de cet article pour les données détaillées) des modèles les plus immatriculés par les entreprises au cours des trois premiers mois de l’année montre clairement cette dynamique. Alors que les motorisations thermiques dominaient encore largement il y a peu, les modèles électriques occupent dorénavant une place visible dans le Top 10 des véhicules particuliers intégrés dans les parcs d’entreprises. Une progression qui traduit la transformation structurelle du marché, dans laquelle les entreprises renouvellent leurs flottes en intégrant davantage de véhicules électriques, encouragées par les règles environnementales et par la montée en puissance des offres proposées par les constructeurs.

Les véhicules électriques gagnent du terrain dans les flottes

Au terme du premier trimestre 2026, trois modèles entièrement électriques apparaissent dans le Top 10 des véhicules particuliers les plus immatriculés par les entreprises. Un an plus tôt, un seul véhicule électrique figurait dans ce classement. Cette évolution résume bien la trajectoire actuelle du marché. Ainsi, le Renault Scenic arrive en tête avec plus de 5 000 immatriculations dans les flottes d’entreprise, soit une progression de plus de 120 % sur un an. Le SUV électrique de la marque au Losange prend ainsi la première place devant la Renault Clio, qui occupait jusque-là une position solide sur ce segment. Tesla retrouve également une place dans ce classement grâce au Model Y, qui se hisse à la quatrième position avec environ 2 470 immatriculations. Un autre modèle électrique de Renault, la Renault 5, s’installe à la sixième place avec près de 2 100 véhicules intégrés dans les parcs d’entreprise sur les trois premiers mois de l’année.

Le reste du classement reste partagé entre motorisations hybrides et essence, même si la dynamique évolue de façon apparemment inéluctable. La présence dominante de Renault dans ce palmarès illustre bien la stratégie offensive du constructeur français sur le marché des flottes. La marque compte cinq modèles dans le Top 10, ce qui lui permet de devancer nettement ses concurrents.

Du côté de Peugeot, la situation est plus contrastée. Le Peugeot 3008, qui occupait la première place à la même période l’an dernier, recule à la cinquième position avec un peu plus de 2 200 unités, soit une baisse de plus de 50 %. Le Peugeot 2008 glisse également de la troisième à la septième place avec un recul d’environ 36 %. Les Peugeot 208 et Peugeot 308 disparaissent du classement, ce qui reflète la montée en puissance des SUV dans les choix des entreprises.

D’autres constructeurs conservent toutefois une présence dans ce palmarès. Toyota maintient sa Yaris dans le Top 10 avec un peu plus de 2 000 immatriculations. Citroën fait un retour discret avec la C3, qui occupe la dernière place du classement avec approximativement 1 850 unités.

Les hybrides rechargeables reculent tandis que l’hybride classique résiste

Si la progression des voitures électriques constitue l’évolution la plus visible, les autres motorisations suivent des trajectoires très différentes. Les véhicules hybrides rechargeables traversent actuellement une phase plus difficile sur le marché des flottes. Depuis la suppression du bonus écologique et l’introduction du malus au poids appliqué à certains modèles, les immatriculations de PHEV auprès des entreprises ont reculé. À la fin du mois de mars 2026, elles affichent une baisse d’environ 13 %. Leur part dans le mix énergétique des flottes reste limitée à environ 7,5 %.

Dans ce contexte, le classement des hybrides rechargeables les plus immatriculés se caractérise par une forte dispersion entre les constructeurs. Six marques différentes figurent dans le Top 10, avec une domination des SUV compacts ou familiaux. Le Volkswagen Tiguan reste en tête de ce classement, même si ses volumes chutent fortement. Le modèle enregistre environ 680 immatriculations sur le trimestre, soit une baisse de près de 46 % par rapport à l’an dernier. Peugeot se place à la deuxième position avec le 5008, qui totalise environ 500 immatriculations. La Volkswagen Golf complète le podium avec un peu plus de 430 unités.

Les hybrides simples, de leur côté, continuent d’occuper une place stable dans les flottes d’entreprise. Deux constructeurs dominent ce segment depuis plusieurs années et la situation évolue peu au début de 2026. Renault reste en tête grâce au Symbioz, qui atteint plus de 2 600 immatriculations. Le modèle devance la Toyota Yaris, qui franchit les 2 000 unités. Le Renault Austral complète le podium avec près de 1 900 véhicules intégrés dans les flottes.

Le reste du classement confirme la rivalité entre Renault et Toyota sur ce segment, même si quelques modèles d’autres marques parviennent à se faire une place. Le Nissan Qashqai apparaît à la neuvième position avec environ 700 immatriculations, tandis que le Hyundai Tucson ferme la marche du Top 10 avec un peu plus de 630 unités.

Le micro-hybride constitue un autre segment important pour les flottes. Sur ce terrain, Stellantis occupe une position dominante. Les Peugeot 3008, Peugeot 2008, Peugeot 208, Peugeot 308 et Peugeot 5008 occupent plusieurs places du classement, auxquelles s’ajoutent désormais les Citroën C3 Aircross, Citroën C5 Aircross et Citroën C3. Cette forte présence des modèles du groupe franco-italien repousse des concurrents comme la Skoda Octavia ou le Volkswagen T-Roc vers la fin du classement. L’ensemble de ces tendances montre un marché des flottes en pleine recomposition, où la voiture électrique gagne progressivement du terrain tandis que les motorisations hybrides se repositionnent selon leurs avantages fiscaux et technologiques.

Source : Arval Mobility Observatory

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Liber38il y a 4 jours

La voiture de société est dans de nombreux cas un complément de salaire et ce depuis longtemps. D'autant plus avantageux que le salaire est fortement imposé. Donc fleché vers les hauts salaires et postes de direction.
Ainsi il y a 2 marchés :
. les vraies voitures de fonction pour travailler toute la journée : R5
. les voitures compléments de salaire pour les vacances en famille = scenic et teslas

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Domdemigil y a 4 jours

Ce qui serait bien, ce serait que le site Automobile Propre aille faire un ou deux reportages dans des entreprises qui ont passé leur parc à l'électrique.
On aimerait connaître les bouleversements éventuels, l'organisation du travail modifiée ou non, les réticences, les changements de mentalité, les plus gros avantages ou les plus gros inconvénients.

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Balipitil y a 4 jours

Il faut y voir le résultat d'une politique incitative pour les modèles produit localement : depuis le début de l'année
seul les BEV peuvent être amorti à 100 ,% et bénéficient d'un abattement de 70% pour le calcul de l'EAN
Et plus de TVS

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