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Parmi ses objectifs, la loi d’orientation des mobilités doit permettre de doter, les autorités organisatrices de mobilité, d’outils à exploiter dans un cadre légal. La dernière mouture du texte prévoit, sous conditions, la possibilité d’instaurer des péages à l’entrée des villes d’au moins 100.000 habitants.
Ajouté au texte qui sert de base de travail à la future loi d’orientation des mobilités, suite à la demande d’élus qui souhaitent tester le dispositif, le principe du péage urbain dispose déjà d’un cadre tarifaire. Pour les voitures particulières et utilitaires légers, la ponction serait d’au plus 2,50 euros pour accéder à une ville dont la population est comprise entre 100.000 et moins de 500.000 habitants, et 5 euros pour celle qui dépassent cette fourchette démographique.
Pour les poids lourds, la note pourrait être multipliée par 4, soit respectivement 10 et 20 euros. Des dérogations (véhicules de secours, de voirie, etc.) sont possibles, ainsi que des aménagements sous forme de forfaits (accès réguliers, notamment plusieurs passages dans la journée), de tarifs réduits, voire même de gratuité, selon, par exemple, la performance environnementale des véhicules (électriques, GNV, etc.) et/ou la catégorie des usagers (résidents, travailleurs à faibles revenus, en recherche d’emploi, etc.).
Comme pour les zones à faible émission (ZFE) auxquelles le péage peut s’ajouter, ce sont les collectivités concernées (communes, communautés de commune, ou conseil régional pour l’Ile-de-France) qui décideront de la mise en place du dispositif, selon un cadre légal défini par l’Etat qui fixe un certain nombre de conditions. Parmi elles, une étude préalable d’impact sur la qualité de l’air et le trafic qui doit justifier de la légitimité et de la proportionnalité du système envisagé.
La démarche devra faire émerger des mesures d’accompagnement, et impose de recueillir l’avis des territoires limitrophes. Autre obligation : sensibiliser le public par une campagne d’information. Murs, barrières : Aucun délimiteurs physiques ne devraient être utilisés pour former les zones d’accès payant. Pas mal d’inconnues entourent encore le péage urbain à la mode française.
Ville de référence dans le domaine, Londres a mis en place un péage urbain dès 2003. La zone d’accès réglementé est matérialisée par des panneaux et une signalisation au sol (grand « C » blanc à l’intérieur d’un cercle rouge). Un visiteur doit s’acquitter d’une C-Charge (Congestion Charge) journalière de 11,50 livres (environ 13 euros), à laquelle s’ajoute un T-Charge (Toxicity Charge) de 10 livres (11,40) euros pour les véhicules mis en circulation avant 2006.
Ces taxes s’appliquent du lundi au vendredi de 7 à 18 heures, hors jours fériés. Le règlement peut être effectué par Internet, SMS ou téléphone. La zone d’accès payant est surveillée par des caméras qui permettent de rapprocher l’immatriculation des véhicules à la base des paiements. A défaut d’être en règle, une pénalité est exigée, fixée dans une fourchette de 65 (règlement sous 14 jours) à 195 livres (paiement au-delà de 28 jours), soit d’environ 74 à 222 euros.
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Val,
OK, pour le principe des « parking gigantesques » autour des terminaux des TC. Mais vu le coût du foncier, je ne pense pas que cela soit faisable, ou alors encore une fois payer pour. Et quid de la surveillance, vol, dégradation et autres ? Sans compter la bousculade (aux heures de pointe) dans ces TC et le financement pour faire cela plus vite que l’accroissement des mégalopoles ! Donc non, je ne vois pas comment se passer du VP pour les extramuros d’ici à 2050.
§
Jumper,
1_ Pourquoi absolument rouler en VP (pas forcément en diesel d’1.5T) ?
Parce-que c’est « obligatoire » pour les gens des zones périurbaines mal desservies par les TC. Cela concerne 80% des gens des mégalopoles tentaculaires. Il n’y a que les 20% intramuros qui ont ce « genre de réflexion égoïste ». Eux ils n’ont pas besoin de transport automobile, car eux ils ont tout à leurs pieds. Ne mélangez pas les besoins …
2_ Mais vous « caricaturez le darwinisme » :-(
La « cata » actuelle est due à 80% à notre mode de vie et à la généralisation de « Made-out-of-France ». Les 20% de nos transports quotidiens ne pèsent pas bien lourd contrairement aux maritimes. Veuillez replacer SVP le contexte dans l’ordre avant de « taper » sur nos véhicules pour aller bosser. On peut très bien améliorer le niveau de pollution du transport sans vouloir l’anéantir par idéologie et revenir au cheval !
Bien au contraire, « Dame nature » va bientôt (…) nous remercier de la solution que nous allons mettre en place. En améliorant simplement la « vertu » de nos VP (genre PHEV-segment B abordable), nous allons sûrement vers le sens de l’écologie, car elle permettrait atteindre les objectifs de Kyoto vers 2030, sans pour autant bannir les extra-urbains. Jumper, soyez donc un peu plus « solidaire » de ceux qui galèrent tous les jours pour aller au travail, forcément dans les centres urbains.
§
Toujours dans une politique punitive. On s'attaque au porte monnaie. C'est les plus fragiles qui sont impactés.